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" Colère et violence "

Par Michelle Larivey , psychologue


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Question: Hausser le ton, c'est inacceptable!
    Je n'aime pas être l'objet d'agressivité. Je puis comprendre que quelqu'un, en l'occurrence mon mari, soit furieux contre moi mais je trouve inacceptable qu'il hausse le ton et encore plus qu'il me crie par la tête. Je trouve cela violent. Je lui dis alors, «parle-moi sur un autre ton, cesse de me crier par la tête!» S'il ne le fait pas, je quitte la pièce.
Réponse


Cette question est intéressante de plusieurs points de vue. D'abord pour faire la différence entre l'intensité et la violence. Ensuite pour illustrer l'effet du contrôle dans une relation (lorsqu'il réussit). Et enfin pour explorer la possibilité d'une méthode plus constructive et vivante pour la relation que celle qui consiste à "mettre l'autre à sa main" ou à couper le contact.


    Est-il violent de "crier par la tête" ?
Violence et décibelsNon, le fait crier en s'adressant à quelqu'un n'est pas en soi une manifestation de violence. Ce n'est pas le nombre de décibels qui est le critère de la violence ni même de degré d'intensité de l'expression. Même l'effet ressenti ne permet pas toujours de déterminer s'il s'agit de violence ou non parce que le seuil de tolérance est différent d'une personne à l'autre. Ce que l'un considère comme violent ne l'est pas pour un autre. Aussi faut-il tenter d'avoir des repères objectifs, ce qui n'est pas si simple.

Il est difficile de préciser en quelques mots en quoi consiste la violence, parce qu'il s'agit d'une réalité complexe. Et pour bien comprendre cette réalité, il faut souvent l'envisager à la fois du point de vue de celui qui dit la subir et du point de vue de celui qui en serait l'auteur. Ceux qui désirent des explications plus poussées sur le concept de violence peuvent consulter la fiche analytique dans «La puissance des émotions».

Dans une relation, la violence est un acte abusif et une intrusion. Pour qu'il s'agisse de violence, il faudrait qu'en plus de hausser fortement le ton mon mari m'adresse des injures dans le but de me blesser et que celles-ci soient disproportionnées par rapport à ma responsabilité concernant ce qu'il me reproche. Ou encore que ses cris aient pour but de m'intimider et représentent une menace réelle.

Un parent qui en a "raz-le-bol" de répéter et qui hurle sa colère n'est pas violent pour autant, à moins que cette charge émotive soit trop grande pour la maturité psychique de l'enfant. (Nous supposons qu'il ne va pas attaquer physiquement et que l'enfant le sait.) Dans ce cas on ne peut pas dire que l'acte soit abusif; il est proportionnel à l'exaspération que l'enfant a engendrée chez le parent.

Par contre le parent qui frappe son fils parce qu'il réplique pose un geste violent parce qu'il abuse de sa force ou de son pouvoir. Ce geste peut contenir de la colère accumulée n'ayant aucun rapport avec le fils, mais ce n'est pas ce qui le rend violent. Violenter, c'est le fait de porter atteinte de façon abusive à l'intégrité physique d'un autre. En soi, une réplique ne mérite pas une taloche, mais il peut arriver que son contenu, lui-même violent, en mérite une.

On peut évaluer le degré de violence par le rapport entre la force du soufflet et l'âge de l'enfant, mais aussi par la signification psychique du geste. Par exemple, auprès d'un adolescent, une gifle qui signifierait «tu n'as pas le droit d'être toi» pourrait être aussi violente qu'une tape à la figure qui renverserait le petit de huit ans. Par contre, une tape mesurée aux fesses au petit qui tente de grimper sur la cuisinière n'est pas un acte violent car il est proportionnel au message que le parent veut donner et n'attaque pas réellement l'intégrité physique ou psychique de l'enfant.


    Pourquoi tente-t-on de contrôler l'autre?
Lorsque j'exige de mon mari qu'il adopte le ton qui me convient et s'exprime de la manière que je privilégie, je cherche à prendre le contrôle de l'interaction. Ceci me sert à éviter de vivre des sentiments qui me déplaisent, de faire des prises de conscience qui me dérangent et de vivre des situations inconnues. Si l'autre se comporte selon mes termes, d'une manière qui m'est familière, je risque peu d'être dérangée. C'est le but essentiel de cette tentative de contrôle.

Le contrôle de l'autre est en fait une façon de manipuler. Je dis que je n'aime pas ce qu'il fait et que je le punirai s'il continue. Quitter les lieux, ne plus l'écouter ou l'agresser équivalent à une punition. J'exige qu'il se plie à ma volonté, au nom du fait que je n'aime pas l'agressivité ou parce que je déteste être l'objet d'une colère intense. Pour certains, il faut ajouter d'autres raisons: la colère leur fait peur, elle leur rappelle le climat de leur enfance ou elle est inadmissible entre personnes qui s'aiment. Avec ces arguments, ils tentent de convaincre leur interlocuteur de s'adresser à eux d'une autre façon.

Pourquoi mon mari ou tout autre interlocuteur devrait-il se plier à cela? Pourquoi devrait-il modifier ce qu'il vit ou son expression pour m'éviter ce désagrément. Car c'est bien cela que j'exige de lui: qu'il renonce à la fidélité à son vécu. ( Voir «Fidèle à moi-même» dans Les émotions source de vie).

Il n'existe pas de raison valable pour que mon mari renonce à se respecter. Accepter de taire son expérience ou d'en modifier l'expression pour me "ménager" est toujours une mauvaise solution. Pourquoi?

D'abord à cause de l'effet pervers d'un tel choix sur soi et sur la relation, comme nous le verrons dans la partie suivante. Ensuite parce qu'obéir à cette exigence c'est devenir complice de l'évitement de sa partenaire.

Pensons à un enfant qui se mettrait à crier, par peur de l'eau, chaque fois qu'on l'approche de son bain. Si on obéit à son exigence de l'en tenir loin, sa peur ne pourra que grandir. Il nous semble évident que cette façon de faire n'est pas souhaitable à cause du handicap qui poursuivrait cette personne pour le reste de sa vie. Il en va de même pour l'évitement de l'agressivité: chaque fois que nous nous plions au caprice d'un interlocuteur invoquant "que ça ne lui plaît pas", nous sommes complices de son évitement et nous entretenons chez lui un handicap.

Mais nous n'avons pas à porter la responsabilité de l'évolution personnelle de notre conjoint, ami ou collègue. Ce n'est pas pour cela que je dénonce la complicité de l'évitement. C'est plutôt parce que cette docilité est néfaste pour celui qui s'abstient de s'exprimer sous la menace et pour la relation elle-même.


    Les méfaits du contrôle d'autrui
Baillonner le conjointImaginons que je sois le mari qui se fait dire: «Parle-moi sur un autre ton, cesse de me crier par la tête! Sinon je ne t'écoute pas!». Supposons que je veuille obéir à cet ordre. Que dois-je faire? Me rétracter si j'ai déjà tout dit ? M'excuser pour qu'elle ne m'en veuille pas ? Continuer à m'exprimer, mais sur un ton qui ne correspond pas à mon expérience intérieure ?

Dans tous les cas, je devrai être faux. Me rétracter ne neutralise pas ce que je vis mais en annule seulement l'expression. Je n'assume plus ce que je vis. Le fait de m'excuser a la même fonction: je ne m'assume pas. Me voilà donc aux prises avec une expression qui a avorté, avec une expérience qui demeure en plan.

Je suis aussi tenté de réprimer cette colère que j'ai retirée sous la menace de mon épouse. En effet, si je ne puis l'exprimer, pourquoi la garder intacte dans ma conscience... elle ne pourra qu'influencer négativement nos rapports. Je tente donc de l'oublier. Je me raisonne: «je dois comprendre, elle n'aime pas cela»... mais surtout, «il vaut mieux que je me taise si je ne veux pas que ça tourne mal: elle se fâchera ou me boudera»... Finalement, nous serons guère plus avancés et le climat sera pourri.

Avec le temps et la répétition, j'en viens à réprimer ce que je vis "avant" de l'exprimer. Ainsi j'évite toute altercation. Mais je ne suis pas nécessairement à l'abri des complications.

Souvent, la personne qui interdit qu'on lui parle trop fort est justement celle qui, de son côté, ne se prive pas d'invectiver vigoureusement son conjoint lorsqu'elle est mécontente. La révolte s'installe alors petit à petit chez celui qui a consenti à neutraliser son expression et même sa colère. Mais il choisit encore de ne pas l'exprimer pour maintenir la paix. C'est ainsi qu'au fil des ans il accumule une charge émotionnelle: colère et ressentiment s'entassent presqu' imperceptiblement. Plus ces sentiments prennent de la place lui, plus il me sent incapable de les exprimer et plus il tente de les annihiler.

Le psychisme de l'être humain ne lui permet pas de sélectionner les émotions acceptables pour ne ressentir que celles-ci. L'effort de neutralisation du vécu a un effet sur toute la vie émotionnelle. La personne qui neutralise une dimension importante de son expérience psychique (comme la colère) devient donc moins émotive d'une manière générale et aussi moins expressive. Le résultat est facile à prévoir: le conjoint bien "neutralisé" se fera bientôt reprocher d'être plus distant, moins intéressé, moins intéressant, bref moins vivant. En voulant éliminer l'agressivité qui nous menace, nous risquons d'avoir une bien mauvaise surprise: un eunuque émotionnel à la place d'un conjoint.

Au bout du compte, je ne suis pas le seul à souffrir de ma "castration volontaire": ma femme et la relation en sont également victimes. Mais malheureusementil faudra, pour en sortir, que je passe par l'expression de cette colère. Finalement, malgré tous mes efforts pour sauver la paix, je ne puis faire l'économie de manifester mon mécontentement. Si ma femme et moi voulons nous retrouver, je devrai trouver le courage d'affronter ses réactions.

Je constaterai alors que nous avons perdu beaucoup de temps et qu'il faut revenir à la case départ pour exprimer tout ce qui a été camouflé. C'est la vie contenue dans l'émotion réprimée qui ranimera la relation et me rendra ma vitalité. (Voir «L'expression qui épanouit» dans «Les émotions source de vie» ainsi que «Querelles et chicanes dans le couple».)


    Que faire au lieu de contrôler l'expression de mon interlocuteur?
Voyons ce que je puis faire dans le cas où l'expression de mon mari n'est pas réellement violente (un acte abusif et une intrusion).

D'abord je pourrais écouter attentivement ce qu'il m'exprime. C'est un peu éprouvant si je n'aime pas être la cible d'une colère intense, mais c'est quand-même possible. Ensuite, je peux chercher à comprendre ce qu'il vit et comment il le vit. Je peux lui poser des questions si c'est nécessaire pour bien comprendre.
    «Qu'est-ce qui te dérange réellement dans ce que j'ai fait (ou pas fait)?»
    «En quoi est-ce si important pour toi?»
Il est possible qu'il soit blessé ou lésé même si je n'avais aucune intention de le heurter en faisant ce que j'ai fait. Au lieu de me défendre et plutôt que de justifier mon comportement, je peux m'appliquer à recevoir l'expression de son mécontentement.
    Si par exemple j'ai oublié de payer un compte et que cela implique que nous devrons débourser un pénalité élevée, je dois accepter qu'il ne réagisse pas à mon intention mais bien à mon omission et à l'effet de celle-ci. Toutes mes explications ne changeront rien aux conséquences de mon oubli.
Il vaut donc mieux que je consente à ce qu'il soit furieux, que j'avoue mon erreur et exprime mon regret s'il y a lieu. Mais il est important que mon regret ne soit pas surtout un moyen de le manipuler, ( «je te dis que je suis désolée donc tu dois cesser d'être furieux» ). Avec cette façon de procéder, l'affaire sera rapidement close. Il est même possible que le fait d'avoir été à l'écoute de son mécontentement et touchée par celui-ci ait une influence sur mon comportement dans des situations semblable. Je pourrais être intéressée à faire un effort particulier pour éviter de lui faire vivre encore le même mécontentement.

Il serait aussi souhaitable que je porte attention à ce que j'éprouve devant sa colère et que je me laisse le ressentir plutôt que de me durcir pour ne pas être atteinte. Si j'évite à ce point la colère des autres c'est probablement parce qu'elle est reliée à une expérience importante, sans doute pas une expérience agréable. En étant plus réceptive, j'en arriverai certainement de mieux me comprendre dans cette situation. L'exploration de ce vécu me donnera l'occasion de régler le problème qui déclenche chez moi cette attitude défensive.

 



Question: L'expression concrète de la colère
    Pointer du doigt J'accepte que ma fillette de 5 ans soit en colère contre moi. Elle a toutefois une habitude qui me dérange: parfois elle pointe l'index sur moi en disant Pow! Pow! Je n'aime vraiment pas cela et j'essaie de la corriger. Je lui explique qu'elle peut m'exprimer ce qu'elle éprouve avec des mots, par exemple dire «Maman, je suis très fâchée contre toi!» Mais elle revient toujours à ce geste. Que puis-je faire?
Réponse


La première chose à faire est certainement de nous interroger sur ce qui nous déplaît dans ce geste. S'il constitue un problème à nos yeux, c'est à cause de la signification que nous lui attribuons et parce que nous projetons cette signification sur l'enfant. La mère peut, par exemple, interpréter son geste comme de la haine, un désir de la faire disparaître, de la tuer...

Supposons que, dans ce cas particulier, nous voyons le geste de l'enfant comme une tentative de nous tuer. Il s'agit alors à nos yeux d'un geste violent ou, tout au moins, grandement disproportionné par rapport à la situation. Mais en plus de cette signification expressive, nous craignons peut-être que ce comportement ne prenne de l'ampleur et se traduise plus tard par des actes violents.

Sur ce dernier point, nous pouvons toutefois nous rassurer immédiatement. Les enfants qui sont capables, en bas âge, de ressentir leurs sentiments (surtout leurs frustrations) et de les exprimer ne sont pas ceux qui deviendront des tueurs. Les individus froidement violents sont au contraire coupés de leur monde émotionnel. C'est d'ailleurs cette distance par rapport à eux-mêmes qui leur permet de poser des gestes de destruction sans être atteints sur le coup et sans éprouver de remords par la suite.


    Intelligence concrète et expression émotionnelle
L'intelligence d'un enfant de cinq ans est concrète: il ne pense pas avec des concepts abstraits, mais à l'aide d'un support concret comme un geste ou un objet. Il est par exemple incapable de calcul mental comme le jeune qui a atteint le stade de l'intelligence abstraite. Il lui faut compter à l'aide d'objets, réfléchir à partir d'éléments qu'il peut visualiser. C'est pourquoi on ne lui dira pas, par exemple, qu'il ira chez grand-mère dans deux jours mais dans deux «dodos».

L'expression de ses sentiments se fait en s'appuyant sur les mêmes capacités: il doit les manifester concrètement. Ainsi le tout petit hurle lorsqu'il est en rage, pleure ou donne des coups de pieds s'il est en colère. Les enfants se tirent les cheveux, se battent, se tiennent par le cou, s'embrassent mais ils ne disent pas «je suis fâché contre toi, je t'aime» sans que les parents ne leur mettent les mots dans la bouche.

Au stade de l'intelligence concrète, l'expression par le corps est leur mode d'expression privilégié. Il est donc inutile et même nuisible de pousser un enfant de cet âge à formuler ses sentiments en termes conceptuels. En effet, les mots ne lui permettront jamais d'exprimer totalement ce qu'il ressent, alors qu'il le pourra à travers son corps. Restreindre ses gestes c'est brimer l'extériorisation de ses émotions et donc le forcer à les refouler.

C'est plutôt cette répression qui serait dangereuse pour le futur. Par exemple, l'enfant battu qui n'a aucun exutoire (car se plaindre ou se mettre en rage lui attirerait des sévices), refoule ses émotions avec le résultat qu'on connaît à l'âge adulte. (Voir «Agressivité et affirmation» dans «Les émotions source de vie» http//redpsy.com/editions/emotions.html> .)


    Nécessité du sentiment de puissance
Super boyEmpêcher l'enfant de s'exprimer par un geste tel que pointer le doigt en disant «Pow! Pow!» c'est aussi l'empêcher de vivre un quelconque sentiment de puissance. Or l'enfant en bas âge a besoin de sentir une certaine force pour compenser le fait qu'il est continuellement soumis aux volontés de l'adulte. S'il n'a pas parfois la possibilité de mesurer l'impact sur son entourage de ce qu'il vit, sa capacité d'agir sur celui-ci, il développe une impression d'incapacité et peut-être même celle d'être nul. Les parents qui se réjouissent d'avoir un enfant très docile ne se rendent pas compte du handicap qui s'installe graduellement chez lui: docile avec eux, docile à l'école, il lui faudra un maître toute sa vie. N'ayant pas développé son initiative et mesuré son pouvoir, il cherchera à vivre sous la coupole d'un autre.
    Par exemple, ma fille est furieuse car je suis un obstacle à son désir en lui imposant un «non». Elle fait alors mine de m'éliminer en tant qu'obstacle. Rien de plus naturel et de plus sain! La colère surgit en effet devant les obstacles à notre satisfaction et elle sert à nous mobiliser pour vaincre l'obstacle. L'empêcher d'attaquer cet obstacle à sa satisfaction et avec les moyens qui sont les siens, c'est lui imposer de choisir l'impuissance. S'il est indispensable et sain que certains de ses désirs soient frustrés par son parent, il est tout aussi indispensable qu'elle apprenne à réagir à cette difficulté qu'elle rencontre sur son chemin. Il serait beaucoup plus inquiétant de la voir se résigner rapidement devant les obstacles.

    Jouer le jeu pour valider l'émotion et l'expression
    Si je dis à ma fille: «Tu peux être fâchée contre maman, mais tu ne dois pas pointer ton doigt sur elle ainsi», elle retiendra probablement que «maman ne veut pas que je sois en colère contre elle». Si, au contraire, je rentre dans son jeu en répondant dans ses termes, je reconnais son sentiment et je lui permet de l'exprimer d'une manière qui traduit bien ce éprouve.

    Jouons ! Donc, lorsque ma fillette fait «Pow! Pow! en pointant le doigt sur moi, je feins d'être atteinte, me tords en me plaignant comme si elle avait réussi à m'atteindre réellement et après quelques instants, je m'écroule.
Que vivra donc l'enfant au cours de ce jeu de rôle? D'abord elle sentira qu'elle a réussi à m'atteindre par sa colère. Elle s'en sentira plus forte. Peut-être aura-t-elle légèrement peur, la première fois que nous jouerons ce scénario, mais seulement pour une période très courte car elle se rendra vite compte qu'elle parviendra facilement à me «ranimer». Elle en sera contente et nous nous réjouirons ensemble. Le message enregistré sera alors probablement le suivant.
    «Je puis me fâcher contre maman. Elle me reçoit ainsi car je l'atteint. Mais elle n'en meure pas (ne disparaît pas pour toujours). Et, (ceci est très important), nous sommes ensuite contentes d'être ensemble. Maman ne m'en veut pas, elle ne s'en va pas lorsque je lui montre mon mécontentement. Au contraire, elle aime cela».
Quel merveilleux jeu d'initiation à la vie affective et à l'expression directe! Quel message précieux pour éduquer son enfant à vivre sainement son agressivité.


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    Les auteurs des articles répondent gratuitement aux questions d'intérêt général. Les réponses sont des principes généraux dont chacun doit évaluer la pertinence pour sa propre situation. Il s'agit d'une intervention éducative et non d'une consultation personnelle. Les psychologues répondent à la fin du mois aux questions qui concernent l'article du mois courant. Ils répondent aux autres questions au moment qui leur convient.

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