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Les psychologues humanistes !
Se renier par la "dépendance affective"
Par Michelle Larivey, psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
"La lettre du psy"
Volume 3, No 9: Octobre 1999


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Résumé de l'article

Cet article fait suite à "Dépendance affective et besoins humains" où Michelle Larivey explique que ce n'est pas la dépendance elle-même qui maintient les personnes dites "dépendantes affectives" dans des relations stériles. C'est plutôt par un évitement fondamental qu'elles adoptent des comportements dysfonctionnels.

On peut comprendre comment les personnes dites "dépendantes affectives" arrivent à se dissimuler aux autres ainsi qu'à elles-mêmes. On peut voir comment le fait de se renier ainsi est aliénant, comment ces personnes sont de moins en moins "quelqu'un" et se fient de plus en plus à l'autre pour le devenir. Car c'est là une impasse majeure de la "dépendance affective."


Table des matières
    A. Introduction
    B. L'aliénation à force de se renier
    C. Deux exemples
    D. L'aliénation au quotidien
    E. Ignorance, transfert et résistance
    F. La solution: renverser le processus d'aliénation
    G. Comment vous servir de ce texte

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A. Introduction


Dans l'article précédant celui-ci, "Dépendance affective et besoins humains", j'ai expliqué que ce n'est pas le fait d'être dépendantes qui maintient les personnes dites "dépendantes affectives" dans des relations peu nourrissantes et débouchant sur des impasses. C'est le fait de "faire porter la responsabilité" de leur satisfaction et de leur évolution psychique aux autres. En d'autres mots, elles désirent être aimées, acquérir une valeur, avoir le droit d'être elles-mêmes, mais sans assumer l'existence de ces besoins. Au contraire, elles les dissimulent en espérant que l'autre leur procure ce qu'elles recherchent.

Cet évitement fondamental les amène à toutes sortes de comportements dysfonctionnels et parfois même aberrants. C'est cet évitement qui, à la longue, peut devenir pathologique parce qu'il les empêche de se nourrir réellement dans leurs relations et rend même impossible d'y évoluer. C'est cet ensemble de comportements dysfonctionnels que j'appelle "la dépendance affective".

Je tenterai dans ce texte de faire comprendre comment les personnes dites "dépendantes affectives" arrivent à se dissimuler aux autres ainsi qu'à elles-mêmes. J'essaierai de faire comprendre comment le fait de se renier ainsi est aliénant, comment ces personnes sont de moins en moins "quelqu'un" et se fient de plus en plus à l'autre pour le devenir. Car c'est là une impasse majeure de la "dépendance affective."

B. L'aliénation à force de se renier


La personne "dépendante affective" est à la recherche de son droit à l'existence. (Voir "Dépendance affective et besoins humains" et "Transfert et droit de vivre" ) Mais elle effectue cette recherche d'une manière déficiente. Comme toute personne à la conquête de son droit d'être, elle souhaite être aimée, acceptée telle qu'elle est. Elle désire qu'on prenne soin d'elle et même parfois qu'on la prenne en charge, preuve ultime de son importance. (Si elle cherche aussi à être désirée, ce n'est pas par besoin d'être confirmée comme être sexué, mais encore comme preuve qu'elle est aimable et valable.)

Encore une fois, ce ne sont pas ses besoins qui constituent un problème mais bien le fait de dissimuler les enjeux fondamentaux de la relation. Son droit d'exister étant précaire, elle se retrouve souvent et facilement dans une relation transférentielle, occupée essentiellement à cette recherche. Comment nourrir ce besoin impérieux d'être aimée et confirmée tout en le cachant à son interlocuteur? C'est le drame vécu par la personne dite "dépendante affective". Elle choisit malheureusement une solution qui devient vite un mode de vie: l'aliénation de soi.

Être aliéné c'est n'être plus tout-à-fait soi-même. On devient graduellement aliéné à force de s'abstenir d'être soi, à force de renier sa réalité vécue. On peut en venir à avoir l'impression que le "vrai soi" n'est pas présent dans sa relation avec les autres.

Il y a différentes manières de se renier. Ignorer ce que je vis (ma colère, par exemple) en est une. Agir à l'inverse de ce que je ressens en est une autre (je suis triste mais je souris). Banaliser ce que je ressens ou perçois en est une autre ("ce n'est pas grave, d'autres vivent des choses pires que ça"). Renoncer à mon propre jugement, faire davantage confiance au jugement de l'autre qu'au mien, refuser de regarder ma réalité en face... Les textes de Jean Garneau "Fidèle à moi-même" et "À quoi servent les émotions" sont très instructifs sur ce sujet.

Il peut paraître étrange de parler d'aliénation de soi chez une personne qui recherche avidement l'amour, comme c'est le cas du "dépendant affectif". N'est-il pas paradoxal de dire que cette personne se renie?

L'affirmation prend, au contraire, beaucoup de sens si on considère que cet individu, dans ses tentatives d'obtenir l'amour, tient très peu compte de ce qu'il vit, ignore une partie de ce qu'il perçoit, agit à l'encontre de ce qu'il ressent, sacrifie des choses qui sont importantes pour lui,. On peut dire que le "dépendant affectif" s'efforce de "ne pas exister" pour donner la place à ceux dont il veut être aimé. L'aliénation peut même devenir une caractéristique de son mode de vie.

Voyons à travers deux exemples, comment se manifeste cette aliénation de soi.

C. Deux exemples


1. Les malheurs de Julie

Julie ne comprend pas pourquoi elle se lie régulièrement à des hommes qui ne l'aiment pas vraiment, qui ne sont là que pour le sexe et que pour l'exploiter. La relation commence toujours de la même façon: l'homme est fou d'elle et impressionné par elle. Elle est alors transportée de joie et pense qu'elle a enfin trouvé "l'homme de sa vie".

Julie occupe un poste en vue. Elle est très à l'aise financièrement et possède ses entrées dans les groupes à la mode. Malgré sa popularité et son succès professionnel, elle n'est pas très sûre d'elle. Intellectuellement elle se sait intéressante, mais elle n'a pas cette conviction "dans ses tripes". Elle est très sensible au rejet et chaque rupture (elles sont nombreuses) l'atteint au plus profond d'elle-même: "il n'y a rien à faire, je ne suis pas aimable, personne ne voudra jamais de moi."

Avec ses amants elle est généreuse; elle leur ouvre les portes dans la société et les comble de cadeaux. Elle demande peu pour elle, sinon qu'ils l'aiment. De ses attentes, elle ne parle jamais car elle considère que "faire voir son besoin d'amour, c'est quêter". Alors, elle profite des relations sexuelles pour puiser des miettes de tendresse, obtenir des caresses qu'elle s'efforce de décoder comme affectueuses. Elle rêve d'être parfois bercée par ses amants, se sent, au fond comme une enfant (l'image tranche tellement à ses yeux avec celle de la femme qui réussit professionnellement!). Elle est convaincue que les hommes qui auront accès à ses fantaisies et démasqueront "ce besoin d'enfant" la quitteront sur le champ.

Elle oublie qu'ils la quittent de toutes façons! Un jour, quand elle se décide à devenir un peu plus exigeante quant à la place qu'elle prend dans la relation, quand elle ose être davantage elle-même, ils la quittent. Sans tambour, ni trompette, ils s'effacent doucement... elle n'a jamais d'explication et ne comprend pas bien pourquoi tout est soudain fini.


2. La prison de Bruno

Bruno a choisi il y a longtemps d'être un "gentil garçon". Adulte, il perpétue cette stratégie pour atteindre le même objectif: être aimé. Docile et accommodant il ne se fâche jamais. Tout semble aller bien dans sa vie: en famille comme au travail. En apparence, une seule chose fait défaut: il est aux prises avec une phobie envahissante qui prend de plus en plus de place avec les années. Tout endroit le moindrement fermé déclenche chez lui une grande angoisse. Il se sent "enfermé", "prisonnier". Il craint d'être en proie à la panique et de tout casser pour se sauver.

Bruno est sensible. Il montre peu cet aspect de lui, sauf à travers les services qu'il est toujours prêt à rendre et dans sa relation avec Rembrandt, son vieux Berger allemand. Les remarques de son père, durant sa jeunesse, lui ont fait croire que seuls les faibles montrent leurs sentiments. Aujourd'hui il se conduit en "homme affectivement indépendant". Seulement il n'arrive pas à être tout à fait indépendant: en tant que "phobique", il doit compter sur ses proches pour lui éviter les situations susceptibles de déclencher une crise de panique. Affectivement il se présente comme un homme "au-dessus de ses affaires" mais dans les faits, il vit comme un handicapé.

D. L'aliénation au quotidien


Julie et Bruno ont toute l'information nécessaire pour comprendre leur malheur et pour en sortir. Seulement, ils ne font pas suffisamment confiance à leur expérience pour s'y arrêter et en tenir compte. Chaque jour, ils ont des sentiments, des perceptions, des impulsions, des réactions. Ils font même, la nuit, des rêves qui pourraient les éclairer sur ce qu'ils vivent (s'ils voulaient prendre la peine de les considérer).


Les constats que Julie ignore systématiquement .
  1. Son amant (comme les précédents) est avare d'affection et de gestes de tendresse.

    (Julie considère cette information comme secondaire puisqu'il se montre passionné.)

  2. Il a parfois des réactions qui la mettent mal à l'aise et la laisse perplexe. Malgré qu'il se dise admiratif, elle perçoit parfois des réactions méprisantes. Des remarques, sur ses seins, par exemple, inutiles et dégradantes. L'impression, à certains moments, d'être exploitée ou qu'il profite de sa situation.

    (Julie ne veut pas s'arrêter à cette information. Elle craint de lui en vouloir et de s'éloigner de lui.)

  3. Elle est convaincue de ne pas recevoir autant qu'elle donne.

    (Quand elle pense à cela, Julie repousse un sentiment rageur. Mais elle se console en se disant que lorsqu'il l'aimera davantage, il changera. Elle trouve toutes sortes de raisons pour justifier l'égocentrisme de son amant: il passe un moment difficile, il n'a pas été gâté dans la vie, il a eu une enfance malheureuse...

    Julie a une autre série d'explications pour justifier le déséquilibre dans la relation: elle se considère comme trop exigeante. Elle a trop besoin d'amour, personne ne peut lui donner ce qu'elle souhaite, c'est à elle de changer ses attentes.)

  4. Ses rapprochements sont souvent refusés sous prétexte qu'ils sont désagréables. Il la dit "collante", lui reproche de s'agripper...

    (Elle n'accorde pas d'importance à cette information, même si elle est bouleversée de l'entendre. Elle retrouve alors un certain calme en se répétant qu'il est normal que son amant n'apprécie pas ses gestes d'affection, car il n'est pas affectueux de nature.

  5. Elle sait qu'elle lui "arrache" des faux "je t'aime".

    (Elle ne tient pas compte de cette information, ni de celle que pourrait lui donner le sentiment amer qu'elle éprouve à ces moments-là. Elle se dit qu'un faux vaut mieux que rien du tout.)

  6. Concernant sa propre personne, elle n'est pas non plus tout à fait inconsciente. Elle sait qu'elle emploie toujours la même tactique de séduction parce que c'est dans les rapports sexuels qu'elle a le plus confiance en elle. Sur ce terrain, elle se sait capable d'être satisfaisante. Lorsqu'elle séduit un homme, elle s'affiche comme une femme "au-dessus de ses affaires" ou même comme une "vamp". Elle camoufle complètement son besoin d'affection; ce n'est que lorsque la relation est un peu mieux établie qu'elle ose montrer cet aspect d'elle.

Les dénis de Bruno

  1. Son épouse est froide et souvent dure avec lui, à peu près de la même façon que son père l'a été et l'est encore.

    (Il ne veut pas s'arrêter à ce fait, ni à la peine et la déception qu'il déclenche. De plus, il déteste le sentiment d'échec qui émerge à ces moments-là.)

  2. Son épouse est capricieuse et égocentrique. Les choses doivent se passer à sa façon et elle a l'habitude d'ignorer les préférences de Bruno.

    (Il ferme toujours les yeux sur son irritation à ce sujet. Il considère que s'il réagit, la discussion n'aura pas de fin et il sortira sûrement perdant.)

  3. Il a souvent l'impression de ne pas compter, sinon pour payer les factures.

    (Il repousse systématiquement cette impression qui, chaque fois, le met en rage. Il ne peut s'empêcher de penser que sa femme ne l'aime pas. Chaque fois, il repousse cette idée en se disant qu'il se trompe sûrement. Alors, il pense aux premiers temps de leur relation et se dit que cela reviendra dès qu'elle vivra moins de stress.

    De toutes façons, il ne peut pas envisager de vivre sans elle car il se trouve trop handicapé avec sa phobie. En fin de compte, il se dit qu'il est peut-être lourd pour elle. Ce n'est pas facile d'aimer un homme dont les activités doivent être aussi restreintes.

    Ce que Bruno oublie, c'est que sa phobie est justement le symptôme qui découle du fait qu'il se renie systématiquement. C'est après des moments où il s'est renié que le symptôme est le plus vif. Typiquement, après une altercation où il a baissé la tête, il est incapable d'aller dans un lieu public.)

  4. À chaque concession pour éviter de "faire des vagues", il éprouve d'abord de la colère qu'il tente de masque dans l'impassibilité. Peu de temps après, il se sent déprimé.

    (Le médecin lui a donné des cachets contre cela. C'est la solution dont il se sert pour se neutraliser dans ces moments-là..)

  5. Chaque fois qu'il s'abstient de se respecter, il n'est pas fier de lui.

    (Lorsque cela se produit il s'efforce de penser à autre chose, ce sentiment est vraiment trop pénible.)

  6. Il se rend compte que le fait d'être toujours très gentil ne lui gagne pas l'estime tant souhaitée de son père.

    (Il essaie donc de renoncer à l'obtenir de son père, mais constate qu'il n'y arrive pas.)

Julie et Bruno n'ont pas besoin de fouiller profondément leur expérience pour faire les constats rapportés plus haut. Ils ont continuellement accès à ce vécu qui n'est aucunement "inconscient".

Ils se comportent toutefois comme s'ils voulaient nier la réalité qu'ils vivent. Ils attendent qu'une autre réalité s'y substitue à force d'efforts et de don de soi. Ils espèrent une réalité qui leur épargnerait la nécessité d'être complètement eux-mêmes, c'est-à-dire d'avoir à se respecter. ("Si l'autre devinait, si l'autre me donnait ce dont j'ai tant besoin! Si l'autre était différent, si l'autre pouvait changer!")

Ayant toutes les informations à leur disposition pour expliquer à la fois leur insatisfaction chronique et leurs impasses, on peut se demander pourquoi Bruno et Julie ne sortent pas de cette dépendance affective qui les annihile. On peut se demander pourquoi ils attendront d'être "au bout de leur corde" pour se séparer et recommencer un scénario semblable avec un autre partenaire.

E. Ignorance, transfert et résistance


La solution qui permet de sortir de ce scénario absurde est difficile à adopter car le "dépendant affectif" doit faire exactement l'inverse de ce dont il a l'habitude. Il lui faut faire de la place à son expérience et la respecter. Ce n'est évidemment pas sa façon "normale" d'agir et il ignore que c'est par ce chemin qu'il construira sa solidité.

Mais même s'il sait que c'est de cette manière qu'il s'en sortira, il a tendance à y résister car c'est pour lui un chemin très difficile. Amorcer un virage dans cette direction lui demande donc un grand courage et un encadrement thérapeutique est loin d'être un luxe pour lui. C'est souvent la conviction du thérapeute quant au chemin à prendre qui lui permettra de trouver le courage de s'engager dans la nouvelle voie. La psychothérapie est d'autant utile que le "dépendant affectif" tentera de reproduire un scénario semblable avec le psychothérapeute.

On pourrait chercher à expliquer les impasses des "dépendants affectifs" par le fait qu'ils choisissent des partenaires incapables de répondre à leurs besoins. Pourquoi Julie choisit-elle toujours des hommes qui sont si peu affectueux? Pourquoi Bruno a-t-il épousée une femme froide qui se montre dure avec lui?

Si on comprend la logique du phénomène du transfert, on comprend que chaque personne choisit le partenaire qui lui permet de travailler sur les cibles les plus importantes pour sa croissance psychique. Julie choisit des hommes avec lesquels il est difficile de faire place à ses besoins d'affection. Elle les choisit justement pour cela (sans le savoir clairement). Aussi, son travail consiste-t-il à oser assumer devant eux cet aspect d'elle- même. Elle n'est d'ailleurs pas attirée par les hommes doux et aimants. Elle les trouve ennuyeux et insipides.

Il en est de même pour Bruno qui n'ose pas s'abandonner à son besoin de tendresse. Il choisit une épouse avec laquelle le défi d'assumer cet aspect est aussi difficile qu'il l'est avec son père. Ce dernier et son épouse sont donc deux personnes fort appropriées avec lesquelles conquérir son droit à l'existence.

F. La solution: renverser le processus d'aliénation


On peut donc imaginer que pour sortir de la "dépendance affective" Julie et Bruno devront renverser le processus d'aliénation. Voici un aperçu du cheminement qui permet de le faire. Je commence par Bruno parce que son symptôme plus précis rend les explications plus simples.

Dès qu'il choisira de s'arrêter sur sa phobie plutôt que de la combattre, Bruno aura accès à plusieurs indices de son insatisfaction. Rapidement il deviendra convaincu que ses phobies sont un symptôme. Il verra comment ce dernier tente de l'informer qu'une dimension importante de sa vie ne lui convient pas. (Voir: "La phobie démystifiée" ). La recrudescence de sa phobie, à certains moments, sera pour lui le signe qu'il suffoque dans cette vie de gentil-jeune-homme-prêt-à-tout-endurer-pour-être-aimé.)

Dès qu'il accueille son angoisse plutôt que de la chasser, Bruno a accès à un sentiment qui traduit toujours la même impression: "il n'y a pas de place pour moi dans ma vie!" Il est clair aussi pour lui qu'il doit se nier pour être constamment gentil. Il ne compte plus les fois où il aurait pu sortir de sa gentillesse pour se manifester clairement. Combien de fois il aurait dit à sa femme qu'elle le blesse en le dévalorisant. Combien de fois il aurait refusé de lui faire plaisir juste après qu'elle l'ait attaqué? Combien de fois a-t-il eu l'impulsion de révéler à son père sa peine immense devant son indifférence?

Il se rend compte aussi que tout ce renoncement à être lui-même ne lui procure pas l'estime qu'il cherche à obtenir de son père. Il s'aperçoit que ses tactiques pour être aimé ne lui procurent pas l'amour recherché. Comble d'absurdité, il voit bien qu'il se traite lui-même comme indigne d'estime en se comportant ainsi.

Julie devra faire un travail semblable. Elle devra s'arrêter à son expérience pour s'informer correctement de ce qu'elle vit. Elle et Bruno devront traiter leur expérience autrement qu'il ne le font jusqu'à maintenant s'ils veulent sortir de la "dépendance affective".

C'est dans un autre texte que nous verrons d'une manière concrète comment se déroule cette démarche, celle qui fera de nos deux protagonistes, des êtres plus solides, qui se portent davantage et gagnent graduellement l'estime d'eux-mêmes.

En attendant, je vous propose une réflexion qui vous permettra de continuer de cheminer sur cette question.

G. Comment vous servir de ce texte



Les changements que je propose pour sortir de l'aliénation propre à la "dépendance affective" ne sont pas faciles à réaliser. D'ailleurs, il n'y a pas que ceux qui se considèrent "dépendants affectifs" qui ont des difficultés sur ces points. C'est difficile et exigeant pour chacun d'entre nous.

Que vous pensiez être "dépendant affectif" ou non, vous pourrez voir plus clair sur la qualité de vos relations en pratiquant ce que je propose ci-dessous. Il suffit de vous questionner sur les aspects de votre expérience que vous repoussez.

Qu'est-ce que j'ignore, repousse, neutralise, banalise avec les personnes à qui j'accorde le plus d'importance (mon conjoint, mon patron, mon enfant, mon meilleur ami, mes parents).

Il y a matière à discussion! Je donne rendez-vous aux abonnés de la liste de discussion LETPSY pour échanger la-dessus.

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