Ressources en Développement
Les psychologues humanistes branchés !


L'enfer insomniaque: comment en sortir vivant ?
Par Gaëtane La Plante , psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 2, No 3: Mars 1998


Plus de détails
Nouvelle version (2002) de cet article disponible dans

L'enfer de la fuite
comment en revenir plus fort

par Jean Garneau et Michelle Larivey

ISBN 2-921693-57-7    ReD éditeur       272 pages    29,95$



Avant d'imprimer ce document  |  Mise en garde  | Autres articles |


Résumé de l'article

Pour les personnes qui en souffrent régulièrement, l'insomnie peut devenir un véritable enfer. Un cercle vicieux interminable où se côtoient l'inquiétude et l'épuisement. Cet article aide à comprendre en quoi consiste l'insomnie et sur quoi elle repose. Il distingue différents types d'insomnie et leurs manifestations respectives. Il explique pourquoi certaines solutions sont inefficaces et comment on peut procéder pour résoudre le problème.


Table des matières
    A. C'est quoi un vrai problème d'insomnie?
    B. L'insomnie, un symptôme plus qu'un réel problème.
    C. Les différents types d'insomnie et leurs manifestations.
    1. L'insomnie occasionnelle
    2. L'insomnie modérée
    3. L'insomnie sévère ou chronique
    D. Les solutions inefficaces.
    1. L'obsession ou la peur de ne pas dormir
    2. Les exercices de détente et de relaxation
    3. La médication
    E. Comment faire pour résoudre ce problème ?

Vous pouvez aussi voir:
Vos questions liées à cet article et nos réponses !




A. C'est quoi un vrai problème d'insomnie?


L'insomnie est un problème auquel nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre. Cependant, pour certains cette expérience de l'insomnie se situera plus près d'un moment de plaisir. Alors que étrangement pour d'autres cette même expérience se situera beaucoup plus près du véritable cauchemar.

Ainsi, si je connais quelques heures d'insomnie occasionnelle alors que je n'ai pas d'obligation le lendemain, je pourrai possiblement y prendre plaisir. Ça pourra alors être vécu comme un moment de calme et de paix privilégié. Cependant, lorsque je vois arriver l'heure du coucher après une troisième ou une quatrième nuit d'insomnie partielle ou presque totale, surtout lorsque ce scénario se répète souvent, cette expérience est beaucoup plus près de l'horreur que du plaisir!

Avoir à répondre à une question aussi simple que: "Vais-je dormir cette nuit?" ou "Serais-je enfin capable de trouver l'état de détente me permettant de refaire mon énergie?" "Est-ce que je vais pouvoir faire face aux exigences de demain?" Être confronté tous les soirs, sinon plusieurs soirs par semaine à ces questions peut s'avérer un véritable supplice.

L'insomnie devient alors un multiplicateur de problèmes. Car elle affecte toute ma qualité de vie, autant au plan de mon travail que de mes relations interpersonnelles. Après quelques nuits d'insomnie consécutives, j'ai de la difficulté à fonctionner. Ma capacité de concentration est très réduite. Les maux de tête font aussi partie de la "fête". Mon efficacité diminue et je dégringole petit à petit dans l'insatisfaction, la baisse de l'estime personnelle et éventuellement la dépression.

Et ça dure jusqu'à ce qu'enfin, un jour merveilleux le bienveillant Morphée m'accueille dans ses bras, alors que je suis totalement épuisée. Je connaîtrai alors quelques nuits de repos, mais j'aurai peine à en profiter pleinement. Car, l'appréhension des autres nuits semblables me guette. J'ai peur de recommencer à mal dormir, j'ignore quand le problème surgira à nouveau, je me surveille de plus en plus. Et plus je deviens tendue, plus je risque de retomber dans ce cauchemar insomniaque. Et dès que mon épuisement diminue, c'est l'inquiétude qui reprend le dessus et... me voilà repartie dans ce cercle vicieux infernal.

Cet univers ressemble-t-il au vôtre? Des milliers d'êtres humains vivent ce cauchemar éveillé. Si c'est votre cas, vous avez un réel problème d'insomnie qui mérite toute votre attention. En effet, il est impossible à plus ou moins long terme de vivre avec un tel problème. Il devient de plus en plus sérieux avec le temps. Il peut souvent évoluer vers une problématique plus complexe comme l'épuisement ou la dépression. C'est une des raisons pourquoi il devient urgent de le résoudre le plus tôt possible.

La première possibilité qui se présente à ce moment, c'est de choisir, en accord avec le médecin, de tenter de résoudre mon insomnie par la médication. C'est la réponse la plus simple et la plus populaire, du moins à court terme. Nous verrons plus loin que cette solution est moins simple qu'elle n'apparaît et qu'on ne peut ignorer impunément les conséquences de la médication. . Je veux vous proposer ici une autre façon d'aborder ce problème. Une façon qui tient mieux compte de l'ensemble de ce que nous sommes comme personne.

Au lieu de traiter le symptôme, soit l'insomnie, je crois qu'il vaut mieux essayer de traiter le problème à sa source. Je considère en effet que l'insomnie est une simple conséquence indirecte d'un problème sous-jacent.

Par exemple, l'insomnie du dimanche soir pour une personne qui travaille du lundi au vendredi, peut être l'indice d'un problème au travail, un problème dont elle ne s'occupe pas efficacement. Si cette personne résout son problème d'insomnie par la médication, elle perd en même temps l'indice qui lui signale que ça ne va pas à son travail. Si elle n'a pas d'autres indices pour l'interpeller et l'inviter à s'occuper de son problème, le problème demeurera entier sans qu'elle en soit consciente. Alors, la situation risque de se compliquer, le problème de s'aggraver faute de soins. Cette personne court alors le danger de glisser vers la dépression ou l'épuisement professionnel.

L'autre option, celle que je vous propose, c'est de s'occuper du problème: le découvrir, le comprendre et le résoudre. Une telle démarche, nécessite beaucoup de courage et de détermination. Il faut alors composer avec les appréhensions et les risques. Mais ce qu'on y gagne, c'est d'en arriver à se donner la vie la plus satisfaisante possible.

Une telle démarche n'est jamais complétée. Tout doit rester ouvert au questionnement authentique en même temps que j'apprends à en savourer chaque moment.

B. L'insomnie un symptôme, plus qu'un réel problème


Nous considérons l'insomnie comme le symptôme d'un problème psychique au même titre que la fièvre est le signal d'une infection quelconque au plan physique. Je suggère même de considérer l'insomnie comme un signal d'alarme; l'équivalent, pour le problème psychologique, du détecteur de fumée qui nous signale un risque d'incendie. Que penseriez-vous de quelqu'un qui se préoccuperait seulement de faire taire son détecteur de fumée sans aller vérifier s'il y a effectivement une source de feu quelque part? Ca vous paraîtrait pour le moins un comportement bizarre et illogique...

S'intéresser au symptôme de l'insomnie, seulement pour le faire taire est une solution dangereuse. C'est s'enlever le signal qui nous permet de prendre conscience de ce qui ne va pas et de faire quelque chose pour y remédier. C'est aussi inapproprié que d'ignorer le feu qui se manifeste à travers le détecteur de fumée.

Mais la difficulté de la tâche à laquelle nous serons confrontés peut varier considérablement selon le type d'insomnie dont il s'agit. Je vous propose de distinguer trois types d'insomnie: soit la forme occasionnelle, la forme modérée et enfin la forme chronique.

Pour faire ces distinctions nous nous baserons sur la capacité de la personne à identifier ce qu'elle vit émotivement. Une gradation de ces habiletés, est bien décrite dans la lettre du psy (vol 1,no 2-A) écrite par Jean Garneau "À quoi servent les émotions?"

Chacune des formes d'insomnie peut être identifiée à l'une ou l'autre des marches de la descente aux enfers. Nous en ferons une description plus claire dans la prochaine partie.

C. Les différents types d'insomnie et leurs manifestations


    1- L'insomnie occasionnelle
On parle d'insomnie occasionnelle lorsqu'elle surgit suite à une expérience ou une situation bien évidente. Par exemple, si un proche a un accident, tombe malade ou meurt, il est normal que la qualité de mon sommeil en soit affectée. De même, si je vis une séparation ou un divorce, il serait étonnant que j'arrive à dormir sur mes deux oreilles pendant cette période. L'insomnie sera tout simplement le reflet des perturbations intérieures que me font vivre ces expériences.

Le problème de l'insomnie se résorbera si je parviens:
  1. à identifier ce qui m'atteint
  2. à me le laisser ressentir, prendre toute la place qu'il a réellement et
  3. à trouver une solution au nouveau problème que ça me cause. Sinon, dans le cas du décès d'un proche, par exemple, à trouver une façon de composer avec cette nouvelle réalité de ma vie.
Dès que j'aurai réussi à franchir toutes ces étapes, l'insomnie n'aura plus sa raison d'être de signal d'alarme, car j'aurai intégré ces expériences à ma vie et je pourrai alors continuer de m'ouvrir à la vie qui continue. Il se peut cependant que je n'arrive pas à vivre à fond ces sentiments, que je reste en panne sur certains aspects. Si c'est le cas, l'insomnie continuera de jouer son rôle d'informateur. Elle deviendra alors une insomnie modérée.

    2- L'insomnie modérée
Cette forme de symptôme correspond à ce que J. Garneau décrit comme la quatrième marche de la descente aux enfers, dans sa lettre "A quoi servent les émotions?" On se réfère ici à la qualité de la conscience par rapport à la vie émotive. A ce niveau, c'est une seule ou quelques zones de la conscience qui sont bloquées.

Pour se resituer dans le contexte de cette lettre, reprenons ici un résumé de ces étapes de cheminement néfaste où chacune des étapes correspond à une marche de la descente aux enfers.

  1. Contester, repousser ou contrôler le sentiment ou l'émotion.
  2. Accumuler les frustrations, émotions "excessives".
  3. L'élimination des indices (indifférence).
  4. Les réactions secondaires (angoisse, phobie, stress, dépression).
  5. Les satisfactions illusoires et compensatoires.
  6. Les problèmes et solutions physiques.
  7. La tournée des médecins et des gourous.
Jean Garneau décrit la quatrième marche comme suit:

    "...celle ou des indices secondaires accaparent notre attention. Plusieurs maux nous guettent alors: dépression, angoisse, phobies, stress, migraine, maux de dos. Tous ces problèmes découlent de notre capitulation ou de notre aveuglement volontaire. Ce sont des résultats de notre façon de nous engourdir, d'éviter de voir ou de savoir ce qui ne va pas..."
Supposons par exemple, que je fonctionne assez adéquatement dans l'ensemble de ma vie, alors que ma vie de couple n'est pas vraiment satisfaisante. Pour éviter d'être confrontée aux difficultés et aux issues possibles comme la séparation ou le divorce, je vais éviter de prendre conscience de mes insatisfactions. Je pourrai faire comme si elles n'existaient pas, en trouvant des façons de compenser en centrant davantage mon attention sur un enfant ou un ami. Le fait alors, de répondre à mon besoin de complicité et de tendresse ailleurs qu'avec mon conjoint, m'aide à oublier mes insatisfactions dans le couple.

Cependant malgré cette façon de compenser, mon symptôme d'insomnie demeure, et tente de me faire savoir que cette zone de ma vie ne me satisfait pas. Ainsi, le fait que le symptôme de l'insomnie perdure, c'est comme le signal d'alarme qui continue de m'informer, qu'il y a un problème à résoudre.

À ce stade, même si certains aspects de ma vie posent problème, mon processus de croissance fonctionne encore adéquatement. (Voir :Jean Garneau "À quoi servent les émotions?" )

C'est-à-dire que dans l'ensemble de ma vie, je suis capable d'être réceptive à ce qui me touche, en comprendre le sens et ensuite poser l'action qui me permettra de répondre à mon besoin. Alors, si je suis consciente de la raison d'être de mon symptôme d'insomnie et ouverte à me donner une vie satisfaisante, je saurai bientôt accorder à ce problème l'attention qu'il mérite.

L'insomnie modérée est périodique et présente des périodes de répit, soit des semaines entières où le sommeil est convenable, mais le symptôme revient. Ici, il est important de savoir que même une fois les principaux problèmes résolus, je garderai une certaine tendance à l'insomnie. C'est le signal favori de mon organisme. C'est la lumière jaune qui m'indique qu'il y a une difficulté quelque part. Je peux apprendre à m'en servir comme d'un allié, pour m'informer sur ce que je mets de côté.

Le moment où l'insomnie se manifeste dépend habituellement du problème. Ainsi, si le problème sous-jacent est lié au travail, il est probable que l'insomnie apparaisse surtout les veilles de retour au travail. De même l'insomnie pourra être plus marquée la fin de semaine si le problème est lié à la famille ou au couple. En remarquant le moment où l'insomnie se produit, on peut donc avoir de bons indices pour identifier le problème dont elle tente de nous informer.

    3- L'insomnie sévère ou chronique
A ce niveau, j'ai perdu contact avec la dimension émotive de ma vie et je ne suis pas intéressée à remonter la filière jusqu'à la source du problème. Car, avec raison, la démarche me paraît ardue! Ce niveau correspond à ce que Jean Garneau décrit comme la sixième marche de la descente aux enfers:

    "...Mais alors, les problèmes deviennent encore plus graves et insidieux. C'est notre corps qui devient la voix de nos besoins: ulcères, troubles cardiaques, maladies de la peau, insomnie et plusieurs autres troubles physiques apparaissent comme des cris d'alarme de notre organisme qui n'en peut plus...."
Ici, ce n'est même plus une question d'avoir le courage de regarder le problème en face. D'une part, on est convaincu qu'il s'agit d'un problème physique auquel il faut des solutions physiques. D'autre part, on est alors tellement mêlé et confus qu'on désire vivement s'en remettre à quelqu'un d'autre pour identifier et le problème et la solution. On a renoncé à se comprendre et on cherche partout la promesse d'un mieux-être.

À ce stade, seules des épreuves difficiles pourront être l'occasion d'une remise en question et me permettront de trouver la motivation pour une telle démarche. Des épreuves comme un deuil, une maladie grave ou une perte d'emploi pourraient réussir à m'ébranler suffisamment pour me faire prendre conscience du marasme dans lequel je me trouve.

À ce niveau l'aide d'un professionnel compétent sera nécessaire pour m'aider à renouer avec ma vie émotive. Mais bien sûr, j'en bénéficierai seulement si je suis motivée à le faire.

L'insomnie chronique est régulièrement présente depuis des mois ou des années. Ici je serai tentée d'avoir recours à la médication pour survivre à ce problème, tellement il m'apparaît insurmontable. J'ai alors besoin de ma médication au quotidien, et j'en viens à perdre de vue l'existence de mes insatisfactions possibles. Comme je l'ai expliqué plus haut, j'ai perdu contact avec mes réactions émotives intérieures. Je suis uniquement préoccupée de mon corps car il crie si fort, à travers la maladie, qu'il devient impossible de l'ignorer.

En plus d'avoir recours à la médication, certains insomniaques seront tentés d'avoir recours à d'autres trucs populaires pour contrôler le problème ou en atténuer les effets. Il est important de bien comprendre le mécanisme de l'insomnie pour pouvoir en retirer un certain profit. Voyons certaines de ces techniques.

D. Les solutions inefficaces


    1. L'obsession ou la peur de ne pas dormir
Avec l'insomnie, plus je me centre sur le symptôme plus il s'aggrave. Étonnant n'est-ce pas? Car habituellement plus on s'occupe efficacement d'un problème plus vite il disparaît. C'est un bon indice pour nous signifier que l'insomnie est un faux problème. Nous savons que pour avoir accès au sommeil, il est essentiel que l'organisme relâche ses tensions musculaires de même que les pensées qui sont à l'origine de ces tensions. Le fait de m'énerver ne peut sûrement pas favoriser cette détente.

Il est donc beaucoup plus avantageux de me demander honnêtement: "Qu'est-ce que je refuse de voir?" plutôt que de me centrer sur ma peur de ne pas dormir.

    2- Les exercices de détente et de relaxation
De tels exercices seront utiles surtout dans les formes occasionnelle et modérée de l'insomnie. Mais pour cela je ne serai pas déjà dans un état de stress important. Des exercices de relaxation pourront m'aider à m'ouvrir et à me poser les bonnes questions sur l'origine de mon insomnie. Cependant, si je tente de faire de tels exercices alors que je suis bien stressée et préoccupée par le fait de ne pas dormir, ça ne me sera d'aucun secours. A ce moment l'état de détente ne m'est pas accessible, et ne peut être commandée volontairement. Cette solution est donc vouée à l'échec. Que faire alors?

    3- La médication
La médication est une solution qui va à l'encontre de la démarche suggérée ici. Elle traite le symptôme comme s'il s'agissait du problème lui-même. Elle m'empêche de trouver l'origine de mon problème. (Nous faisons exception ici, des personnes qui ont perdu leur liberté d'action par le fait de problèmes psychologiques graves ou de déficience intellectuelle. Pour ces types de personnes, la médication est sans aucun doute d'un grand secours.)

Même si j'ai accès à mes ressources normales, la médication peut être utile temporairement pour briser le cercle vicieux de l'insomnie et pour me permettre de me reposer et de refaire mes forces. Reposée, je serai mieux en mesure de faire face à la source du problème.

E. Comment faire pour résoudre mon problème?



La démarche que je suggère ici s'applique exclusivement aux formes légère et modérée de l'insomnie. Comme je l'ai déjà expliqué, une aide professionnelle est nécessaire pour régler les problèmes d'insomnie chronique. Les ressources sur lesquelles je dois compter ici, sont:

  1. La capacité de contact avec mes émotions. Soit, de les identifier et de les vivre de façon complète et intense.
  2. De plus je dois être décidée, très ouverte et motivée à me donner une vie plus satisfaisante. C'est-à-dire, de ne plus me contenter de ce que la vie choisit à ma place. Mais de faire des choix qui me conviennent et me respectent vraiment.
  3. Je dois aussi être prête à faire face aux peurs et aux résistances qui feront partie intégrale de ma recherche. Le cheminement intérieur ne se fait jamais avec facilité en ligne droite. Il est composé aussi de retours arrière, d'objections, d'embûches de toutes sortes. Mais le chemin finit par se faire un peu comme les fleurs qui finissent par pousser à travers la mauvaise herbe.
Une démarche semblable à celle suggérée par Michelle Larivey dans sa Lettre du psy "L'anxiété et l'angoisse, les Vigiles de l'équilibre mental. " (Vol.1,no.1.) sera tout à fait adéquate pour la problématique de l'insomnie.

Voyons comment concrètement elle peut s'appliquer à l'insomnie.

En passant par les étapes suivantes, il me sera possible d'identifier clairement la question que je repousse pour ensuite trouver une solution qui me convient.

  1. Prendre pour acquis que mon insomnie est un symptôme qui cache un problème réel et important.
  2. M'ouvrir à toutes les possibilités de découvrir tous les problèmes possibles.
  3. Oser me demander:"qu'est-ce que je ne veux pas regarder en face?" "quel est le ou les problèmes que je repousse?"
  4. Accepter la réponse telle qu'elle sans en diminuer l'importance et sans contester sa pertinence.
  5. Prendre soin de cerner ce que précisément j'appréhende dans le problème que je repousse. (Parfois, la peur d'avoir à poser certaines actions, comme la séparation dans un problème de couple, peut m'empêcher de regarder en face le problème. Il est important d'envisager à ce moment, les actions pour lesquelles je me sens prête maintenant, sans me sentir obligée de franchir les étapes pour lesquelles je ne me sens pas prête.)
  6. Reconnaître que ce que je repoussais de ma conscience est un problème réel pour moi.
  7. M'attaquer à examiner cette question pour y trouver des solutions qui me conviennent et me respectent vraiment.

En guise de conclusion

Voici un exemple de démarche qui origine d'un problème d'insomnie. Il vous permettra de voir comment une telle démarche peut mener à une vie plus satisfaisante.

Un jeune homme de dix-huit ans souffre d'insomnie depuis environ une année. Il ne se préoccupe pas sérieusement de ce problème. Il en vient à souffrir de mononucléose, (complication de l'état de très grande fatigue accumulée). Après quelques semaines de repos, le médecin identifie un problème d'insomnie. Il lui prescrit un anxiolytique afin de lui permettre de refaire son énergie. Il invite aussi le jeune homme à examiner de plus près sa vie, pour mieux cerner les problèmes qui pourraient se cacher sous son symptôme d'insomnie.

La recherche entreprise révèle des problèmes d'ordre psychologique et d'orientation professionnelle.

Quelques mois plus tard, le jeune homme trouve une voie professionnelle qui lui convient mieux et correspond bien à ce qu'il est. Cette découverte l'aide à découvrir sa valeur et ses forces propres et à renforçer son estime personnel et stimule son engagement dans ses cours.

Au plan psychologique il chemine surtout au niveau de son identité. Il apprend à prendre le risque d'être de plus en plus lui-même. Il en retire graduellement beaucoup de satisfaction.

De façon globale, le développement de ce jeune homme a été affecté de façon très positive par ces démarches. Imaginez ce qui serait arrivé à court et à long terme s'il avait continué de ne pas prendre au sérieux son problème d'insomnie? Ou encore s'il l'avait fait taire par une médication à long terme?

Gaëtane La Plante, psychologue
Trois-Rivières, Québec, Canada
Bureau: (819) 378-5517
gaetane.laplante@tr.cgocable.ca

Retour au menu


Pour aller plus loin dans votre exploration !
En plus de...

Vous pouvez discuter de cet article avec les autres lecteurs...

Vous pouvez lire...

Pour trouver autre chose sur notre site
    Rechercher:

Vous n'avez pas encore trouvé ce que vous cherchiez ?

Pour en savoir davantage sur la question, ou sur un thème particulier traité dans cet article, vous pouvez poursuivre votre recherche avec nos outils préférés.

Cliquez pour poursuivre votre recherche.


Retour au menu

ReD Tous droits réservés © 1998-2002 par Ressources en Développement inc.
Nous n'exprimons aucune opinion concernant les annonces google
Si vous voulez reproduire ou distribuer ce document, lisez ceci
Communiquer avec ReD