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" Transfert et conquête de l'autonomie "

Par Michelle Larivey , psychologue


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Question: Faut-il toujours répliquer?

Est-ce qu’il faut répliquer à toute personne qui a une opinion différente pour développer complètement son autonomie et son identité distincte ?

Réponse

Je ne pense pas que nous devons répliquer à toute personne qui a une opinion différente de nous en tout temps pour conquérir une identité distincte. Notre évolution en tant que personne distincte se fait dans un contexte bien précise. C’est dans ces circonstances qu’il est nécessaire d’oser nous affirmer si nous voulons gagner de l’autonomie.

Première condition: notre interlocuteur doit être significatif du point de vue de cette conquête. On reconnaît cette condition au fait qu’il y a un risque d’être mal jugé ou rejeté si nous osons prendre position devant lui.

Deuxième condition: le sujet doit en valoir la peine à nos yeux.

Mais ces circonstances ne sont pas faciles à établir parce que nous pouvons facilement nous leurrer nous-mêmes en alléguant l’indifférence. Tout comme dans la fable de Lafontaine où le renard renonce aux raisins soit-disant “parce qu’ils sont trop verts”, nous pouvons souvent être tentés de nous convaincre de l’inutilité de réagir.

On rencontre parfois des personnes qui s’opposent continuellement, même sur des banalités. Si on y regarde de près toutefois, on remarque qu’elles ne s’opposent pas à tout le monde. Elles réagissent ainsi seulement avec ceux qui représentent une autorité à leurs yeux. Il peut s’agir du mari, de la patronne, d’un collègue et même du “système”. (Il est difficile de déceler de l’extérieur cette valeur subjective.)

Chez ces personnes, on remarque aussi que le sujet a peu d’importance. On a parfois l’impression qu’elles s’opposent “uniquement pour s’opposer”. Ce sont elles qu’on a toujours de la difficulté à se rallier dans une décision de groupe, qui contestent toujours l’opinion d’un collègue en particulier, qui prétendent qu’on veut les empêcher de s’exprimer telles qu’elles sont... Lorsque cette conduite est répétitive et n’évolue pas, on qualifie ces personnes de “contre-dépendantes”.

Une personne “contre-dépendante” s’oppose dans le but de camoufler sa “dépendance”. Elle cherche à paraître “au-dessus de ses affaires” aux yeux des autres et à se convaincre elle-même de son indépendance. Cette méthode de “croissance” est fort répandue et généralement assez désagréable pour les interlocuteurs.

Ce qui est plus grave, toutefois, c’est qu’il s’agit d’une façon complètement stérile de tenter de conquérir son autonomie. Pourquoi? Parce que la dépendance (l’importance de l’autre) et le besoin de s’affirmer sont niés.


Question: Manifester une opinion différente, c’est s’attirer des ennuis!

Si j’avais adopté votre façon de faire dans la vie, je crois que je me serais attiré beaucoup plus de problèmes que ce que j’ai eu à subir. Je crois qu’il est souvent préférable de se taire, car peu de personnes sont capables d’écouter un avis différent du leur.

Réponse

Comme je l’ai écrit, la conquête d’une identité distincte n’est pas de tout repos. Elle nous oblige à affronter la critique et le rejet. Il suffit d’imaginer les problèmes auxquels nous aurons à faire face si nous donnons une opinion contraire à celle de la majorité dans une assemblée syndicale, pour avoir une bonne idée de ce qu’implique cette démarche de croissance.

La conquête de l’indépendance psychique se fait justement en risquant l’adversité. Aucun alpiniste n’a atteint un sommet digne de sa fierté sans une confrontation réelle avec la rigueur des éléments. L’équivalent des éléments dans la conquête de l’autonomie, ce sont des personnes qui ne nous acceptent pas d’emblée ou même qui sont rébarbatives à nous accepter tels que nous sommes. Nous n’avons rien à conquérir devant ceux qui nous approuvent toujours.

Ainsi, si ma mère est autoritaire, portée à la critique et au contrôle, alors que mon père est la douceur même et toujours accueillant envers moi, c’est ma mère (et ses représentants transférentiels : consulter Transfert et droit de vivre pour en savoir plus à ce sujet) qui sera la personne importante pour la conquête de mon autonomie psychique. C’est devant elle et non mon père que je devrai assumer les choix qui sont contestables à ses yeux, avoir les opinions qui sont différentes des siennes, exprimer certains besoins qu’elle ne comprendra peut-être pas, afficher certaines valeurs qui ne correspondent pas aux siennes... Les occasions d’affirmation sont nombreuses. C’est en nous efforçant de nous exprimer dans toutes les occasions propices que nous accélérerons le développement de notre autonomie.


Question: Mieux vaut se taire devant l’agressivité

Je me demande si on perd son identité en ne répondant pas à une personne en colère. Je crois qu’il faut d’abord écouter l’autre et considérer qu’il peut avoir raison. Il peut aussi avoir raison dans sa réalité qui n’est pas la mienne. Mais ma réaction est conditionnée par l’attitude de celui qui m’aborde. S’il est en colère et ne veut rien comprendre, il est inutile d’essayer de le contrer car nous n’aurons pas un échange positif. De plus, son attitude ne devrait pas me toucher.

Réponse

À mes yeux, une personne en colère n’est pas automatiquement un interlocuteur à éviter. La colère est une émotion au même titre que la tristesse, la peur, le plaisir... On ne s’arrête pas d’interagir avec quelqu’un parce qu’il éprouve une émotion. (Voir “Agressivité et affirmation” dans “Les Émotions source de vie” .)

Il est important d’écouter ce qu’elle exprime avec cette colère et d’acquiescer si elle a raison. Du point de vue du travail sur notre identité distincte, ce n’est pas une bonne idée de s’abstenir de répliquer parce qu’elle est en colère. À moins bien sûr, qu’il s’agisse d’une personne qui a perdu le contrôle de ses actes ou que nous connaissons comme pouvant le perdre. Il peut être judicieux de penser à sa sécurité avant de penser à sa croissance.

Les échanges positifs ne sont pas seulement ceux où l’autre a une attitude compréhensive. Nous pouvons nous efforcer de nous exprimer devant une personne réfractaire et en sortir satisfaits même s’il ne nous a pas compris comme nous le souhaitions.

Il y a des cas, en effet, où l’autre ne pourra jamais accepter ce que nous vivons. La satisfaction, dans ce cas, vient du fait d’aller au bout de ce que nous avons à faire, c’est à dire de nous exprimer intégralement devant une personne significative. Par exemple je sais que je serai huée si je dis mon opinion devant l’assemblée syndicale. Mais à mes yeux, il est important qu’une telle opinion soit émise même si personne n’ose le faire. Ou encore, il est essentiel pour mon intégrité que je m’oppose publiquement à la décision qu’on s’apprête à prendre. Dans cette situation, les huées peuvent me peiner, je peux avoir peur des représailles de mon représentant syndical, je peux être déçue de l’attitude de certains collègues à mon égard, mais je suis fière de me respecter! Oser m’exprimer ainsi me fait grandir! (Voir “Fidèle à moi-même” dans “Les Émotions source de vie” .)

Quand à être touchés par l’attitude de l’autre à notre endroit, nous n’avons pas le choix. Tout comme nous ne pouvons éviter de ressentir un pincement lorsque nous nous coinçons le doigt dans une porte. Toutefois pouvons nous assez facilement nous convaincre de ne pas être affectés. Une bonne rationalisation y parvient habituellement.

Mais ce n’est pas une bonne idée de manipuler ainsi notre expérience émotionnelle. Cela y introduit de la confusion et rend plus difficile de comprendre nos émotions et nos réactions présentes et futures. Si nous sommes touchés par la réaction de l’autre, il vaut mieux encaisser le coup. Et ce que nous pouvons faire idéalement est de porter attention à ce que nous vivons pour arriver à nous comprendre et à agir d’une façon qui nous respecte. (Voir “La vie d’une émotion” dans “Les Émotions source de vie” .


Question: Exprimer ma différence et conflits interpersonnels

Comment exprimer sa différence, son désaccord sans provoquer de conflits ? J'ai l'impression si je m'exprime qu'il va y avoir conflit, dispute. Et cela arrive. Je ne suis jamais d'accord, et l'on dit que je suis négative. Faux. En réunion associative, avec certaines personnes il ne faut pas les contredire. Il faut donc rester calme, et posée, je ne sais pas très bien faire, car la colère m'envahit devant la nullité des gens.

Réponse

Il ne s'agit pas surtout d'éviter les conflits comme de savoir composer avec eux. Par définition, le fait d'exprimer des opinions différentes, d'avoir nos propres réactions, de manifester nos besoins particuliers comme de vivre ouvertement selon nos propres valeurs, tout ça peut facilement provoquer des heurts.

Cependant, le terme conflit ne réfère pas à la même réalité pour tout le monde. Pour certains il y a conflit dès que l'autre manifeste du mécontentement. Pour d'autres un échange musclé est synonyme de mésentente. Enfin, d'autres parlent de conflit lorsqu'il y a une lutte pour détruire ou pour empêcher quelque chose.

Lorsque je choisis d'affirmer un point de vue différent, je dois m'attendre à déranger. Est-ce que je ferai seulement lever quelques sourcils ou si je lancerai un débat animé? Est-ce que je vais me faire des ennemis? Cela dépend souvent de la manière dont j'introduis mon idée.

Si mon but n'est pas de heurter, mais plutôt de faire valoir une idée, il faut que je m'exprime de manière à atteindre cet objectif. Pour y parvenir, je dois tenir compte de mon interlocuteur, du contexte dans lequel nous sommes et souvent même du "momentum" comme disent les journalistes sportifs. En effet, il ne sert à rien de provoquer des résistances à mes propos ou de me mettre à dos les gens que je désire influencer.


Comment faire?

Parfois il est bon de me souvenir que tout le monde déteste se faire traiter d'imbécile. Je peux me rappeler également que beaucoup n'aiment pas se faire dire qu'ils sont dans l'erreur et que presque tous sont indisposés par l'arrogance. Ces rappels peuvent m'aider à aborder mes interlocuteurs avec une attitude qui ne suscite pas automatiquement leur résistance ou des réactions hors sujet.

Si nous sommes sensibles au ton de nos interlocuteurs, nous pouvons souvent détecter leurs réactions profondes. Très souvent, ces réactions portent sur notre attitude plus que sur nos idées. On peut souvent déceler, sous un "je ne suis pas d'accord" un peu sec, un message plus fondamental comme "tu t'imagines peut-être détenir le monopole de la vérité!" Une objection apparemment anodine comme "je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée" cache parfois une réaction bien plus intense comme celle-ci: "je n'ai aucune envie de t'écouter car tu ne tiens aucunement compte de mon point de vue".

Pour obtenir une ouverture de la part de l'autre il me faut moi-même faire preuve d'ouverture. Essentiellement, il s'agit

  1. de comprendre son point de vue (même s'il ne me plaît pas)
  2. et de reconnaître ce qu'il contient de bon à mes yeux. (Si je n'y trouve rien de bon, je puis au moins reconnaître ce qu'il présente de bon pour celui qui le défend.)
C'est ensuite seulement que je pourrai présenter mes idées comme un autre point de vue ou comme une bonification du leur.


Question: Quand l’autre ne collabore pas
    Je sais que l'estime de soi et l'autonomie augmentent grâce a une "confrontation" avec ceux qui ont de l'importance pour nous. Mais qu'advient il si ces personnes nous répondent d’une façon qui nous donne une mauvaise image de nous-mêmes? Comment ne pas se sentir dans l'insécurité et le doute lorsque ces personnes dont l'avis compte plus que tout, remuent le couteau dans la plaie sur des sujets qui nous font déjà souffrir au départ et pour lesquels nous recherchons leur aide pour nous en sortir?

Réponse


Comme le souligne cette question, l’acquisition de notre autonomie se fait à travers une affirmation ouverte de ce que nous sommes. Et pour qu’elle soit un succès, nous devons réussir cette affirmation de nous-même devant les personnes à qui nous reconnaissons un pouvoir sur notre identité et notre valeur. Plusieurs articles du site redpsy.com élaborent déjà sur ce point.

Tu devrais comprendre !Il est tentant, dans ces conditions, d’attribuer une importance primordiale à la réaction de la personne auprès de qui nous faisons cette expression affirmative. Après tout, nous sommes dans une relation de dépendance avec elle; c’est ce qui lui confère son pouvoir sur notre valeur et notre estime de nous-même. Il semble tout à fait naturel de croire que le résultat obtenu dépende directement de la “confirmation” reçue de cette personne. Nous pensons volontiers que si elle approuve et supporte notre affirmation, alors notre effort sera couronné de succès, mais que si, par malheur, elle la conteste ou l’ignore, alors nous serons dans une impasse. Pire! Tout sera à recommencer, avec la difficulté supplémentaire qu’ajoutera le souvenir de cet échec.

C’est ce que nous croyons, mais la réalité est bien différente. En fait, c’est notre dépendance qui nous pousse à croire que la réponse de l’autre est déterminante. Comme nous lui accordons le pouvoir de juger et de déterminer notre valeur, nous avons tendance à nous soumettre automatiquement à son jugement. En réagissant ainsi, nous confirmons et renforçons notre dépendance envers cette personne.

Cette réaction est tout à fait normale chez un enfant qui est en situation de dépendance réelle. Il n’a pas tout à fait le choix d’agir d’une façon qui contredise les exigences de son parent et il a vraiment besoin de leur opinion pour former son identité.

Mais quand il s’agit d’un adulte, cette dépendance n’est plus une contrainte réelle; elle n’est qu’une attitude reflétant les difficultés de son histoire personnelle et signalant quels défis de son développement n’ont pas encore été relevés avec succès. La conquête de l’autonomie est un de ces défis fondamentaux pour toutes les espèces animales, mais plus particulièrement pour les humains.

On peut affirmer que ce sont les obstacles à notre libre affirmation qui sont les ingrédients les plus favorables à l’acquisition d’une véritable autonomie. Au moment où nous sommes prêts à gagner notre droit à une existence comme un être distinct, nous avons besoin de surmonter une difficulté. Il faut que notre affirmation constitue un risque réel. Autrement, nous ne gagnerions rien et tout resterait à faire.

Si les personnes importantes à qui nous reconnaissons un pouvoir sur notre identité nous présentent des obstacles réels, une résistance pertinente, alors elles nous fournissent les conditions les plus favorables au succès dans notre tâche de développement. Mais si, au contraire, elles aplanissent les difficultés et nous facilitent la tâche en éliminant artificiellement les obstacles, elles nous empêchent d’acquérir la liberté et l’autonomie. Elles nous maintiennent alors dans la dépendance (peu importe les motifs qui les animent).

L’acquisition de l’autonomie est toujours une tâche complexe. Elle exige de reconnaître en nous deux forces contraires: le besoin d’être différent et le besoin d’être aimé. Ces deux forces sont présentes en même temps et s’adressent au même interlocuteur.

Dans cet effort nécessairement paradoxal, nous sommes toujours tentés de privilégier un pôle ou l’autre: insister sur notre dépendance en espérant un support artificiel ou insister sur notre différence en reniant notre désir de conserver l’amour de l’autre. Mais c’est seulement lorsque nous réussissons à faire cohabiter harmonieusement ces deux forces, dans notre expression comme dans notre vécu, que nous parvenons à élargir notre zone réelle de liberté.

Si les personnes importantes nous rappellent nos difficultés que nous connaissons déjà et que nous tentions de nier, elles contribuent au succès de notre démarche car elles nous forcent, par leur attitude, à affirmer ce que nous sommes vraiment, avec les difficultés et les contradictions que cela comporte. Si elles coopéraient à notre déni, elles nous aideraient à nous tromper et à nous priver des indices intérieurs dont nous avons besoin pour nous guider vers une réelle estime de nous-même.


Question: Les causes sociales
    Je trouve que, comme la plupart des psychologues, vous faites porter aux individus les problèmes qui découlent en réalité de la société. C'est trop facile! Cela débouche sur la culpabilisation des individus, alors que c'est la société qui est malade.

    Ne venez pas me dire que ma frustration vient du fait que je fais porter aux autres la responsabilité de ma satisfaction! S'ils pouvaient juste me foutre la paix, ça serait déjà beaucoup! Mais ils me taxes, m’exploitent, me coincent entre les exigences du patron, du gouvernement et des clients.

Réponse


Nous partageons tous ces frustrations car nous vivons dans un environnement social relativement semblable. Les contraintes du travail et de la vie en société sont autant de limites à notre pouvoir propre ainsi qu’à notre liberté d’action et d’expression. Comment ne pas nous croire victimes d’un contexte social malsain qui nous violente continuellement ?

Essayons d’imaginer où nous conduirait cette attitude.

Débrouillardise ou état providence ?Comme c’est la société et non l’individu qui est responsable, nous pouvons décider que c’est à la société de remédier à la situation. Nous n’avons qu’à attendre qu’elle assume ses responsabilités... en espérant qu’elle le fasse bientôt. Il est assez facile de prédire le résultat: déception et frustration!

C’est une situation qui ressemble en partie à celle de la personne qui attend qu’un autre devine ses besoins et s’occupe de les combler. Même si l’autre fait de son mieux, il ne peut réussir que de façon imparfaite: il ne devine pas toujours correctement, pas toujours au bon moment les besoins qui naissent en nous. Il n’y apporte pas toujours les réponses qui nous conviennent vraiment, même lorsqu’il a bien identifié le besoin. Confier une telle tâche à un autre c’est le condamner à l’échec et nous condamner à l’insatisfaction permanente. Le succès ne peut être qu’une rare exception, même avec la meilleure volonté qui soit.

Mais quand on attend cette réponse de la société (et non d’un individu qui nous aime), on crée une situation encore plus frustrante. Nous le savons tous, les gouvernements et les sociétés changent très lentement. Il est facile de prévoir que la personne qui attendrait du gouvernement la satisfaction de ses besoins principaux serait vouée à la frustration et à la souffrance (peut-être même à la mort s’il s’agissait de besoins vitaux).

Quelle pourrait être la solution ?

Même en supposant que la société est vraiment la seule cause d’un problème qui nous préoccupe, il est inefficace d’attendre passivement qu’elle y remédie dans un délai qui nous convienne. Il faudrait à tout le moins nous occuper de signaler l’existence du problème à quelqu’un qui est capable d’y apporter une solution adéquate.

Mais les “délais administratifs” étant toujours très longs en comparaison avec l’urgence d’un besoin que nous ressentons, le simple fait de signaler le problème ne peut jamais être une solution satisfaisante pour l’individu. Il peut certainement contribuer à faire progresser la société ou le gouvernement vers une solution utile à la collectivité, mais il ne peut répondre au besoin individuel dans un délai raisonnable.

Il faut donc nécessairement nous pencher sur la possibilité de trouver nous-même des solutions à la situation en attendant que les réponses collectives soient en place. Autrement, la situation ne serait pas encore changée dans six mois, un an, voire dix ou vingt ans. Nous serions encore insatisfaits.

Il est nettement plus efficace, du point de vue de la satisfaction individuelle, de prendre activement en charge la satisfaction de nos besoins. En assumant la responsabilité de voir à notre satisfaction malgré les obstacles extérieurs et les causes qui dépendent de la société, nous sommes en mesure d'améliorer immédiatement notre situation et notre satisfaction. Nous pouvons agir sans délai sur la qualité de la suite de notre vie.

La responsabilité n’est pas question de culpabilité mais de capacité et d’efficacité. Prendre la responsabilité de sa satisfaction, c’est remplacer l’impuissance par le pouvoir d’y faire quelque chose.


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    Les auteurs des articles répondent gratuitement aux questions d'intérêt général. Les réponses sont des principes généraux dont chacun doit évaluer la pertinence pour sa propre situation. Il s'agit d'une intervention éducative et non d'une consultation personnelle. Les psychologues répondent à la fin du mois aux questions qui concernent l'article du mois courant. Ils répondent aux autres questions au moment qui leur convient.

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