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Mettre mes émotions au travail
Par Jean Garneau , psychologue

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Vos questions et nos réponses



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Question: Les hommes et les émotions.

Pourquoi les hommes refoulent-ils leurs émotions davantage que les femmes?

Réponse

De plus en plus il est imprudent de généraliser ainsi en attribuant une caractéristique psychologique à l'ensemble des hommes ou des femmes. Il est facile de trouver de nombreuses exceptions à chaque affirmation qu'on pourrait faire. Alors, les explications qui suivent ne s'appliqueront certainement pas à tous les hommes ou toutes les femmes. C'est peut-être même en examinant les exceptions que nous comprendrons les éléments les plus importants de la vraie réponse à cette question.

Certaines explications sont classiques. On dit souvent que l'éducation des garçons et des filles est responsable des différences. On enseigne aux garçons à être forts, solides, fiables, durs, afin qu'ils deviennent des hommes "virils". À la limite, la colère et le désir sexuel sont acceptables, mais le répertoire d'émotions s'arrête là.

Par contre, on enseigne aux filles qu'elles doivent être "féminines". L'expression libre des émotions, surtout les émotions tendres, fait partie de ces exigences de base qui sont inculquées à la majorité des filles dès la tendre enfance. Les émotions de vulnérabilité sont également inclues dans le répertoire normal, mais pas l'expression du désir ou l'agressivité.

Ces exigences sont liées aux rôles sexuels. À l'époque où presque tous les hommes devaient assurer seuls la subsistance de leur famille en travaillant "à l'extérieur" alors que la majorité des femmes étaient chargées de la vie familiale et de l'éducation des enfants, ces normes correspondaient à des qualités nécessaires à chacun. Les hommes devaient survivre et vaincre dans un univers hostile alors que les femmes devaient créer un environnement aimant et rassurant qui soit favorable à l'épanouissement des enfants.

Mais maintenant, cette vision est désuète pour la majorité des gens. Les femmes se sentent aussi responsables d'assurer la subsistance de leur famille que les hommes. Elles sont d'ailleurs souvent seules pour le faire. Les hommes s'impliquent plus que jamais dans la vie familiale et l'éducation des enfants, et ils sont très nombreux à y tenir!

Cette explication par les rôles sexuels et l'éducation n'est sûrement plus suffisante. Mais il en reste sans doute quelque chose: plusieurs hommes continuent de croire qu'il n'est pas "viril" de laisser voir leurs émotions, surtout la tendresse, la tristesse, l'insécurité, l'inquiétude... Mais maintenant, ce n'est plus la seule façon d'être un homme qu'on connaisse. C'est donc davantage à partir d'un choix personnel que certains hommes continuent de croire qu'il leur faut éviter de se montrer émotifs. C'est une forme d'image de soi qui est au coeur de ce choix. L'un dira: "moi, je suis un homme fort et dur, pas un mou". Un autre se vantera: "moi, je suis sensible et tendre, c'est ainsi que les gens me connaissent et m'aiment".

Mais qu'est-ce qui explique ce choix? Est-ce que ça ne revient pas aussi à l'éducation?

Bien sûr, il y a les bases d'éducation et les rôles sexuels qui jouent un rôle. Mais il y a aussi les résultats du cheminement personnel. Les hommes qui ont appris à connaître et respecter leurs émotions ont plus tendance à estimer que l'expression de leurs sentiments est un atout et une force. Ceux-là auront plus de facilité à exprimer leur tendresse. Ils seront plus proches de leurs enfants et de leur conjoint, plus proches de leurs besoins et de leur vie intérieure.

C'est la même chose pour les femmes: plusieurs sont incapables d'exprimer la moindre agressivité et sont limitées à des manifestations indirectes comme l'hostilité passive, la bouderie, la position de victime ou le sabotage. Il faut un cheminement personnel important à plusieurs femmes pour qu'elles deviennent à l'aise dans la compétition et la confrontation. Mais de plus en plus de femmes font cette démarche, par nécessité. Quand on doit gagner sa vie et faire carrière dans un univers qui ne nous fait pas de cadeau, la compétition efficace n'est pas un luxe!

Au bout du compte, je crois qu'il s'agit de plus en plus d'un choix personnel et de moins en moins d'une caractéristique commune à un groupe. C'est chaque personne qui décide, pour des raisons qui lui sont propres et qui incluent son éducation, ses connaissances et ses expériences de vie. Certaines personnes choisissent de vivre avec leurs émotions, partout, alors que d'autres choisissent de neutraliser leurs émotions, partout! Le texte "À quoi servent les émotions" explique clairement combien il est coûteux de choisir la neutralisation des émotions.

Voici un exemple particulièrement éloquent. Récemment, dans le même contexte de travail, deux de mes amis se sont fait dire qu'ils étaient émotifs. Ce qui est intéressant, c'est leurs réactions respectives. Une des deux personnes a immédiatement reconnu qu'elle était émotive, même s'il s'agissait d'un reproche. Encore plus, cette personne s'est mise à s'en vanter, à taquiner les autres à ce sujet et à proposer, en blague, la création du groupe "les émotifs anonymes". L'autre, objet de la même attaque a été blessé par ce reproche et s'est efforcé, sans succès évidemment, de ne plus laisser voir d'émotion. Le même reproche, dans le même milieu de travail, donne des résultats complètement différents sur les deux personnes impliquées. Pourquoi?

Simplement parce qu'une des deux personnes considère ses émotions comme une ressource et estime que leur expression est utile et avantageuse. Cette personne est fière d'être émotive et s'exprime régulièrement comme un être émotif. Lorsque quelqu'un lui reproche cette dimension de son être, c'est comme si on lui reprochait sa beauté! Il n'y a rien là pour la faire reculer, l'inhiber ou l'humilier.

Pourtant, cette personne est un homme, alors que l'autre est une femme! Étonnant? Pas vraiment! De plus en plus on voit ce phénomène: des femmes qui croient que leur sensibilité est une faiblesse indésirable et des hommes qui cultivent leur sensibilité et en font une dimension essentielle de leur identité. Ces femmes invoquent souvent les exigences du milieu de travail pour justifier leur choix, mais il faut les voir dans les autres zones de leur vie pour comprendre que cette explication ne correspond pas à toute la réalité. C'est vraiment un choix personnel, le choix d'accorder de la valeur à cette dimension de nous.


Le guide des émotions

Voyez les fiches explicatives de:

Question: Comment éviter de rougir?

Existe-t-il une ou plusieurs techniques (ou même un apprentissage) qui permettent d'éviter de rougir dans certaines situations "troublantes"? Je rougis intensément lorsque je dois prendre la parole en public et ça me gêne énormément. J'aimerais aussi que les autres signes de ma tension (tremblements et sourires crispés) soient moins apparents.

Réponse

Pour bien répondre à cette question, il faut d'abord comprendre ce qui nous fait rougir (ou trembler) dans certaines situations. Ensuite, à partir de cette compréhension, il sera possible d'envisager des solutions.

Le fait de trembler ou de rougir est le signe extérieur d'une lutte intérieure intense. Deux tendances s'opposent avec force. L'une des deux est une force d'action ou d'expression: nous éprouvons une émotion intense qui cherche à se manifester. Une autre force s'oppose à la première: une force d'inhibition. Celle-ci cherche à empêcher l'expression, à arrêter l'action.

Souvent, nous sommes plus en accord avec cette deuxième tendance: nous voulons vraiment, de toutes nos forces, dissimuler notre émotion, contrôler notre intensité. C'est cet effort qui nous fait trembler ou rougir. L'expression directe de notre émotion intense n'aurait pas cet effet.

Bien sûr, il y a des personnes qui sont plus portées à rougir que d'autres. Ça dépend du teint et de la circulation sanguine de chacun. Mais si je ne suis pas porté à rougir, les mêmes situations auront d'autres effets équivalents. Les tremblements font partie de ces autres effets, mais on peut en identifier une grande variété. Certains vont bégayer, d'autres vont perdre leurs idées ou leur concentration, d'autres vont aller jusqu'à s'évanouir.

Ce qui est frappant, c'est que nous avons tous tendance à trouver que notre symptôme (rougir, trembler, etc) est le pire! Si je suis quelqu'un qui rougit, je veux surtout éviter qu'on me voit rougir et je serait particulièrement attentif à toute sensation de chaleur dans mes joues. Le moindre début de rougissement devient alors un problème grave à mes yeux et je m'efforce d'autant plus de me contrôler. Comme on peut facilement le deviner, il n'y a pas de pire solution que de vouloir contrôler son rougissement: ça l'accentue! Et en plus on devient entièrement centré sur le symptôme et on en oublie la vraie question: nous sommes dans une situation émotivement intense et il faut l'assumer.

Plus précisément, il faut assumer trois choses:
  1. Je suis une personne qui réagit intensément à cette situation.
  2. Il faut que mes réactions se manifestent extérieurement pour maintenir mon équilibre.
  3. J'ai un teint pâle (dans le cas du rougissement).
Si j'accepte ces trois aspects de moi, je ne suis plus occupé à dissimuler mes réactions et leur intensité, mais je cherche au contraire à exprimer ou manifester mon état intérieur. Je choisis les manifestations que je préfère plutôt que de chercher en vain à les éliminer. Ceci élimine la bataille entre mon émotion et mon désir de contrôle. Je ne suis plus en conflit et le problème s'atténue automatiquement.

Bien sûr, avec l'habitude et la familiarité, mes réactions à cette situation deviendront moins intenses. Et alors, c'est presque accidentellement que je cesserai de rougir ou de trembler. La question ne sera plus là!


Infopsy

Voyez aussi:

- Quand l'autre réagit mal
- L'expression qui épanouit
Question: L'expression mal reçue

Je suis frustré et j'exprime mes sentiments, mais les autres ne sont pas réceptifs. Ils ne répondent pas à mon appel et je deviens encore plus frustré. Que faire?

Réponse

L'article suivant de cette série sur les émotions au travail ("Travailler avec mes émotions") traite longuement des difficultés de l'expression, notamment lorsque la réponse qu'on obtient n'est pas satisfaisante. C'est un problème fréquent en milieu de travail. En attendant, voici quelques pistes de réflexion.

Il est important de nous souvenir que l'expression réelle n'est pas une obligation automatique pour les autres. Chaque personne est occupée à la recherche de sa propre satisfaction et de son épanouissement; nul n'est responsable de la satisfaction et de l'épanouissement des autres. En considérant notre expression comme une invitation plutôt qu'une obligation, nous pouvons souvent mieux comprendre la situation.

Pourquoi mes collègues ne sont pas réceptifs à mon expression? Pourquoi ils n'acceptent pas mon invitation à la communication? Qu'est-ce qui les indispose ou les amène à se fermer? Comment je les amène à refuser le dialogue?

Si je considère mon expression comme une invitation et non un ordre, ces questions deviennent possibles et leurs réponses pourront m'éclairer sur ce qui se passe vraiment. Ce n'est pas entièrement par hasard que je n'obtiens pas la réponse que je souhaite! J'y contribue au moins en partie.


Question: Le "placotage"

Je suis souvent portée à parler de mes collègues et de mes connaissances dans leur dos. Je me sens ainsi une forte "connivence" avec les personnes avec qui j'ai ces échanges, mais je me sens ensuite très inconfortable et même coupable envers ceux dont nous avons ainsi parlé. J'aimerais trouver un truc pour me faire taire ou une autre façon d'établir le contact avec mes collègues.

Réponse

Quand deux personnes ou un groupe ont de la difficulté à s'entendre, rien de tel qu'un ennemi commun pour les mettre d'accord! L'harmonie artificielle ainsi obtenue permet de dissimuler et même d'oublier les conflits et les malaises qui étaient auparavant des obstacles entre eux.

Parler d'une tierce personne, même en bien, peut souvent jouer le même rôle: ça m'évite de faire face à toutes les personnes concernées.

J'évite évidemment la personne dont je parle. Au lieu de lui dire ce que je lui reproche ou ce que j'apprécie, j'en parle à quelqu'un d'autre. Ceci m'évite d'assumer ce que je ressens et de découvrir ce qu'une véritable expression m'amènerait à vivre. Rien de tel pour empêcher la situation d'évoluer!

Mais j'évite aussi la personne à qui j'en parle. En me mettant artificiellement d'accord avec cette personne pour critiquer l'autre, j'évite de vivre les sentiments qui pourraient survenir entre nous. Je saute l'étape du contact où nous serions plus ou moins indécis ou inconfortables. Mais en même temps, j'empêche toute réaction spontanée et réelle de voir le jour.

Il n'est donc pas étonnant que je me retrouve, au bout du compte, à me sentir coupable et faux. Je me crée une fausse solidarité aux dépens d'une autre personne qui n'est pas là pour s'expliquer. Cette connivence artificielle ne pourra jamais devenir vraiment rassurante car je sais, intérieurement, qu'elle est superficielle et sans fondement véritable.

Que faire? Il me semble plus facile de résister à la tentation du "placotage" quand je suis conscient du caractère artificiel et irréel de la relation qu'il crée avec les autres. Ceci ne règle pas entièrement le problème, car je me retrouve avec "rien à dire" et un inconfort désagréable. Mais si je le veux, je peux alors choisir de m'impliquer dans une relation réelle où je serai en contact avec la personne à qui je m'adresse.

Un truc qui peut être utile lorsque je me surprends à "placoter" contre quelqu'un, c'est la réappropriation. Il suffit de repasser ce que je disais de l'autre en m'imaginant que c'est de moi-même que je parlais et non de lui. Souvent, je trouve alors que c'est effectivement de mes qualités, de mes défauts, de mes besoins ou de mes manques que je parlais surtout. Quand c'est le cas, il devient plus facile de me demander comment je peux m'occuper de ça dans la situation où je me trouve. La plupart du temps, c'est très pertinent et utile pour mieux comprendre comment je pourrais être plus satisfait. Si le truc précédent semble trop difficile à appliquer, je peux en utiliser un autre. Il suffit de me demander à quoi j'aurais à faire face actuellement si je ne parlais pas de quelqu'un d'autre. En identifiant ainsi ce que j'évite avec mon interlocuteur réel, je suis en mesure de faire un choix différent. J'ai la possibilité de prendre le risque de faire ce que j'évitais, mais aussi celle de trouver autre chose à faire. Ainsi, je me donne l'occasion de faire plus de place à ce qui créerait un contact réel au lieu de l'éviter.


Question: Micro-traumatismes

Ma patronne ne cesse de me blâmer pour des choses qui ne dépendent pas de moi. J’ai tenté en vain de lui faire comprendre. J’ai même entrepris des actions auprès de ses supérieurs. Mais ça continue depuis près de deux ans: des reproches à répétition sur des détails auxquels je ne peux rien.

J’ai lu quelque part que des micro-agressions répétées pouvaient être aussi dommageables, mais de façon plus pernicieuse, qu’un traumatisme important comme une catastrophe, un divorce ou un meurtre. J’aimerais savoir quel pourrait être, selon vous, l'impact de tels micro-traumatismes.

Réponse

Effectivement, un sabotage systématique peut causer des dommages psychologiques importants. Dans la mesure où les interventions destructrices viennent d’une personne à laquelle nous accordons de l’importance, elles peuvent agir sur notre image de nous-même et sur notre identité.

C’est pour cela que ces attitudes hostiles ou critiques sont surtout graves lorsqu’elles sont faites par les parents ou les éducateurs d’un enfant. Parce qu’elles proviennent d’une personne dont le pouvoir et l’influence sont considérables aux yeux de l’enfant et parce qu’elles surviennent à une époque où l’identité et l’image de soi sont encore en plein développement, ces interventions négatives ont une influence importante qui peut avoir des effets à long terme.

Lorsque les mêmes phénomènes ont lieu dans la vie d’une personne adulte, leur impact peut être beaucoup moins déterminant. Mais ce n’est pas nécessairement le cas: tout dépend de la relation entre les deux personnes et plus particulièrement de la relation de pouvoir qui les implique. Plus nous accordons d’importance à la personne qui critique et à son opinion, plus les effets peuvent être marqués. Évidemment, l’impact des commentaires est particulièrement important lorsque nous sommes en transfert avec la personne (voir notamment “Transfert et droit de vivre" ainsi que “La conquête de l’autonomie”).

Dans ce cas, ils peuvent être particulièrement pernicieux si nous ne sommes pas clairement conscients du pouvoir psychologique et émotif que nous accordons à la personne qui critique. Le fait qu’il n’y ait pas d’événement marquant contribue à l’efficacité de cet effet presque invisible.

Chez les enfants la solution d’un tel problème suppose la collaboration du parent ou de l’éducateur impliqué, car leur pouvoir sur le développement de l’identité de l’enfant est réel et déterminant. Mais chez les adultes, la voie de solution la plus efficace s’appuie généralement sur la récupération de son pouvoir personnel à travers la résolution du transfert sous-jacent. C’est au moment où on cesse vraiment de donner à l’autre le pouvoir de nous définir qu’on devient capable de neutraliser l’impact d’un sabotage systématique.



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    Voyez les détails ici: http://redpsy.com/virtuel/question.html


  2. Une question de clarification ou d'approfondissement dont la réponse est publiée sur le site.

    Les auteurs des articles répondent gratuitement aux questions d'intérêt général. Les réponses sont des principes généraux dont chacun doit évaluer la pertinence pour sa propre situation. Il s'agit d'une intervention éducative et non d'une consultation personnelle. Les psychologues répondent à la fin du mois aux questions qui concernent l'article du mois courant. Ils répondent aux autres questions au moment qui leur convient.

    Il vous suffit de nous faire parvenir votre question à


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