Ressources en Développement
Les psychologues humanistes branchés !












Vous cherchez de l'aide psychologique?

Nos services!
Nos publications!

Voyez les autres sections:

La lettre du Psy
Les articles
Le guide des émotions
Le coffre d'outils
Les poèmes
Babillard INFOPSY

Voyez aussi...

Recherche sur ce site
Quoi de neuf ?
Calendrier des activités
Qui est ReD ?
Communiquer avec nous
Plan du site

Vous êtes un professionnel de la santé mentale?

Nos services!

" Pour une vie qui me colle à la peau ! "

Par Karène Larocque , psychologue


| Avant d'imprimer ce document | Mise en garde | Retour à l'article | Autres articles |



Vos questions et nos réponses


Vous avez une question qui demeure sans réponse ?

Il doit cesser de flirter les autres... c'est mon besoin!

    J’ai bien ressenti ma jalousie et j’en suis venue à la conclusion que j’ai besoin que mon mari cesse de flirter les autres femmes. Mais je ne comprends pas comment je peux prendre la responsabilité de ma satisfaction. Après tout, c’est lui qui doit corriger cette mauvaise attitude et je ne peux pas le faire pour lui!


Réponse

Premièrement, il faut savoir que la jalousie est une expérience émotive bien particulière. Il s’agit d’une expérience émotive complexe! Vous en apprendrez plus en consultant sa fiche explicative dans le Guide des émotions.

Pour éprouver de la jalousie, il faut deux ingrédients : (1) un besoin en manque et (2) voir quelqu’un d’autre obtenir ce qu’on veut. Si c’est vraiment votre satisfaction que vous recherchez, vous pouvez utiliser cette expérience pour vous aider à y parvenir! Il s’agit (1) d’identifier le besoin en manque et (2) prendre en main sa satisfaction.

Si par exemple j’étais jalouse de voir que mon conjoint trouve bien des femmes attirantes. Il est bien possible que mon besoin d’être attrayante et séduisante soit en déficit! Une fois ce besoin identifié, il me reste à trouver un moyen de devenir séduisante aux yeux de mon conjoint.

Ce n’est certainement pas en l’empêchant de regarder les autres femmes et en lui faisant une scène à chaque fois que j’obtiendrai satisfaction! Ce n’est sûrement pas cette attitude qui me rendra attirante et séduisante!

Dans cet exemple, le besoin est celui d’être appétissante sexuellement mais la jalousie peut cacher divers autres besoins : avoir de la valeur, être importante, etc. Il peut aussi s’agir d’un mélange de ces besoins.

Si le besoin est difficile à identifier, voici quelques suggestions qui pourront vous aider. Vous pouvez vous demander : s’il vous flirtait comme il le fait avec les autres femmes... qu’est-ce que cela nourrirait? qu’est-ce que cela signifierait pour vous? qu’est-ce que cela vous apporterait? Lorsque la formulation du besoin est autre chose que “j’ai besoin d’avoir...” ou j’ai besoin d’être...”, on peut soupçonner que le besoin n’est pas encore identifié. Aussi, lorsqu’elle en est à “j’ai besoin que tu” ou “j’ai besoin qu’il”, il faut continuer de chercher...

Vous pourrez explorer davantage la question en consultant l’article La jalousie amoureuse. Dans cet article, la psychologue Michelle Larivey donne plusieurs pistes pour sortir de la jalousie! Vous verrez aussi que le contrôle de l’autre est une direction qui mène à la stagnation plutôt qu’à la satisfaction.

Avons-nous tous besoin de nous respecter et nous épanouir?

    Vous semblez trouver que l’épanouissement et le respect de nos valeurs sont des besoins. Est-ce qu’on est obligé de s’épanouir pour être une personne adéquate ou en santé mentale? Je n’ai pas l’impression d’avoir ces besoins.


Réponse

Pour ce qui est du besoin de respecter nos valeurs, il m’est difficile d’imaginer une personne qui ne respecterait pas ce qui a de l’importance à ses yeux et qui serait tout de même satisfaite de son existence! Voici ce qu’on observe chez les gens qui ne se respectent pas : perte d’estime de soi, de confiance en soi et de sécurité intérieure. Une personne qui arriverait à ne pas respecter ce qui a de l’importance pour elle tout en conservant son bien-être... ce serait un mystère!

Il est possible aussi qu’une personne respecte naturellement ses valeurs. Les besoins que l’on accepte et comble naturellement se font habituellement plus discrets. Ce sont les besoins en manque qui sont les plus criants. Il n’est pas surprenant qu’on les remarque davantage!

Pour ce qui est du besoin de s’épanouir, il est présent chez tous les êtres vivants. Bien sûr, il existe des personnes pour qui la stagnation est bien confortable. Nous passons tous des moments où nous préférons une situation qui ne nous convient pas complètement plutôt que de se mettre à l’oeuvre pour y changer quelque chose. Habituellement, ce confort cache une peur de se mesurer aux défis qui viennent inévitablement avec le changement.

Peu importe si on éprouve ces besoins ou non, il ne serait pas utile de se dire qu’on doit avoir tel besoin. Ce dernier deviendrait alors une obligation, un devoir. Ce n’est sûrement pas une façon efficace de s’en occuper. Vous connaissez les résolutions du nouvel an? C’est justement parce qu’elles sont des obligations plutôt que des besoins qu’elles sont vouées à l’oubli!

Puisque nos besoins nous sont dictés de l’intérieur, le meilleur indicateur est encore notre sentiment de bien-être ou de mal-être. Si on a l’impression de ne pas s’épanouir, de ne pas éprouver ce besoin et d’être bien dans sa peau et satisfait de sa vie... il n’est pas utile de chercher plus loin. Si jamais ce besoin fait son apparition, vous le sentirez bien! Inutile d’en faire une obligation!



Question: Les causes sociales
    Je trouve que, comme la plupart des psychologues, vous faites porter aux individus les problèmes qui découlent en réalité de la société. C'est trop facile! Cela débouche sur la culpabilisation des individus, alors que c'est la société qui est malade.

    Ne venez pas me dire que ma frustration vient du fait que je fais porter aux autres la responsabilité de ma satisfaction! S'ils pouvaient juste me foutre la paix, ça serait déjà beaucoup! Mais ils me taxes, m’exploitent, me coincent entre les exigences du patron, du gouvernement et des clients.

Réponse


Nous partageons tous ces frustrations car nous vivons dans un environnement social relativement semblable. Les contraintes du travail et de la vie en société sont autant de limites à notre pouvoir propre ainsi qu’à notre liberté d’action et d’expression. Comment ne pas nous croire victimes d’un contexte social malsain qui nous violente continuellement ?

Essayons d’imaginer où nous conduirait cette attitude.

Débrouillardise ou état providence ?Comme c’est la société et non l’individu qui est responsable, nous pouvons décider que c’est à la société de remédier à la situation. Nous n’avons qu’à attendre qu’elle assume ses responsabilités... en espérant qu’elle le fasse bientôt. Il est assez facile de prédire le résultat: déception et frustration!

C’est une situation qui ressemble en partie à celle de la personne qui attend qu’un autre devine ses besoins et s’occupe de les combler. Même si l’autre fait de son mieux, il ne peut réussir que de façon imparfaite: il ne devine pas toujours correctement, pas toujours au bon moment les besoins qui naissent en nous. Il n’y apporte pas toujours les réponses qui nous conviennent vraiment, même lorsqu’il a bien identifié le besoin. Confier une telle tâche à un autre c’est le condamner à l’échec et nous condamner à l’insatisfaction permanente. Le succès ne peut être qu’une rare exception, même avec la meilleure volonté qui soit.

Mais quand on attend cette réponse de la société (et non d’un individu qui nous aime), on crée une situation encore plus frustrante. Nous le savons tous, les gouvernements et les sociétés changent très lentement. Il est facile de prévoir que la personne qui attendrait du gouvernement la satisfaction de ses besoins principaux serait vouée à la frustration et à la souffrance (peut-être même à la mort s’il s’agissait de besoins vitaux).

Quelle pourrait être la solution ?

Même en supposant que la société est vraiment la seule cause d’un problème qui nous préoccupe, il est inefficace d’attendre passivement qu’elle y remédie dans un délai qui nous convienne. Il faudrait à tout le moins nous occuper de signaler l’existence du problème à quelqu’un qui est capable d’y apporter une solution adéquate.

Mais les “délais administratifs” étant toujours très longs en comparaison avec l’urgence d’un besoin que nous ressentons, le simple fait de signaler le problème ne peut jamais être une solution satisfaisante pour l’individu. Il peut certainement contribuer à faire progresser la société ou le gouvernement vers une solution utile à la collectivité, mais il ne peut répondre au besoin individuel dans un délai raisonnable.

Il faut donc nécessairement nous pencher sur la possibilité de trouver nous-même des solutions à la situation en attendant que les réponses collectives soient en place. Autrement, la situation ne serait pas encore changée dans six mois, un an, voire dix ou vingt ans. Nous serions encore insatisfaits.

Il est nettement plus efficace, du point de vue de la satisfaction individuelle, de prendre activement en charge la satisfaction de nos besoins. En assumant la responsabilité de voir à notre satisfaction malgré les obstacles extérieurs et les causes qui dépendent de la société, nous sommes en mesure d'améliorer immédiatement notre situation et notre satisfaction. Nous pouvons agir sans délai sur la qualité de la suite de notre vie.

La responsabilité n’est pas question de culpabilité mais de capacité et d’efficacité. Prendre la responsabilité de sa satisfaction, c’est remplacer l’impuissance par le pouvoir d’y faire quelque chose.


Vous avez une question qui demeure sans réponse ?
Deux options vous sont offertes:


  1. Une question personnelle à laquelle vous voulez une réponse individuelle.

    Le psy virtuel est à votre disposition. Pour 50$ (canadiens) un de nos psychologues consacrera 30 minutes à vous répondre s'il estime pouvoir vous être vraiment utile. Il s'agit d'un genre de consultation individuelle et vous aurez la réponse en 3 jours.

    Voyez les détails ici: http://redpsy.com/virtuel/question.html


  2. Une question de clarification ou d'approfondissement dont la réponse est publiée sur le site.

    Les auteurs des articles répondent gratuitement aux questions d'intérêt général. Les réponses sont des principes généraux dont chacun doit évaluer la pertinence pour sa propre situation. Il s'agit d'une intervention éducative et non d'une consultation personnelle. Les psychologues répondent à la fin du mois aux questions qui concernent l'article du mois courant. Ils répondent aux autres questions au moment qui leur convient.

    Il vous suffit de nous faire parvenir votre question à



Vous avez une question qui demeure sans réponse ?

Vous pouvez réagir à cet article ou en discuter avec les autres lecteurs...


Vous pouvez lire...


Pour trouver autre chose sur notre site
    Rechercher:

Vous n'avez pas encore trouvé ce que vous cherchiez ?

Pour en savoir davantage sur la question, ou sur un thème particulier traité dans cet article, vous pouvez poursuivre votre recherche avec nos outils préférés.



Retour au menu

ReD Tous droits réservés © 2001-2003 par Ressources en Développement inc.
Nous n'exprimons aucune opinion concernant les annonces google
Si vous voulez reproduire ou distribuer ce document, lisez ceci
Communiquer avec ReD
Pour aller plus loin dans votre exploration !