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Question: Les manques signalent le besoin Selon ce que je comprends, il y aurait des manques qui signalent l'importance du besoin d'être aimé et il est important d'en reconnaître l'existence. Comment se manifestent ces manquent et comment les reconnaître? Réponse La personne qui se dirige vers le burnout est souvent étonnée par le fait que les témoignages d'appréciation qu'elle reçoit la touchent très peu. Elle travaille très fort à mériter des félicitations bien justifiées pour la qualité et l'ampleur de son travail. Pourtant, elle reste indifférente au moment où ses collègues, ses supérieurs ou ses proches lui expriment leur admiration ou leur reconnaissance. Dans d'autres cas, c'est l'ampleur des émotions qui étonne la personne. Elle sera, par exemple, bouleversée par le témoignage d'estime qu'elle observe dans un film, parfois même par le regard reconnaissant du chien pour son maître. Les émotions qui l'envahissent lui semblent alors tout à fait inappropriées. Ces émotions sont la manifestation de besoins importants. Ceci a été expliqué, notamment, dans " À quoi servent les émotions" et dans " Mettre mes émotions au travail". Si on y regarde de plus près, avec une attitude ouverte, on peut constater que ces émotions fortes signalent des manques importants qui correspondent bien à leur intensité. En laissant ces émotions prendre place en nous, il est possible de découvrir le message précis qu'elles contiennent. Dans le cas du burnout, ces réactions rejoignent typiquement le besoin d'être aimé, non pas pour sa performance, mais pour ce qu'on est. Les pleurs appartiennent à ce besoin négligé et ils dénoncent le fait que l'admiration ne constitue pas une réponse adéquate. L'indifférence devant les éloges dénonce la même inadéquacité: ce n'est pas d'admiration dont on a besoin, mais simplement d'amour "gratuit", d'amour qui ne découle pas de nos succès, mais qui s'adresse à ce que nous sommes, à notre existence elle-même. |
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Question: burnout et médication Je suis en burnout depuis trois mois. Je prends des somnifères pour résoudre mes problèmes de sommeil et je prends un autre médicament pour contrôler mes palpitations. Mon médecin constate que je ne m'améliore pas et voudrait que je commence à prendre des antidépresseurs. Je voudrais prendre un autre chemin que celui des antidépresseurs. Est-ce qu'il y a d'autres possibilités plus douces et plus naturelles ? Réponse Dans la plupart des cas, la vraie solution au burnout implique des changements importants dans notre façon de vivre. Il est possible, mais très difficile, de cerner les changements nécessaires et de les réaliser sans une aide professionnelle et plus particulièrement une psychothérapie. Les médicaments (somnifères et antidépresseurs surtout) sont des outils qui peuvent aider à retrouver assez de forces pour entreprendre les changements nécessaires. Ils ne sont pas une solution au burnout; seulement un support temporaire pour faciliter la recherche de vraies solutions. Ce support n'est pas nécessaire "en soi". Plusieurs parviennent à résoudre leur burnout sans médicaments. Mais leur démarche est plus exigeante et elle n'est pas nécessairement plus efficace. Pour d'autres, la phase médicaments est non seulement nécessaire, mais très utile. Sans ces moyens qui permettent de retrouver un sommeil plus raisonnable et de calmer leur tourbillon émotif, ils ne parviendraient pas toujours à une solution. Quelles que soient nos préférences théoriques, il faut avant tout choisir les moyens qui nous aident le mieux à faire la démarche de changement nécessaire dans notre vie. Le burnout n'est pas un état qui disparaît tout simplement avec le temps ou le repos. Il est la manifestation d'un déséquilibre profond dans notre façon de vivre, notre identité et notre valeur personnelle. Les enjeux sont trop importants pour les mettre à la merci de notions abstraites peu pertinentes comme le fait qu'un ingrédient soit "naturel" ou "chimique". Mais il ne faut pas non plus s'imaginer que les médicaments (même en ajoutant des antidépresseurs) vont résoudre quoi que ce soit. Ils ne peuvent faire plus que leur effet: fournir des conditions plus favorables en calmant le tourbillon émotif et en facilitant le sommeil. Le travail qui compte vraiment est d'un autre ordre, comme je l'explique dans "Prévenir le burnout". |
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