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Question: Ivresse mentale Lorsque vous parlez du terme Ivresse mentale, de quoi s’agit-il? En quoi est-ce semblable ou différent des trois autres formes d’ivresse dont traite votre article? Réponse Le terme «Ivresse mentale» n’est pas un concept scientifique accepté. Il n’est pas connu ni répertorié dans la littérature en psychologie. Ce terme nous vient de centres de traitements pour alcoolisme et autres toxicomanies aux U.S.A. ainsi que du mouvement Alcooliques Anonymes.
L’ivresse mentale ressemble aux autres formes d’ivresse dans le sens où la personne qui la vit est, comme dans les autres types, en plein déni de ses émotions. Elle fuit une situation de sa vie qui la dérange et la perturbe au lieu de rester en contact avec ses émotions et de faire face à sa réalité.
On utilise habituellement l’appellation Syndrome d’ivresse mentale en rapport avec les personnes qui sont aux prises avec un problème d’ivresse chimique et sont en voie de réhabilitation. On s’en sert pour désigner les situations où cette personne, étant abstinente de toutes substances, cherche à substituer le produit consommé par une pensée et même un comportement obsessionnel. Par exemple, si je suis abstinent d’alcool depuis cinq ans et qu’à travers une période difficile de ma vie, je deviens obsédé par le travail au point de «m’enivrer» en travaillant soixante-dix heures par semaine. Le travail devient alors un nouveau moyen (une nouvelle drogue) pour fuir et éviter d‘être confronté avec mes émotions. Nous parlons dans ce cas d’un syndrome d’ivresse mentale. Pierre est dépendant de la cocaine et de l’alcool. Il est abstinent de toute substance depuis trois ans. Récemment, il a vécu une rupture amoureuse qu’il n’a pas digérée. Alors, il s’est isolé et a consommé pour environ cinquante dollars par jour de vidéo pornographique. N’est-ce pas là un comportement de fuite, une fuite comparable à celle qu’il faisait avec l’alcool? Voilà à quoi ressemble le syndrome d’ivresse mentale. Pour en savoir plus sur le sujet , nous vous suggérons de consulter, sur le site l'Étape, un article dont le titre est : «Signes avant-coureurs de rechute» |
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Question: Ivresse financière Est-ce qu’on pourrait parler aussi d’une ivresse financière et tant qu’état de conscience altérée? Par exemple, chez la personne qui voudrait gagner le maximum d’argent et être de plus en plus riche, en allant jusqu’à prendre l’argent des autres? Je connais une personne de ce genre à laquelle s’applique parfaitement cette phrase que vous écrivez: “l’éclosion d’un univers parallèle qui entraîne le déni des émotions nous rend sourd et aveugle face à la réalité extérieure”. Si cette ivresse financière existe et si on tient compte de ce déni, comment convaincre cette personne de se prendre en charge? Réponse Comme mon texte le mentionne, nous observons plusieurs formes d’ivresse. Certaines personnes vont s’enivrer de nourriture, d’autres de sorties continuelles qui les empêchent de faire face à leurs responsabilités quotidiennes.
Je peux certainement imaginer que la recherche compulsive d’argent pourrait correspondre à une sorte d’ivresse financière. Pour déterminer si c’est le cas pour une personne en particulier, il faudrait nous poser les questions suivantes.
Certaines personnes s’enferment dans une forme de pensée magique où elles croient que le bonheur est une question de richesse financière. (Lire Le bonheur .) L’important, pour arriver à une solution, est d’abord de découvrir quelles sont les émotions que cette personne tente de nier. (Lire: Pour une vie qui me colle à la peau .) Mais la question n’est pas vraiment résolue par la réponse à cette question. Il faut se demander aussi s’il est possible de convaincre cette personne de se prendre en charge. Je crois que non car, dans notre vie personnelle, chacun de nous a l’entière responsabilité de ses choix et de son style de vie. Comme psychothérapeute, je remets toujours entre les mains de la personne le pouvoir de s’auto-développer, de définir ses propres besoins et de passer à l’action pour les satisfaire. Les thérapeutes ne sont que des accompagnateurs, des guides qui outillent le client afin que celui-ci soit responsable de sa démarche personnelle et de sa croissance. Je crois donc qu’il serait inutile de chercher à convaincre la personne qui souffrirait d’ivresse financière (ou autre). Mais on pourrait sans doute lui rendre service en lui fournissant des outils et en étant à l’écoute de sa dérive. Comme je l’indique dans mon article, la dérive est une nécessité. Elle sert à émettre un signal d’alarme qui nous renseigne sur l’urgence de se prendre en main. Mais c’est à la personne en dérive que s’adresse ce message et c’est elle seule qui peut l’entendre vraiment. Par exemple on peut très bien laisser traîner un livre pertinent dans l’espoir qu’il vienne aider à comprendre. N’est-ce pas là un message indirect et une invitation à en discuter? Si le signal arrive au moment opportun, il pourrait déclencher une réflexion, une ouverture ou même un dialogue fructueux. |
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