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Question: Phobie vs panique
Réponse Il est possible de faire des crises de panique sans avoir de phobie. par contre, la personne qui souffre de phobie a des attaques de panique lorsqu'elle est en contact avec l'objet de sa phobie. On comprend mieux les différents symptômes que sont l'angoisse, la panique et la phobie si on les met en relation les uns avec les autres. Au début, il y a l'angoisse. Elle sert à nous informer qu'il y a un problème auquel nous ne portons pas attention. (Voir: "L'anxiété et l'angoisse, les Vigiles de l'équilibre mental") L'angoisse peut être plus ou moins intense. Elle est accompagnée de manifestations physiques elle aussi, plus ou moins intenses: serrement au plexus, palpitation, malaise... La crise de panique est une crise d'angoisse très intense. Comme cette dernière, elle survient brusquement, sans raison extérieure ap parente. On a l'impression d'être foudroyé de l'intérieur (Voir le poème "Chavirement"). Différentes manifestations physiques, typiques de l'angoisse, accompagnent cet épisode de panique: malaise, sueurs, palpitations, serrements au plexus, impression de perdre le contrôle... Il n'est pas rare d'obtenir un diagnostic médical de malaise cardiaque lorsqu'on consulte dans cet état. La crise de panique est l'angoisse qui se manifeste plus fort. La fonction de la panique est donc la même que celle de l'angoisse: avertir qu'on néglige de régler des problèmes importants de notre vie. Quant à la phobie, elle survient souvent à la suite des "attaques" de panique. Voilà comment cela se passe. La crise de panique est survenue plusieurs fois à des endroits "inappropriés". Elle nous a mis dans l'embarras plus d'une fois. On se met donc à craindre de se trouver aux endroits où les crises se sont produites de peur de subir une autre crise. Typiquement, en tant que personne angoissée on n'est pas porté à jeter un regard approfondi sur ce que l'on vit. Il n'est pas surprenant qu'on en vienne à penser que c'est "ce lieu" qui déclenche notre panique et non pas un élément intérieur. On commence alors à devenir phobique de ce lieu et de ceux qui lui ressemblent, car on craint qu'ils provoquent une crise de panique. En résumé,
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Question: Pourquoi certains ont des phobies?
Réponse Le psychisme envoie toujours des messages pour signaler la présence de problèmes négligés ou occultés. Il y a une gradation dans l’intensité des messages qui va du simple inconfort à la maladie physique ou mentale. Jean Garneau a expliqué d’une manière éloquente, dans l‘article “À quoi servent les émotions”, combien le fait de négliger des sujets qui ont de l’importance pour nous entraîne une descente aux enfers. On trouvera aussi des explications sur les conséquences de “faire l’autruche” ou de négliger de régler ses problèmes dans l’article intitulé “L’anxiété et l’angoisse: les vigiles de l’équilibre mental”. La phobie représente une étape dans cette descente aux enfers. Elle survient après que d’autres avertissements ont été donnés par le psychisme: grands malaises, persistance de sentiments dépressifs, crises de panique, par exemple. Mais il est vrai que les personnes qui font sourde oreille aux signaux d’alarme de leur psychisme n’en viennent pas nécessairement à faire des crises de panique et à développer une phobie. Qu’est-ce qui explique la différence ? C’est tout simplement que leur psychisme envoie ses messages d’une autre façon. Après avoir reçu, comme les phobiques, plusieurs signaux qu’elles ont négligé de décoder, d’autres personnes développent des problèmes physiques. Habituellement, le problème apparaît à un endroit du corps qui présente une faiblesse. S’agit-il d’une faiblesse congénitale où cette partie de corps a-t-elle été trop sollicitée par la personne pour “se couper” de ce qui la dérange émotionnellement, c’est difficile à dire. Ce que vivent certaines personnes qui deviennent sensibles à leur manière de se tendre et aux muscles qu’elles ont tendance à contracter, laisse croire toutefois que cette partie du corps devient malade par “usure”. On peut penser qu’un organe ou une région corporelle se dégrade à force d’être sollicité pour d’arrêter ou contrôler les émotions qu’on ne veut pas considérer. N’étant pas réceptives aux messages de leurs émotions d’autres personnes sont en quelque sorte “attaquées” psychiquement. Elle font un “burnout”, sombrent dans la dépression, développent des symptômes obsessionnels qui leur empoisonnent la vie, etc. La phobie n’est donc qu’un des signaux plus intenses dont le psychisme de certaines personnes se sert pour attirer l’attention sur ce qui ne va pas. Chez d’autres l’organisme a recours à des signaux de détresse différents lorsque le contact avec les émotions est coupé ou lorsque les messages des émotions ne sont pas pris en compte. |
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