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" La conquête de l'identité sexuelle "

Par Michelle Larivey , psychologue


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Question : Vision Freudienne ?

    Vous distinguez trois types de transfert selon la capacité qu'ils permettent d'acquérir. Il serait difficile de ne pas déceler des rapports avec la conception Freudienne classique. Vos trois types ressemblent étrangement à ce qu'on pourrait appeler les défis de développement des stades oral, anal et phallique définis par Freud. Est-ce la même chose? Sinon, quelles sont les différences exactement?
Réponse

En simplifiant beaucoup, on pourrait dire que les trois types que je définis correspondent à une version adulte des stades que Freud a distingués dans le développement de l'enfant. Les besoins et les enjeux fondamentaux sont en effet très semblables, mais les résultats surviennent à un âge beaucoup plus avancé.

Bien sûr, nous connaissions déjà la théorie freudienne depuis longtemps au moment où nous avons commencé à formuler cette synthèse. D'une part elle a influencé notre conception en organisant notre perception des faits que nous observions ; un regard complètement naïf aurait peut-être conduit à un découpage différent. Mais en plus, notre connaissance de la conception de Freud nous obligeait à faire un choix entre deux options: apporter des enrichissements à la conception classique ou définir notre synthèse en termes différents.

Nous avons choisi les termes différents parce qu'ils permettaient mieux de mettre l'accent sur les éléments les plus importants de notre vision des choses et des conclusions auxquelles notre expérience clinique nous conduisait. Selon nos observations, les défis auxquels correspondent les trois types de transfert sont réellement des préoccupations d'adultes et non des expériences infantiles qui se répètent à l'occasion du transfert.

Cette distinction est d'une importance capitale, mais elle demeure plutôt subtile à cause de la compulsion et de la dépendance, deux aspects évidents dans toute relation de transfert. Je vais donc en expliquer soigneusement les éléments essentiels avant d'aller plus loin dans la définition des différences précises entre les deux conceptions.

La personne en transfert réutilise des comportements qui lui ont servi de méthode d'adaptation pendant son enfance. Il est facile de sauter à une conclusion apparemment évidente qu'on pourrait formuler ainsi : la personne régresse vers un fonctionnement psychique infantile, avec les comportements et les besoins caractéristiques de cet âge. Le corollaire apparaît tout aussi évident : une personne adulte n'éprouverait jamais un besoin comme celui-ci et elle adopterait un comportement plus approprié à son âge, son rôle, son statut, etc.
    Prenons comme exemple le besoin d'être aimé sans avoir à le mériter (le plus "infantile" à première vue). Imaginons un instant qu'il s'agisse d'un besoin tout à fait normal chez les adultes, autant que le besoin de manger ou de respirer. Il ne nous viendrait pas à l'idée de déclarer qu'il s'agit d'une régression simplement parce que ce besoin existe également chez le bébé (tout comme le besoin de nourriture et d'oxygène).

    Les personne que je rencontre dans mon cabinet de consultation ne sont pas des "malades mentaux" incapables de fonctionner dans la réalité ou de garder un emploi. Il s'agit pour la plupart de personnes hautement performantes occupant des postes de responsabilité ou oeuvrant dans le domaine de la création.

    Ressemblances Lorsque ces personnes souffrent de ne pas être mieux aimées, lorsqu'elles recherchent activement un amour nourrissant avec les personnes qui leur importent le plus, il n'est pas facile de les considérer comme infantiles ou victimes d'une régression. Elles ont toute la maladresse caractéristique des personnes qui ne s'accordent pas encore entièrement le droit d'exister, mais elles ne sont sûrement pas limitées à des comportements d'enfant pour obtenir ce qu'elles recherchent.

    Même leur dépendance, tout en rappelant clairement la relation d'un enfant avec son parent, garde une coloration adulte, à la hauteur des ressources actuelles plutôt que de celles d'un bébé. Mais, bien sûr, il faut définir l'adulte autrement que comme la personne d'abord raisonnable qui ne fait preuve d'aucune émotivité et ne montre jamais ses besoins affectifs.
L'exemple ci-dessus est à la fois le plus difficile et le plus facile. Il est difficile parce qu'il impliquerait, dans la conception freudienne, la régression la plus profonde. Mais il est facile parce que chacun de nous sait, au moins au fond de lui-même, qu'il a un impérieux besoin d'être aimé pour se sentir "à sa place" sur la terre.

Ceux qui perpétuent la vision régressive de ce besoin entretiennent un mythe qui maintient dans la culpabilité ceux qui acceptent d'y croire. Plutôt que de se fier à ce qu'elles connaissent directement à travers leur expérience, ces personnes se soumettent à une vision désincarnée de la personne humaine, une vision caractéristique de l'époque victorienne.

Examinons maintenant les besoins et les actions de la personne qui se mesure au défi le plus exigeant des trois, la conquête de son identité sexuelle. Encore ici, la conception "régressive" des besoins ne semble pas correspondre à ce que je peux observer dans ma pratique clinique.
    L'adulte qui entreprend de résoudre ses transferts de ce type ne ressemble vraiment pas à un enfant en période oedipienne. Bien sûr, l'amour et la séduction sont au coeur des préoccupations de l'enfant comme de l'adulte, mais les aspects sexuels de la relation sont incomparables. Les comportements sexuels de l'enfant ressemblent plus à des caricatures ou à des simagrées qu'aux actions de l'adulte.

    Si on tient vraiment à faire de l'expérience transférentielle adulte une forme de régression à une époque antérieure, il faudrait au moins se servir de l'adolescence comme base de comparaison. Les ressemblances seraient plus intéressantes et plus exactes car c'est justement pendant l'adolescence que nous sommes confrontés sérieusement à cette dimension de notre vie et que nous entreprenons, dans la mesure de nos capacités du moment, la conquête de notre vie sexuelle.

    Encore ici, malgré des similitudes intéressantes et malgré la dépendance plus ou moins assumée, il me semble clair que mes clients agissent en adultes, avec des moyens d'adultes auxquels se mêlent des comportement compulsifs non appropriés découlant de leur aveuglement sur leurs besoins réels. Dès qu'ils ont clairement conscience des besoins et des demandes qui sont en jeu, ces adultes cessent de répéter aveuglément leurs tentatives infructueuses. Ils n'ont pas encore la solidité intérieure qu'ils obtiendront au terme de cette conquête, ils restent dépendants, manquent de sécurité, se montrent hésitants et timides dans leurs tentatives, mais ils laissent voir le courage propre aux adultes qui cherchent à assumer pleinement ce qu'ils sont et ce qu'ils éprouvent. Cette forme d'affirmation individualisée est justement celle qui manque le plus à l'adolescence, malgré l'effort d'auto-définition qui caractérise cette époque de la vie.
J'espère vous avoir convaincu de la pertinence d'une conception qui considère les besoins impliqués dans les transferts comme humains et non comme infantiles. Les implications qui découlent de cette vision des choses sont en effet d'une importance primordiale pour la définition de la condition humaine en général et de la maturité en particulier. Elles ont des conséquences majeures sur les buts de la psychothérapie et l'épanouissement auquel nous pouvons aspirer au terme de notre cheminement.

Essayons d'imaginer à quoi pourrait ressembler un adulte dans un contexte où le transfert est une forme de régression pathologique vers des besoins infantiles qui devraient être dépassés. Dans cet univers, la dépendance qui se manifeste dans le transfert est une réaction d'enfant qui n'est plus appropriée et les comportements stéréotypés qu'on y observe sont simplement la répétition compulsive des façons d'agir d'un enfant.
    Lorsqu'elle parviendra enfin à la maturité, cette personne ne sera plus intéressée à être aimée. Non seulement, l'amour d'autrui ne sera plus nécessaire à son bien-être psychique et à son assurance devant l'univers qui l'entoure, mais il sera devenu une réalité sans intérêt, au même titre qu'un jeu d'enfant.

    Cette personne ne sera pas davantage intéressée à ce qu'on l'apprécie pour ses qualités uniques, sa personnalité ou la qualité de ses performances. Elle aura depuis longtemps relégué aux oubliettes ces dépendances infantiles tout comme le désir de respecter ouvertement son unicité.

    Cet adulte achevé n'aura plus besoin de savoir si ses approches sexuelles sont appréciées, si elles répondent à ses propres besoins et à son propre style, si elles sont efficaces ou non. Le désir d'être apprécié comme être sexué ou comme partenaire sera enfin devenu un vieux souvenir d'une époque révolue où l'insécurité et la dépendance dominaient ses préoccupations et son comportement.
Voyons maintenant la personne pour qui les besoins qui sont en jeu dans le transfert font partie de sa vie adulte de façon aussi légitime que le besoin de dormir, de boire ou de manger. Imaginons cette personne pour qui la dépendance que comporte toute relation transférentielle est une réalité psychique pertinente et qui considère que ses transferts, avec les répétitions qui les caractérisent, sont un effort de croissance qui l'amènent à un plus grand épanouissement et à une plus grande liberté.
    Cette personne a besoin d'amour et elle le sait très bien et n'aspire pas à dépasser ce besoin. Elle apprécie grandement le fait que, depuis la résolution de quelques relations transférentielles, elle n'a plus d'objection à éprouver et à satisfaire ce genre de besoins. Elle sait que sa facilité actuelle à trouver des réponses à son besoin dépend surtout du changement dans sa propre attitude envers celui-ci.

    Cette personne est toujours prête à donner son opinion, à afficher ses convictions et à laisser voir ses caractéristiques propres. Elle affirme ces dimensions d'elle-même sans même y penser, comme s'il s'agissait d'un réflexe ou d'une vieille habitude. Elle s'affirme la plupart du temps de façon naturelle sans s'attendre à ce qu'on la conteste et il est assez rare que cette affirmation soit blessante pour ceux qui l'entourent, même si, bien souvent, elle surprend ou ouvre de nouvelles perspectives. Lorsque nécessaire, elle fait face à la contestation sans renier son point de vue, n'acceptant de le changer que lorsque de nouveaux faits viennent la convaincre.

    Cette personne est sensible à la dimension sexuelle qui enrichit ses contacts avec les autres. Elle apprécie la stimulation sexuelle et ses effets dans tous les secteurs de sa vie. Elle n'accepte pas de se passer de relations sexuelles tout en choisissant clairement avec qui elle investit plus particulièrement. Pour elle, la rencontre sexuelle implique l'ensemble de ce qu'elle est. Elle n'éprouve plus le besoin de vérifier si elle est capable de plaire car elle en est certaine, mais elle trouve encore autant de plaisir à constater son impact sur son partenaire.
Comment des besoins aussi proches peuvent-ils conduire à des visions aussi différentes de la personne humaine et de sa maturité? Les faits sur lesquels s'appuient ces conceptions ne sont-ils pas les mêmes ?

Les phénomènes psychiques fondamentaux sont probablement les mêmes, mais ils surviennent dans des situations tellement différentes qu'on est justifié de croire qu'ils ne sont pas vraiment semblables. En effet, la conception de Freud et celle que je présente ici sont issues de contextes culturels et sociaux qui se ressemblent bien peu.

Freud a vécu jusqu'à l'âge adulte pendant la période victorienne, dans la société bourgeoise de Vienne. Il est le produit des normes de l'époque et d'un groupe social bien particulier. Avant qu'il entreprenne d'étudier l'inconscient pour expliquer les symptômes des patients, ceux- ci étaient encore considérés comme "possédés du démon", mais on avait abandonné la méthode de "traitement" radicale de l'Inquisition (le bûcher) en faveur d'une forme de contrôle institutionnalisé (l'asile) où la plupart des patients étaient gardés attachés.

On n'est pas surpris que, dans ce contexte, les pulsions inconscientes lui aient semblé complètement débridées et gravement dangereuses. Comment s'étonner que l'adulte parvenu à maturité ressemble à s'y méprendre à une incarnation des normes victoriennes et que la personne qui souffre de problèmes psychiques apparaisse incapable de subvenir à ses besoins?

psy2.jpg - 13657 BytesNous avons la chance de vivre à une époque bien différente. Premièrement, nous bénéficions presque sans effort du fruit des travaux de Freud, de ses disciples et de ses dissidents. Nous puisons également dans les découvertes issues des autres grands courants de la psychologie moderne : le behaviorisme et le courant humaniste. C'est un héritage d'une richesse inouïe si on le compare à celui sur lequel Freud pouvait compter.

Mais la société dans laquelle nous vivons est, elle aussi, radicalement différente. La révolution sexuelle et le mouvement féministe, des bouleversements auxquels Freud n'aurait même pas pu rêver, sont déjà des choses du passé dans une grande partie du monde. Notre perception de nos besoins et de nos relations avec les autres en sont transformées de façon permanente. Dans un univers où on prend l'avion comme autrefois on entreprenait de se rendre à la ville suivante, nos aspirations peuvent s'étendre à l'ensemble de la planète.

Ces différences font que nous n'avons plus la même attitude devant nos besoins, devant les satisfactions auxquelles nous pouvons prétendre et devant les personnes avec lesquelles nous pouvons tenter d'y parvenir. Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que nous ayons une conception beaucoup plus hédoniste de notre existence. Nos besoins ne sont plus des faiblesses à surmonter, mais des dimensions de notre épanouissement. Nos conjoints ne sont plus définis par leur fonction dans la famille, mais bien davantage par leur apport dans un partenariat visant la satisfaction et l'épanouissement les plus complets.

D'autres viendront après nous pour comprendre la réalité psychique en s'appuyant sur tout ce que nous savons maintenant en plus de puiser dans un contexte social et technologique dont nous ignorons presque tout. Ils apporteront sans doute une nouvelle synthèse qui rendra mieux compte de la réalité dans laquelle ils évolueront. J'espère simplement qu'ils ne seront pas revenus, par un accident historique d'une ampleur encore inconnue, à considérer les problèmes psychiques comme des manifestations démoniaques.


Question : Caresses non appropriées

    Je n’ai pas de question, mais un témoignage à livrer. Cela s’est passé dans une session de croissance personnelle dirigée par un psychologue qui faisait fi du transfert. J’étais jeune et je me souviens combien je voulais qu’il me trouve attirante. Tremblante, car je devais m’exécuter devant une dizaine de personnes, mais prenant mon courage à deux mains, un jour je suis allée m’asseoir sur ses genoux. Il m’a accueillie et je me souviens de cela comme d’un bon moment.

    Séduction Il y avait une femme dans ce groupe dont le rôle était de dessiner ses impressions sur les participants et la dynamique du groupe. Quelle ne fut pas ma surprise, le lendemain, de la voir exhiber un dessin où je chevauchais un gros pénis, celui du moniteur du groupe. J’étais abasourdie car cela ne ressemblait pas du tout à mon expérience telle que je l’avais vécue. En expliquant son dessin elle était très agressive à mon égard. C’est à ce moment que j’appris qu’elle était l’épouse du moniteur. Ses agressions envers moi, par le truchement de ses dessins, n’ont pas cessé jusqu’à la fin de la session, en dépit des quelques colères que le moniteur lui fit sur le sujet. Bien sûr, je suis devenue inhibée et distante jusqu’à la fin.

    À la fin de la session, son mari prit contact avec moi et me proposa un voyage de quelques jours. Nous avons couché ensemble et j’en étais ravie. Puis il disparut.

    Votre texte «La conquête de l’identité sexuelle», me conforte dans ce que j’ai toujours soupçonné confusément: je ne cherchais pas à devenir l’amante de cet homme. Mais je voulais très fort qu’il me trouve attirante. N’osant pas vérifier directement ses réactions envers moi, je les déduisais et m’en réjouissais secrètement.

    Toutefois, mon expérience a complètement changé de voie lorsqu’il s’est montré intéressé à faire l’amour avec moi. D’abord j’ai été flattée parce que cela me prouvait que je l’intéressais; je me sentais même amoureuse. Mais dès qu’il fut question de relations sexuelles je suis devenue un «personnage»: celui de la jeune femme qui tente d’être une bonne amante pour être à la hauteur. Évidemment, le contact durant ces relations n’était pas satisfaisant. Je comprends maintenant pourquoi: je n’étais pas moi-même, je n’étais pas en contact avec mes besoins réels, j’agissais avant tout pour lui plaire.

    Avec le recul, je trouve dommage que les responsables de cette session n’aient pas été sensibles à la présence de mon transfert, car mon identité sexuelle était ma préoccupation principale durant toute la session. En y pensant bien, je pense avoir perdu mon temps et mon argent en plus d’avoir gaspillé une bonne occasion d’avancer dans ma croissance.


Question : La femme provocante disparue en un clin d’oeil

    J’ai la réputation d’être “un tombeur”. Par définition, c’est moi qui fait les avances aux femmes. Dernièrement, toutefois, j’ai été séduit par une jeune femme qui a fait les premiers pas vers moi et s’est montrée immédiatement très entreprenante. C’est une femme que j’avais croisée quelques fois, mais que je ne connaissais pas. Elle était si belle, si «sexy», si osée dans sa séduction que j’en suis tombé amoureux.

    Mais cela n’a pas duré. À la troisième relation sexuelle elle m’a avoué que depuis le début elle ne jouissait pas. Cela m’a dévasté et carrément refroidi. Ses tentatives pour me reconquérir sont restées sans effet car elle n’était plus à mes yeux la femme provocante qui m’avait séduite. J’aimerais comprendre ce qui s’est passé.


Réponse

À un certain stade de son développement psycho-sexuel, le “tombeur” est, pour une femme, l’être idéal pour la confirmer dans sa valeur sexuelle. Si on considère superficiellement la relation qu’elle cherche à établir, on ne voit rien d’autre qu’une femme attirée par cet homme. Mais en y regardant de plus près, quelques indices nous amènent parfois sur une autre piste.

SéductionPar exemple, si cette femme se lance dans une tentative effrénée de séduction avec un homme qu’elle ne connaît pas, il est fort possible que ce ne soit pas l’homme lui-même qui l’intéresse, mais plutôt sa réputation de “séducteur”. Dans ce cas, c’est le “tombeur” qu’elle désire séduire pour se donner ainsi la preuve de sa valeur comme femme aux yeux d’un homme expérimenté.

Plusieurs raisons psychiques peuvent expliquer l’absence de jouissance lors des rapports sexuels. Une des plus fréquentes est l’absence d’implication personnelle authentique dans cette intimité. Dans certains cas, l’intimité physique est trop intense pour les capacités de la personne alors que dans d’autres situations cette intimité sexuelle ne correspond tout simplement pas à ce qu’elle recherche ou désire vraiment. L’insensibilité sexuelle partielle vient alors exprimer sa résistance ou son manque d’implication.

Ces situations pourraient sans doute se clarifier et devenir des occasions pour approfondir la relation si les personnes impliquées choisissaient d’échanger sur ce qu’elles y vivent. Mais ce n’est pas le cas la plupart du temps. On préfère souvent tirer des conclusions erronées qui blessent inutilement les partenaires ou entraînent des actions peu appropriées à la situation.

On peut aussi se pencher sur la situation du point de vue de celui qui a été séduit et s’est senti trahi ou «abandonné». Lequel de ses besoins était en cause dans cet échange? En quoi était-il important pour lui qu’on l’approche de cette façon? Quelle zone vulnérable de sa personne l’absence de jouissance de sa partenaire a-t-elle atteinte? Pourquoi réagir par la froideur et le retrait plutôt que d’exprimer ses réactions? Etc. Chaque «belle et intense expérience» qui se termine par un conflit recèle un potentiel certain de meilleure connaissance de soi. C’est toujours, pour chaque personne impliquée, une occasion de croissance.


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    Voyez les détails ici: http://redpsy.com/virtuel/question.html


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    Les auteurs des articles répondent gratuitement aux questions d'intérêt général. Les réponses sont des principes généraux dont chacun doit évaluer la pertinence pour sa propre situation. Il s'agit d'une intervention éducative et non d'une consultation personnelle. Les psychologues répondent à la fin du mois aux questions qui concernent l'article du mois courant. Ils répondent aux autres questions au moment qui leur convient.

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