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" Fuir ou affronter ses difficultés "

Par Karène Larocque , psychologue


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Vos questions et nos réponses



Vous avez une question qui demeure sans réponse ?


    Question: Quand le mur est une personne!

      Mon mur, c'est mon conjoint! J'ai besoin qu'on soit plus près l'un de l'autre, qu'on se parle davantage de nous, de nos rêves, de ce que nous vivons. Mais lui, ça ne l'intéresse pas. J'ai déjà beaucoup essayé mais vraiment, c'est un mur! Qu'est-ce qu'on peut faire lorsque le mur est une personne?


    Réponse


    Lorsqu'on considère une personne comme un mur, c'est nécessairement parce qu'on n'arrive pas à obtenir satisfaction auprès d'elle. Il y a toujours un besoin en cause, comme dans cet exemple où il semble s'agir d'un besoin de rapprochement.

    Pour transformer ce mur en défi à relever, il est important d'identifier le problème en termes de difficulté. Dans ce cas-ci, on pourrait traduire le problème ainsi : « J'ai de la difficulté à me sentir proche de mon conjoint ».

    Chaque fois qu'on veut surmonter la difficulté d'obtenir satisfaction dans une relation, on doit commencer par prendre la responsabilité de sa satisfaction. Pour y arriver, il faut d'abord nommer clairement son besoin et en assumer l'importance devant l'autre. Ensuite, il faut se mobiliser pour y répondre. Cette mobilisation est une opération complexe où trois types d'action s'enchaînent.


      (1) Poser les actions nécessaires

    En fait, il s'agit surtout de ne pas demeurer en attente que l'autre se mobilise pour répondre à mon besoin. C'est mon besoin et c'est à moi de prendre les risques nécessaires pour le combler. Il peut s'agir d'une action concrète, d'une expression directe, d'une proposition claire, etc. Dans l'exemple dont il est question ici, je pourrais initier l'échange en parlant de moi de façon personnelle pour me sentir plus proche. Je pourrais aussi exprimer à mon conjoint l'importance pour moi de me sentir proche de lui ou encore les émotions qui surgissent en moi lorsque je nous sens loin l'un de l'autre.

    Nous choisissons parfois des moyens passifs et indirects, comme les reproches ou les plaintes, pour tenter de répondre à nos besoins dans nos relations. Nous le faisons même si l'expérience nous prouve chaque fois que ces méthodes ne réussissent pas. Il est important d'être vigilant dans le choix de nos moyens.

      Il y a bien peu de chances que j'obtienne le type de contact que je recherche avec mon conjoint en me contentant de lui lancer des reproches. Et même si je l'obtenais, ce ne serait probablement pas nourrissant. En effet, s'il n'est pas disponible ou intéressé à ce rapprochement, ce serait seulement par sacrifice ou pour éviter la culpabilité qu'il accepterait. C'est certain que cela affecterait la qualité du contact. Comme tout sacrifice volontaire ou non, celui-ci empoisonnerait plus ou moins subtilement la relation. (Pour en apprendre plus sur les effets nocifs des sacrifices dans un couple, consultez : Négocier avec un partenaire.)


      (2) Évaluer mon niveau de satisfaction

    Après avoir posé des actions dans le but de répondre à mon besoin, je dois évaluer combien j'ai réussi à le satisfaire. C'est le moment d'examiner ce que je ressens pour vérifier si le niveau de satisfaction obtenue me convient ou non.

    Si oui, il est temps de savourer le plaisir que cela me procure... jusqu'à ce qu'un nouveau besoin se fasse sentir et prenne la place principale. Sinon, il faut réajuster mon tir.


      (3) Au besoin, réajuster mon tir

    Fondamentalement, ce réajustement peut impliquer deux cibles. On peut changer de méthode ou changer de personne.

    Il ne serait pas utile de reprendre la même méthode. On ne peut s'attendre à un résultat différent en tentant la même chose auprès de la même personne. Le mieux qu'on pourrait obtenir, c'est que la personne accepte apparemment de nous donner ce que nous voulons dans l'espoir d'avoir la paix! C'est une variante du sacrifice, probablement la moins satisfaisante.

    Mais si plusieurs tentatives différentes s'avèrent inefficaces, il faut peut être adopter l'autre solution : s'adresser ailleurs. La même personne ne peut pas toujours participer à la satisfaction de chacun de mes besoins. Il a beau être mon conjoint, il n'est pas automatiquement toujours disponible pour répondre à mon besoin du moment ou même désireux de le faire.

    Nous sommes deux personnes différentes et nous avons chacun nos besoins. Il est tout à fait normal qu'il faille parfois trouver une autre source de satisfaction pour répondre efficacement à notre besoin.

    Parce que nos besoins sont vitaux, il n'est jamais rentable de les négliger, même lorsque la satisfaction est difficile à obtenir. C'est pour ça qu'il faut trouver une autre source de satisfaction lorsque notre conjoint ne peut pas ou ne veut pas répondre à un de nos besoins. (Voir : Pour une vie qui me colle à la peau )

    Et si nos tentatives de satisfaction sont trop souvent infructueuses avec notre conjoint, il peut être utile de se demander s'il serait opportun de se séparer de cette personne auprès de laquelle nous n'obtenons pas satisfaction. L'article «Ne vous séparez jamais sans...» donne des pistes pour s'assurer de prendre les moyens qui risquent d'être les plus efficaces avant de renoncer à une relation importante.


Question: Bien doser le niveau de difficulté

    Vous écrivez «pour qu'une expérience permette de m'entraîner efficacement, il faut que je la trouve difficile et que je me sente prêt à faire l'expérience? Et au besoin, je peux augmenter ou réduire le niveau de difficulté.»

    C'est bien beau, mais comment devrais-je m'y prendre concrètement pour augmenter ou diminuer le niveau de difficulté d'une expérience? J'aimerais avoir un exemple pour mieux comprendre.


Réponse


Doser la difficulté Le principe de base est simple : il suffit de modifier un seul élément pour rendre le défi un peu plus ou un peu moins facile. Voyons comment ceci pourrait s'appliquer concrètement.

    Julie souffre beaucoup de sa tendance à se mettre à l'écoute des autres plutôt que de ses propres besoins. Dès qu'on lui fait une proposition, elle accepte, même si cela ne lui convient pas. Elle a peur de perdre l'estime de l'autre en refusant. Julie veut développer son habileté à s'affirmer lorsque ses besoins ne correspondent pas à ceux de l'autre.

    Elle se donne d'abord le défi de refuser les propositions qui ne lui conviennent pas. Mais à l'usage, elle réalise qu'elle n'y arrive pas du tout... même si elle est fermement décidée. Elle est tellement habituée de répondre « oui » que c'est comme un réflexe.

    En regardant ce qui se passe de plus près, elle constate qu'elle ne sait pas comment refuser sans blesser. Elle a tellement peur de blesser l'autre (et de perdre son estime...) qu'elle bafouille un «oui» à chaque fois, Et... elle s'en veut ensuite d'avoir encore échoué dans son défi!


Ce qui aiderait Julie, ce serait de diminuer le niveau de difficulté de son expérience. Mais comment s'y prendre? Une première étape pourrait être de nommer clairement la peur qui la fait rebrousser chemin devant le défi. Ensuite, il serait plus facile de savoir comment modifier son expérience pour mieux tenir compte de sa peur.
    Par exemple, elle pourrait décider de répondre «Je vais y penser» plutôt que d'essayer de refuser immédiatement ou de décider sur le coup. Cela lui laisserait du temps pour préparer une réponse où elle s'occuperait adéquatement de sa peur.

    Si elle se sent prête à le faire, elle pourrait même inclure dans sa réponse une partie qui porterait sur son besoin de conserver l'estime de l'autre.

    Après un certain temps, lorsqu'elle y arrivera assez facilement, elle pourrait augmenter le niveau de difficulté de son défi en répondant sur le champ plutôt que de s'accorder un délai pour préparer sa réponse.


Question: Les murs vraiment insurmontables

    Est-ce que ça existe des murs vraiment insurmontables? Si oui, comment y faire face? Je pense par exemple aux drames irréparables ou aux conséquences trop graves (mort, infirmité permanente, viol, inceste...).


Réponse


Défi insurmontable ? Lorsque nous considérons un événement de notre vie comme un mur, il peut être tentant d'essayer de le faire disparaître. Mais cette méthode est le meilleur moyen d'arriver rapidement à nous sentir complètement impuissant.

Plus il s'agit d'un événement auquel nous ne pouvons rien, plus il est vrai que c'est seulement en nous adaptant à cette nouvelle réalité que nous pourrons surmonter le mur. Le vrai défi est alors de retrouver une vie satisfaisante et non de retourner en arrière. Nous sommes voués à l'échec si notre objectif est d'annuler l'événement dramatique ou ses conséquences directes. Mais nous refaire une vie satisfaisante, c'est un but réalisable.

La première chose à faire devant ce genre de défi (comme tous les autres) est de l'affronter. Ça peut sembler évident, mais ce n'est pas si simple car, devant une réalité inéluctable, l'option d'évitement reste encore possible. Même si on ne peut faire réellement disparaître l'événement, on peut toujours essayer de nier ses conséquences.

    Par exemple, devant la mort d'un proche, je peux nier l'absence de cet être disparu. Dans l'espoir d'éviter de faire face à son absence, je pourrais imaginer que ma soeur décédée me parle toujours en rêve. Devant un événement inacceptable comme le viol ou l'inceste, je pourrais tenter d'en nier l'importance en me faisant croire que ce que j'ai vécu n'a eu aucune séquelle sur moi.

Comment savoir si mon expérience est réelle ou si j'évite? Ce sont les symptômes que je développerai à la suite de l'événement qui m'indiqueront que j'évite quelque chose d'important. (Vous pouvez revoir la section de l'article «Les conséquences de l'évitement» pour en savoir plus concernant les symptômes.

Une fois qu'on fait face à la nouvelle réalité, il reste à nous y adapter d'une façon satisfaisante. Cette adaptation prend des formes différentes selon les événements, mais une vérité reste constante: pour prendre le chemin de l'adaptation, il faut suivre les indications de nos émotions. C'est en ressentant mes émotions reliées à cet événement que je peux découvrir ce que j'ai à faire pour retrouver mon équilibre. Voici quelques exemples:

    Depuis la mort de ma soeur, tout me ramène à elle... Deux amies qui discutent, un film où on voit deux soeurs très complices, etc. Je pleure au moins trois fois par jour!

Devant l'absence d'un être cher, la peine m'indique quels besoins ont été laissés en plan depuis ce décès. Il me reste à me mobiliser pour y répondre, à réorganiser ma vie pour que ces besoins trouvent satisfaction. (Voir Deuils et séparations.)

    Depuis le viol que j'ai subi, je suis constamment enragée. Je constate que j'ai une énorme colère face à mon agresseur. Cette colère est prise en moi et je n'arrive pas à la faire sortir tellement elle me fait peur.

C'est en apprivoisant cette colère et en l'exprimant complètement que je peux retrouver mon équilibre. Ce pénible événement restera inscrit en moi, mais la souffrance diminuera et je retrouverai ma joie de vivre lorsque j'aurai laissé cette colère s'exprimer adéquatement.

Quel que soit l'événement, ce sont les émotions qui émergent qui sont le point de départ pour retrouver notre équilibre. En suivant leur mouvement et en appliquant les solutions qui s'imposent lorsque nous les ressentons complètement, nous retrouvons peu à peu notre équilibre.

Parfois, il faut de l'aide pour y arriver. Il est normal d'être bouleversé devant de pénibles événements. Mais lorsqu'on constate que, de semaine en semaine, notre état ne va pas en s'améliorant, il est opportun d'aller chercher de l'aide.


Question: La jalousie comme obstacle pernicieux


    Mon mari est jaloux. Notre couple est en chute libre. Il a toujours peur de me perdre aux mains d'un autre et moi, je suis surveille constamment mes faits et gestes pour ne pas le provoquer. Que pouvons-nous faire pour nous sortir de cette impasse?


Réponse

Les solutions choisies par les partenaires d'un couple où règne la jalousie sont habituellement des solutions d'évitement. C'est pourquoi il est si difficile de résoudre la difficulté. Le jaloux mise sur le contrôle pour inhiber son partenaire et ainsi éviter de ressentir sa jalousie. Le partenaire mise sur sa propre inhibition pour prévenir les réactions du jaloux.

Le résultat d'une telle stratégie est la mort certaine du couple. Si un des partenaires s'éteint, c'est la vitalité du couple qui en paie le prix. (Voir : Évaluer la vitalité de ma relation de couple .) Mais si ce qu'on désire est une vie de couple vivante, il faut faire face au problème de fond plutôt que de l'éviter. Dans une telle dynamique de couple, le défi de chacun est différent.


    Le défi du partenaire de la personne jalouse

Mon défi en tant que personne qui vit avec un partenaire jaloux est d'arriver à me laisser vivre librement tout en faisant face aux réactions de l'autre. Le plus difficile sera probablement de résister à ses tentatives de me remettre la responsabilité de sa jalousie. «Si tu ne regardais pas les hommes avec cet éclat dans les yeux, je ne serais pas jaloux!». Ce sera difficile puisqu'il essaiera très fort de me remettre le problème et la responsabilité entre les mains. C'est ce jeu de contrôle et d'inhibition qui devient le coeur apparent de la question et qui éteint la vitalité du couple. Si je refuse d'entrer dans le rôle de la personne qui s'inhibe pour éviter la jalousie de son partenaire, je lui refuse le pouvoir de me contrôler. En même temps, je lui offre un cadeau d'une grande valeur: la possibilité d'affronter réellement son problème et de le résoudre.


    Le défi de la personne jalouse

Pour que je puisse éprouver de la jalousie, il faut deux ingrédients : (1) un besoin insatisfait et (2) voir quelqu'un d'autre obtenir ce que je veux. Je peux ressentir de la jalousie sans que cela devienne un problème. Relever le défiPar exemple, si j'utilise ma jalousie pour identifier mon besoin négligé et si je me mobilise pour y répondre, mon couple s'en trouve plus vivant et moi, plus satisfait. Par contre, si la jalousie est devenue un problème, c'est parce que je cherche plutôt à contrôler mon partenaire pour éviter de ressentir ma jalousie. Mon défi est alors d'identifier mon besoin inassouvi et de me mobiliser pour y répondre.

On peut consulter la question-réponse : «Quand le mur est une personne» pour plus de détails sur la façon de se mobiliser pour répondre à son besoin. Voici un exemple qui illustre le genre de démarche qui peut en résulter:

    Si je suis jalouse de voir que mon conjoint trouve bien des femmes attirantes, il est bien possible que mon besoin de me sentir attrayante et séduisante soit en déficit! Une fois ce besoin identifié, il me reste à trouver des moyens de devenir plus séduisante aux yeux de mon conjoint (ou aux miens).

    Ce n'est certainement pas en l'empêchant de regarder les autres femmes et en lui faisant une scène chaque fois que j'obtiendrai satisfaction! Ce n'est sûrement pas cette attitude qui me rendra attirante et séduisante ou qui me donnera plus d'assurance!


Dans cet exemple, le besoin est celui d'être appétissante sexuellement. Mais la jalousie peut cacher plusieurs autres besoins: avoir de la valeur, être importante, etc. Il peut aussi s'agir d'un mélange de plusieurs besoins à la fois.

Pour résoudre l'impasse de la jalousie dans un couple, on peut en apprendre davantage en consultant l'article La jalousie amoureuse. La psychologue Michelle Larivey y propose plusieurs pistes pour relever ce genre de défi!


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    Voyez les détails ici: http://redpsy.com/virtuel/question.html


  2. Une question de clarification ou d'approfondissement dont la réponse est publiée sur le site.

    Les auteurs des articles répondent gratuitement aux questions d'intérêt général. Les réponses sont des principes généraux dont chacun doit évaluer la pertinence pour sa propre situation. Il s'agit d'une intervention éducative et non d'une consultation personnelle. Les psychologues répondent à la fin du mois aux questions qui concernent l'article du mois courant. Ils répondent aux autres questions au moment qui leur convient.

    Il vous suffit de nous faire parvenir votre question à



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