Ressources en Développement
Les psychologues humanistes










Les besoins humains
Par Jean Garneau , psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 9, No 3: Mars 2005


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Table des matières
    A. Introduction
    B. Qu’est-ce qu’un besoin ?
    • Ignorance et confusion !
      • Une éducation serait nécessaire
    C. Distinguons
    • Quelques typologies
      • La hiérarchie des besoins de Maslow
      • Les besoins interpersonnels selon Schultz
      • Les types de transferts selon Larivey
    • Ce qui en ressort
    D. Conclusion provisoire

Vous pouvez aussi voir:
Vos questions liées à cet article et nos réponses !




A. Introduction

Il est souvent question de besoins sur le site redpsy.com et dans nos publications. Ce n’est pas par hasard!

En effet, nos travaux portent principalement sur la vie émotionnelle (les sentiments et les émotions). Dans notre conception, les expériences émotionnelles sont importantes parce qu’elles servent à nous informer sur nos besoins et sur leur état actuel. Elles nous indiquent quel besoin est le plus important dans l’immédiat, nous signalent dans quelle mesure il est comblé ou insatisfait et nous permettent de déceler à quel moment il est temps de passer à autre chose.

    Les lecteurs qui ne considèrent pas les phrases précédentes comme des évidences auraient intérêt à se familiariser avec les bases de cette conception avant d’entreprendre la lecture de cet article. Je recommande particulièrement (et dans cet ordre) “À quoi servent les émotions“ et “Les genres d’émotions”.
Nous avons écrit bien des choses sur le fonctionnement de la vie émotive, mais une question fondamentale reste en suspens : “qu’est-ce qu’un besoin” ou “comment distinguer un besoin réel”. Cet article devrait apporter plus de clarté à ce sujet. Ces précisions sont importantes parce que plusieurs erreurs très répandues viennent souvent nuire à la démarche de satisfaction ou fausser les relations interpersonnelles les plus précieuses.

    Si j’identifie mal mon besoin, je suis incapable d’y répondre efficacement car mes efforts sont mal orientés. Dans ce cas, ce n’est même plus la peine d’avoir des besoins... ou des émotions.
En effet, la fonction essentielle d’un besoin est de nous indiquer les satisfactions dont nous avons besoin. Sans satisfaction possible, le besoin est inutile et l’émotion (porte-parole du besoin les plus important du moment) est superflue car elle ne peut jouer son rôle. Il est donc important de bien comprendre les besoins ainsi que les mécanismes de leur satisfaction.

B. Qu’est-ce qu’un besoin ?

La question peut sembler superflue. Après tout, nous avons tous des besoins et nous savons ce que c’est. Mais la réponse n’est pas aussi simple qu’on est porté à le croire au premier coup d’oeil. La majeure partie de cet article sera nécessaire pour y trouver des réponses valables.

Faisons une expérience

  • Arrêtez votre lecture un moment pour faire la liste de vos besoins les plus importants en ce moment. Assurez vous d’en identifier au moins cinq (et arrêtez d’allonger votre liste si vous en avez trouvé dix). Essayez d’être précis afin que votre liste s’applique bien à votre vie actuelle. (Si vous trouvez cette tâche difficile, ne vous en inquiétez pas trop ; vous faites partie de la majorité.)
  • Notez votre liste de besoins (un seul par ligne) sur une feuille à part (ou un fichier distinct) que vous conserverez pour vous en servir pendant la suite de cet article.
  • Prenez le temps de faire cette liste avant d’aller plus loin.



Ignorance et confusion !

En cherchant à comprendre comment les personnes considèrent leurs besoins, je suis souvent impressionné par la grande confusion qui règne à ce sujet. En plus, leur façon d’agir pour y répondre à leurs besoins, me porte à croire qu’elles comprennent bien mal en quoi ils consistent et comment il est possible de les combler.

Qui possède le code ?Nous sommes mal équipés à cet égard parce que nous ne recevons aucune éducation en ce domaine. Personne ne semble juger utile de nous indiquer quels sont nos besoins importants. On nous parle volontiers de nos devoirs, de nos droits, de la façon de nous comporter en public, mais rarement des besoins auxquels il nous faut répondre pour assurer notre survie psychique. Lorsqu’on nous parle de cette dimension de notre vie, c’est la plupart du temps pour nous sensibiliser à nos besoins physiques de base comme la soif et la faim, particulièrement à l’importance de suivre les règles d’une saine alimentation.

Même cette éducation reste peu applicable à notre vie quotidienne en général. On nous avertit de boire avant de ressentir la soif et de manger à des heures régulières, indépendamment de notre situation. Alors, quand il s’agit de nos besoins psychiques, nous sommes essentiellement laissés à nous-mêmes.
    Je crois que le contexte judéo-chrétien et cartésien dans lequel nous évoluons joue une part non négligeable dans cet aveuglement systématique à propos des besoins et de leurs porte-parole, les émotions. Le plaisir et la satisfaction ne sont pas les notions les plus populaires dans ces conceptions du monde; il serait étonnant qu’on accorde une importance réelle aux besoins qui y conduisent.

    Une éducation serait nécessaire
Comment pourrions-nous devenir capables de lire ce texte sans les efforts considérables que nos éducateurs ont consacrés à nous apprendre à lire? Si chacun devait réinventer la lecture par ses propres moyens, il y a longtemps que nous en serions réduits à communiquer par pictogrammes, par gestes et par la parole (en version sommaire bien sûr).

On pourrait faire une affirmation équivalente dans les cas de la conduite automobile, de la pratique de la médecine, du contrôle de nos revenus et dépenses, etc. En fait, nous serions à peu près incapables de poser les gestes quotidiens même routiniers sans avoir été soumis à un entraînement systématique qui nous a plus ou moins été imposé par nos parents ou la société. C’est pourtant le défi que nous devons relever dans le domaine des besoins: être des autodidactes dont la démarche d’apprentissage n’est soutenue par personne.

Nous ne recevons pas de formation systématique, mais nous sommes quand-même exposés à de nombreuses influences nous proposant diverses façons de considérer et de traiter nos besoins et ceux des autres. Pour des raisons évidentes, ces influences sont nécessairement biaisées.
    Nos parents tentent de nous inculquer certaines valeurs qui viennent parfois en contradiction non seulement avec nos besoins mais également avec notre expérience directe. Par exemple, ils nous apprennent à respecter nos parents en toute circonstance et indépendamment de leur comportement, à éviter les jurons qu’ils se permettent ou à étudier sérieusement pour obtenir de bonnes notes à l’école. Ils le font dans le but de faire de nous des personnes bien éduquées (et des enfants agréables pour eux).

    Nos conjoints et nos enfants tentent aussi d’influencer notre façon de gérer nos besoins. Dans ces cas, il est plus clair que c’est dans leur propre intérêt qu’ils agissent, mais ce n’est pas souvent ce motif qu’ils invoquent. Pourtant, les conséquences d’un refus d’obtempérer sont bien claires ! Si je refuse d’acheter le nouveau vêtement à la mode (trois fois plus cher), je serai un mauvais parent qui force son enfant à être ridicule aux yeux de toute l’école. Si je ne remarque pas la nouvelle coiffure de mon épouse, si j’oublie l’anniversaire de notre rencontre, si je refuse de regarder avec elle le film qui l’intéresse, je deviendrai un grossier personnage et je serai privé de... dessert!

    Nos patrons, nos collègues, nos subalternes et nos voisins en font autant. Eux aussi tentent de nous convaincre, la plupart du temps par un chantage émotif à peine voilé, de renoncer à satisfaire nos besoin pour nous mettre au service des leurs. Je suis un bon employé si je tiens mes dossiers à jour et si je remplis les formulaires correctement et sans délai. Je suis une collègue valable à la condition que je m’efface autant que possible pour laisser plus de place à celle qui désapprouve toute forme de compétition. Je suis un voisin exécrable si les enfants laissent leurs vélos appuyés sur sa clôture. Je suis un patron autoritaire et dogmatique si j’ose évaluer la performance des personnes dont je suis responsable.
À cause des multiples influences de ce genre auxquelles nous sommes exposés tout au long de notre vie, nous perdons en grande partie notre capacité de ressentir directement nos besoins et, surtout, notre capacité d’y répondre adéquatement. La série d’exemples ci-dessus est assez typique et illustre bien le fait que c’est souvent la culpabilité qui sert de levier pour nous forcer à oublier nos besoins.

Des orientationsNotre bagage culturel et religieux nous invite déjà à considérer avec méfiance la satisfaction de nos besoins (qui risque de nous amener à la luxure ou au vice). Le danger de nous retrouver coupable apparaît donc comme une menace réelle et importante, une menace suffisante pour nous forcer à agir contre nos désirs, nos besoins, nos intérêts et même notre expérience subjective.

En fin de compte, les autres nous poussent à agir en fonction de règles qui sont au service de leurs propres besoins, à faire ce qu’ils veulent. Les plus habiles ont compris depuis longtemps que le simple fait de dire “c’est mon besoin” équivaut à affirmer que l’autre n’a aucun choix. Autrement dit, nos propres besoins sont digne de méfiance, mais ceux des autres sont indiscutables et incontournables. Il ne faut pas s’étonner de la multiplication des conflits dans un univers aussi asymétrique.

L’absence d’éducation n’est donc pas la seule cause de la confusion dans laquelle nous sommes par rapport à nos besoins. L’importance des enjeux et les stratégies interpersonnelles douteuses y sont également pour beaucoup.

C. Distinguons

Nous avons tendance à regrouper un grand nombre d’expériences, pas toujours pertinentes, sous le concept de besoin. Par exemple, nous incluons les caprices, les désirs, les pulsions, les préférences, les envies, les goûts, les manques, les nécessités, les droits, les rêves, les aspirations ainsi que des objectifs, des demandes et des exigences.

Pour nous y retrouver, il faut y mettre de l’ordre. Celui-ci peut prendre la forme d’une typologie (une grille théorique qui permet de situer les divers besoins les-uns par rapport aux autres) ou la forme d’une conception qui identifie les dimensions les plus importantes à considérer. Commençons par la recherche d’une typologie déjà définie.


Quelques typologies

Les psychologues ont créé quelques théories pour mettre de l’ordre dans cette dimension de notre expérience. Je vais rappeler brièvement trois théories qui m’apparaissent particulièrement importantes d’un point de vue humaniste.


    La hiérarchie des besoins de Maslow
Cette théorie est importante pour comprendre le fonctionnement de la tendance actualisante. Son principe essentiel est simple : les besoins les plus fondamentaux sont liés à la survie (motivation de déficience) alors que les besoins les plus évolués se rapportent à la satisfaction et à l’épanouissement personnel (motivation de croissance). Les besoins plus fondamentaux ont toujours préséance sur ceux qui sont plus évolués (on comprend facilement qu’il faut survivre pour que l’épanouissement soit une préoccupation pertinente). Hiérarchie des motivationsVoici une représentation schématique de cette conception qui a connu un grand succès dans plusieurs sphères de l’activité humaine (éducation, marketing, gestion, nursing, etc.) en plus de la psychologie.

Les besoins physiologiques (manger, boire, respirer, etc.) sont directement liés à la survie. Ils doivent recevoir un minimum de satisfaction pour que la personne reste vivante. Tout déficit à cet égard devient vite une priorité. Les besoins liés à la sécurité (stabilité, ordre, limites, protection, etc.) sont également très directement reliés à la survie, même s’ils ne sont pas d’ordre physique).

Les deux niveaux suivants relèvent de la vie sociale et concernent plus directement la recherche de satisfaction. Les besoin d’appartenance (amour, amitié, relations affectueuses et faire partie d’un groupe) précèdent les besoins liés à l’estime (respect, attention, appréciation des autres, estime de soi, compétence, liberté, etc.). Dans les deux cas, l’enjeu n’est plus la survie physique, mais la satisfaction, la santé et la vitalité psychique.

Contrairement aux autres genres, le besoin d’actualisation n’est pas ressenti à partir d’un manque. En fait, il s’agit ce type de besoin tend à grandir lorsqu’on le satisfait. C’est le désir d’exploiter son potentiel au maximum, la recherche d’harmonie, de vérité, de justice, de sens, d’unicité, de créativité, etc. Une quête qui, lorsqu’on l’entreprend, devient souvent interminable.

Continuons notre expérience précédente

  • Reprenez la liste de besoins que vous avez faite un peu plus tôt et essayez de les classer dans les catégories de Maslow. Il s’agit de déterminer à quel niveau appartient chacun. Inscrivez M1 à M5 selon votre conclusion en regard de chaque besoin de votre liste.

    • M1 - Besoins physiologiques
    • M2 - Besoin de sécurité
    • M3 - Besoin d’appartenance
    • M4 - Besoin d’estime
    • M5 - Besoin d’épanouissement

  • Faites ceci avant de continuer votre lecture.



    Les besoins interpersonnels selon Schultz
La théorie FIRO (Fundamental Interpersonal Relationship Orientation) de William Schultz cherche à identifier les besoins qui amènent les humains à entrer en relation avec les autres. Elle distingue trois genres : les besoins d’inclusion, de contrôle et d’affection. Chacun de ces types de besoins existerait chez chaque personne, mais l’importance relative de chacun serait différente d’un individu à l’autre. C’est ce qui permet de définir des groupes de personnes en fonction du type de besoins qu’elles cherchent principalement à satisfaire dans leurs relations.

Le besoin d’inclusion est celui qui nous pousse à nous associer à un groupe, à chercher à faire partie d’un ensemble de personnes, à être membre reconnu d’une collectivité. Le besoin de contrôle est celui qui nous amène à tenter d’influencer les personnes avec lesquelles nous sommes en contact, à vouloir faire une différence dans notre environnement, à vouloir avoir notre mot à dire dans ce qui se passe. Le besoin d’affection nous pousse à établir des relations privilégiées, caractérisées par l’intimité et la chaleur. C’est le besoin d’aimer et d’être aimé tel qu’il s’applique à nos conjoints, nos enfants et nos amis intimes.

Il semble qu’une hiérarchie relie également ces trois groupes de besoins. Le besoin d’inclusion serait le premier à se manifester et le plus essentiel à une vie saine. Le besoin de contrôle viendrait ensuite lorsque le premier est raisonnablement satisfait et le besoin d’affection viendrait en dernier parce qu’il suppose une plus grande maturité de la personne ou de la relation. Les trois types de besoins seraient reliés aux stades du développement de l’enfant identifiées par Freud (oral, anal, phallique).

Continuons notre expérience

  • Vous l’avez sans doute deviné : vous devez maintenant classer les besoins de votre liste en fonction de la conception de Schultz. Servez vous du code S1 à S3 pour inscrire votre opinion.

    • S1 - Besoin d’inclusion
    • S2 - Besoin de contrôle
    • S3 - Besoin d’affection

  • Classez chaque besoin de votre liste maintenant.



    Les types de transferts selon Larivey
Michelle Larivey distingue trois genres de relations transférentielles. Chaque type est défini par la conquête d’une capacité, celle de vivre librement une dimension de sa vie psychique afin de satisfaire la besoin fondamental qu’elle contient. (Voir Le défi des relations.)

Le droit à l’existence est lié au besoin d’être aimé sans avoir à le mériter par une performance quelconque. Le fait d’être accueilli dans l’existence par un parent bienveillant constitue le modèle de cette satisfaction. Une expérience de cette nature permet à la personne d’aborder l’univers en ayant la conviction qu’elle est aimable et qu’elle mérite d’être traitée avec amour.

Le droit à une identité distincte est lié au besoin d’affirmation et d’autonomie. Il concerne la capacité de s’affirmer comme un être distinct sans perdre l’amour des personnes auxquelles on est lié. Le prototype de cette satisfaction serait l’appréciation d’un parent pour nos initiatives et notre performance, y compris lorsque nos choix sont différents de ceux que le parent aurait faits. C’est le droit d’être soi-même et de s’estimer comme tel qui constitue l’enjeu essentiel de cette conquête.

Le droit à une identité sexuelle est lié au besoin d’aimer et d’être aimé en tant qu’être adulte sexué. L’enjeu est l’estime de soi en tant que partenaire sexuel et amoureux. Le fait d’être apprécié en tant qu’homme ou femme désirable par son parent de sexe opposé est le modèle fondamental de la réponse adéquate à ce besoin, pourvu que l’attrait soit exprimé de façon respectueuse et ne soit pas caché à l’autre parent (ou au conjoint). Le droit d’avoir une vie sexuelle et amoureuse pleinement satisfaisante est le résultat de cette conquête réussie.

Comme dans les deux conceptions précédentes, ces niveaux de transfert sont hiérarchisés. Ils le sont d’une façon assez particulière : la résolution de chacun s’appuie sur la conquête du précédent. L’identité distincte implique qu’on prenne le risque de perdre la relation accueillante qui apportait le droit à l’existence ; elle sort des zones connues et rassurantes pour explorer de nouvelles possibilités plus conflictuelles. De même, l’identité sexuelle s’appuie sur le droit d’être un individu distinct, mais elle vient compliquer la situation en impliquant directement de nouveaux partenaires en plus des deux parents à la fois et de façon complémentaire.

Poursuivons encore notre expérience

  • Vous devez classer les besoins de votre liste en les reliant aux trois types de transfert proposés par Larivey. Le code L1 à L3 vous permettra de noter facilement vos conclusions.

    • L1 - Droit à l’existence
    • L2 - Identité distincte
    • L3 - Identité sexuelle

  • Classez chaque besoin de votre liste avant d’aller plus loin.



Ce qui en ressort

Les trois conceptions ci-dessus s’inscrivent toutes dans le courant humaniste de la psychologie. À ce titre, on peut s’attendre à ce que leur validité soit vérifiable par chaque personne à la lumière de sa propre expérience de vie. Autrement dit, elles doivent rejoindre notre expérience subjective en correspondant à ce que nous vivons. Je crois qu’elles répondent toutes trois à cette exigence ; nous y reconnaissons assez facilement les réalités de notre propre vie.

Les trois conceptions présentent une hiérarchie dans les besoins. Certains besoins doivent être comblés avant que d’autres commencent à occuper le centre de l’attention de la personne. Cette hiérarchie est si importante qu’elle permet de définir le niveau de développement de la personne du point de vue de ses besoins essentiels. Les motivations principales d’une personne à un moment de sa vie permettent de déterminer où elle en est du point de vue de sa croissance. Ses motifs pour entrer en relation avec les autres permettent de déceler la qualité de son développement interpersonnel. De même, les transferts qui se manifestent dans ses relations importantes à une époque particulière de sa vie sont assez caractéristiques pour contribuer à son diagnostic et fournir une vision assez juste du développement de son autonomie personnelle.

Cependant, les trois conceptions ne suffisent pas à répondre aux questions soulevées dans cet article. Elles s’en tiennent à des grandes catégories de besoins sans nous fournir les éléments pour distinguer et évaluer les besoins particuliers.

Par exemple, comment considérer le besoin “que tu m’aides dans la maison”, “que mon patron m’encourage”, “de rire et de me détendre”, “de parler à ma mère”, “d’être apprécié pour la qualité de mon travail”, etc. ? S’agit-il de besoins réels ? Comment distinguer ceux qui ne sont pas des besoins et comment devons-nous les définir ?

D. Conclusion provisoire

Il faut donc aborder la question autrement pour répondre à notre question principale et à celles qui en découlent. Voici ces questions qui restent encore sans réponse après avoir considéré les trois conceptions que nous avons examinées plus haut.

  • Quelles sont les principales caractéristiques qui permettent d’identifier un besoin ?
    • Les besoins doivent-ils tous être comblés ?
    • Les besoins sont-ils innés ou acquis (appris) ?
    • Comment identifier un besoin psychique ?
    • Comment distinguer un besoin, une demande et une pression ?
    • Qu’est-ce qui distingue le besoin et le moyen de le satisfaire ?

  • Comment procéder lorsque nous avons identifié notre besoin ?

C’est à ces questions que répond la deuxième partie de cet article : Reconnaître les vrais besoins. En attendant, je vous encourage à les examiner et à y apporter vos propres réponses.





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