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Un poème de Nadine dédié à l'ange qui veille sur elle..." J’ai rêvé de la vie d’un peu plus de caresses De douceur aux matins de mes nuits agitées Où condamnée par la peur, le coeur en ivresse Je m’éveille fragile, sans pouvoir avancer Prête-moi ton épaule, je me sens immobileFigée par les mots que je ne peux exprimer La beauté du langage qui me met en péril Me propose un refrain maintes fois entamé On me dit d’être forte, je voudrais m’écrouler Ressentir les angoisses du passé qui m’habitent Me permettre d’être libre, accepter d’être aimée M’attendrir de ta voix qui jamais ne me quitte Offre-moi ton sourire, j’ai besoin de rêver Les nuages sont si doux pour mon âme en exil Ils m’accordent le droit, de crier, de pleurer De revenir au pays d’une époque plus fragile Seuls les anges dans le ciel m’accompagnent dans le noir Illuminent ma conscience de cette force qui sommeille Me font vivre l’amour, me redonne l’espoir Effacent de ma mémoire les souffrances de l’éveil Effleure-moi de ta main, j’ai besoin de sentir La présence immortelle d’un courage partagé Pour qu’au loin j’aie la force de ne jamais revenir Aux racines d’une vie, de peur et de fragilité Mars 2002 Mauvais rêve Prisonnière de l’enfance, enchainée par la peur Libérée par les anges aux moments infidèles En soulevant mon âme très haut dans votre ciel J’ai oublié ce corps meurtri par la douleur Je tuerais tous ces hommes qui ont volé ma vieQue je voudrais revivre bercée jusqu’au matin Libérée de vos griffes, soulagée du venin Qui peu à peu se meurt au fil de ces écrits Prisonnière de l’amour, le coeur plein d’illusions Je croyais qu’être aimée devait me faire souffrir Ressentir un grand vide où je voudrais mourir Et m’éloigner du piège qui me sert de maison Cent matins de tourmente, les yeux rivés au sol Humiliée par le doute et l’incompréhension Je me suis convaincue, par peur de l’abandon D’un affreux mauvais rêve, sur la route de l’école Prisonnière de l’enfance, encerclée par les loups Terrifiée par le noir, rejetée de mon nid J’ai appelé les anges pour espionner la nuit Et pour mieux affronter la peur et le dégoût J’aurai beau fuir au loin, pardonner le passé Partir au bout du monde, me reconstruire une vie Habiller les démons, de soie et de rubis La douleur brûle en moi, peu importe où j’irai Du creux de mon enfance, où je suis prisonnière Les loups sont assoiffés de chair et d’innocence Ils n’ont pas de pitié pour les rêves de l’enfance Qu’ils détruisent à jamais, malgré les douces prières Octobre 2002
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