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Par Karène Larocque , psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 5, No 6: Juin 2001


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Résumé de l'article

    En Auto-développement, nous visons l’atteinte d’une vie pleinement satisfaisante. Mais que faut-il à notre existence pour atteindre une telle qualité ?

    Nous constatons que les gens sont satisfaits de leur vie lorsqu’ils arrivent à répondre à leurs besoins importants. Il suffit souvent qu’un seul d’entre eux ne soit pas comblé pour rendre une vie insatisfaisante.

    Pour atteindre un bien-être physique, nous devons nous occuper de répondre à nos besoins physiques (se nourrir, se reposer, etc.). Il en va de même pour le bien-être psychologique. Nous devons répondre à nos besoins psychologiques!

    Cet article vous présentera comment vous pouvez rendre votre vie satisfaisante. Évidemment, les besoins sont au coeur de cette quête...



Table des matières
    A- L’importance de combler nos besoins
    1. Nos besoins psychologiques
    B- Deux habiletés fondamentales
    1. Reconnaître nos besoins
    2. Répondre à nos besoins
    C- Comment reconnaître nos besoins ?
    1. Ressentir complètement nos émotions
    2. Décoder le message
    D- Comment répondre efficacement à nos besoins ?
    1. Prendre la responsabilité de notre satisfaction
    2. Affronter les obstacles
    E- Conclusion

Vous pouvez aussi voir:
Vos questions liées à cet article et nos réponses !




A- L’importance de combler nos besoins


Les besoins ne sont pas simplement importants, ils sont vitaux. Ils correspondent à ce qu’il faut à un être vivant pour survivre et se développer. Par exemple, la plante à besoin d’eau et de soleil. Sans eux elle ne peut croître et elle est condamnée à mourir rapidement. Répondre à ces besoins est une question de vie ou de mort. S’ils sont comblés adéquatement, la plante est bien vivante et se développe harmonieusement mais dans le cas contraire, elle faiblit et meurt bientôt. (Pour en savoir plus : voir le chapitre 1 de Les émotions source de vie)

Comme tous les êtres vivants, les humains ont de tels besoins vitaux. Sur le plan physique, ils nous semblent assez évidents : se nourrir, se reposer, etc. Sur le plan psychologique aussi nous avons de tels besoins... et c’est notre vitalité psychique qui en dépend. Sans réponse adéquate à ceux-ci, nous devenons peu à peu “éteints”, sans vie.

Nous n’avons pas le choix: il faut mettre la satisfaction de nos besoins au premier plan si nous voulons nous sentir vraiment vivants et nous développer harmonieusement. La tâche n’est pas simple car nous devons tenir compte de plusieurs genres de besoins psychiques.


    1. Nos besoins psychologiques
C’est en grande partie de nourriture affective que nous parlent nos besoins psychiques. Ces derniers peuvent prendre diverses formes : être aimé, avoir de l’importance, avoir de la valeur, etc. Sans des contacts affectifs nourrissants, nous ne pouvons demeurer psychologiquement vivants. Prenez un instant pour imaginer ceci : de toutes vos relations, faites disparaître celles qui sont affectivement nourrissantes pour ne conserver que celles qui sont purement fonctionnelles ou utilitaires. Votre vie perdrait certainement de sa couleur et deviendrait bien terne n’est-ce pas?

Mais parmi les besoins psychologiques on retrouve aussi la sécurité intérieure, la confiance en soi et l’estime de soi. Ce deuxième groupe de besoins trouve sa satisfaction grâce à une façon d’être bien particulière : la fidélité à soi-même. (Voir “Fidèle à moi-même” dans Les émotions source de vie. Cette fidélité exige qu’on respecte ses valeurs, son vécu, ses choix et ses liens. Tout comme il faut manger pour obtenir les éléments nutritifs nécessaires, il faut se respecter pour obtenir la sécurité intérieure, la confiance en soi et l’estime de soi.

En plus de nos besoins de nourriture affective et de conformité à nos valeurs, nous aspirons aussi à nous épanouir. Que nous parlions de nous réaliser, de nous accomplir ou de nous actualiser, il s’agit toujours d’utiliser notre plein potentiel et de le développer de façon optimale.

Nous avons le désir d’actualiser ce que nous sommes. Le musicien a besoin de faire de la musique, l’auteur de publier ses écrits, le menuisier de construire, etc. Évidemment la forme que prend ce besoin est propre à chaque personne selon ses talents particuliers. Aussi, le besoin de reconnaissance est intimement lié à celui de s’actualiser. Il est important pour notre satisfaction que ce que nous accomplissons soit vu, reconnu et apprécié. Sinon, notre satisfaction restera bien incomplète. Le musicien qui ferait uniquement de la musique seul chez lui sans jamais être entendu n’aurait pas le sentiment de se réaliser pleinement. Il faut qu’il soit entendu et apprécié.

Si nous voulons une vie pleinement satisfaisante, nous devons donc nous occuper de trois groupes de besoins psychologiques : ceux d’affection, d’affirmation et d’épanouissement. Les premiers sont comblés par des contacts affectifs nourrissants. Ceux du deuxième groupe le sont chaque fois que nous respectons ce que nous sommes. Et finalement, les derniers lorsque nous accomplissons ce qui nous importe tout en recevant la reconnaissance appropriée. Lorsque l’ensemble de ces besoins sont comblés, nous sommes satisfaits de notre vie. Ce que nous obtenons alors c’est une existence faite sur mesure pour nous! Une vie qui nous comble affectivement, qui nous respecte vraiment et qui nous permet de nous épanouir pleinement.

B- Deux habiletés fondamentales


Pour prendre en main la satisfaction de nos besoins, deux habiletés bien particulières sont nécessaires. Il faut (1) savoir reconnaître nos besoins et (2) être capable d’y répondre.


    1. Reconnaître nos besoins
Il est essentiel de reconnaître nos besoins pour être capables d’y répondre activement. Si nous tenons à les satisfaire, nous devons évidemment savoir de quels besoins nous occuper. C’est un peu comme les besoins physiques. Si nous avons un creux à l’estomac et que nous ne reconnaissons pas le besoin de nous nourrir, nous ne pouvons rétablir l’équilibre! Et l’obésité nous guette si nous décodons ce creux à l’estomac comme un besoin de nous nourrir alors qu’il s’agit d’anxiété. En plus de créer un problème supplémentaire, cette erreur nous empêche de répondre à notre vrai besoin.

Nos besoins physiques et psychologiques sont dictés de l’intérieur; c’est notre organisme qui nous dit ce qu’il lui faut sur le moment. Il ne suffit pas de faire la liste de tous nos besoins pour ensuite entreprendre d’y répondre un à un en les cochant comme une liste d’épicerie. Il serait inutile de s’occuper d’un besoin simplement parce que c’est le prochain sur notre liste car ce n’est pas nécessairement ce qu’il faut à notre organisme à ce moment. Procéder ainsi serait aussi absurde que de faire une sieste lorsqu’on a soif! L’important, c’est d’identifier le besoin particulier que nous dicte notre organisme au moment présent.


    2. Répondre à nos besoins
Une fois qu’on a identifié le besoin le plus important du moment, il reste à y répondre! Cette capacité est aussi fondamentale que la première si on veut s’occuper adéquatement de ses besoins. Il ne suffit pas de savoir qu’on a faim pour être rassasié... il en est de même pour les besoins psychiques d’affection, d’affirmation ou d’épanouissement!

Pour répondre à notre besoin, il faut agir de la façon qui permettra de le satisfaire. Il y a donc une action à poser et elle diffère selon le besoin. Parfois elle requiert un échange avec l’environnement, mais à d’autres moments on peut y répondre seul. Il s’agit ici de bien choisir l’action à poser et de se mettre à l’oeuvre jusqu’à ce que l’organisme indique qu’il a retrouvé son équilibre... jusqu’au prochain déséquilibre.

C- Comment reconnaître nos besoins ?


Tous les organismes vivants sont dotés d’un système qui leur permet de s’informer de l’état de leurs besoins. Ce système d’information émet un signal pour avertir son propriétaire d’un manque particulier. Nous connaissons bien les signaux qui nous informent de l’état de nos besoins physiques. Lorsque nous avons besoin de nous nourrir, nous le sentons : un creux à l’estomac, une salivation accrue, etc.

Nous sommes tout aussi bien équipés pour nos besoins psychiques! Ce sont nos émotions qui constituent notre système d’information. Elles sont les indications les plus sûres pour identifier ce qui nous manque. (Voir “À quoi servent les émotions”).

En général, une émotion agréable est l’indice de notre satisfaction alors qu’une émotion désagréable nous indique qu’un besoin est insatisfait. En plus, l’intensité de l’émotion indique l’urgence de répondre. Si nous savons l’écouter, l’émotion nous permet d’ identifier clairement le besoin et d’avoir une bonne idée de la façon d’y répondre.

Deux habiletés sont nécessaires pour exploiter nos émotions comme source d’information sur nos besoins. Il faut (1) savoir les ressentir complètement et (2) être capable de décoder le message qu’elles transmettent.


    1. Ressentir complètement nos émotions
La première chose à faire est certainement d’y être attentif. C’est ce qui permet de voir rapidement qu’un besoin est insatisfait. De cette façon, on évite de tolérer une situation qui ne nous satisfait pas. On évite aussi les cris de détresse et les signaux d’alarme insistants que notre organisme nous envoie pour se faire entendre lorsqu’on ne l’écoute pas: anxiété, angoisse, panique, déprime, burn-out, etc.

Lorsque nous constatons qu’une réaction émotive tente de se manifester, il s’agit tout simplement de lui laisser nous transmettre son message. Pour ce faire, il faut la laisser prendre sa place. C’est cet accueil qui permet au message de devenir clair. Tout ce qu’il faut c’est ressentir l’émotion. Peu à peu, elle se précisera et nous informera de ce qui ne nous convient pas.

Mais il est parfois difficile de tolérer l’inconfort qui accompagne l’émotion. Particulièrement lorsque le message concerne un besoin qu’il nous est difficile d’accepter. Si nous n’avons pas le droit d’éprouver un besoin particulier, nous sommes nécessairement réticents à ce que notre organisme nous demande de le combler.

Nous pouvons nous y prendre de plusieurs façons pour éviter d’entendre les messages de notre organisme. Chaque personne a ses astuces préférés pour éviter de ressentir complètement ses émotions. Certains sont tentés de deviner le message qu’elles essaient de nous transmettre avant même qu’il se précise. D’autres essaient de se changer les idées en s’occupant à autre chose. Parfois, on cherche à se convaincre que cette émotion n’a pas de raison d’être, qu’elle est enfantine ou inappropriée. On peut aussi faire taire la réaction en s’étourdissant grâce à l’alcool, la drogue, la médication, le travail, etc.

Mais repousser l’émotion sans entendre le message et sans répondre au besoin, c’est comme retirer la pile du détecteur de fumée sans éteindre le feu! On reste insatisfait et on désarme le système qui nous avertit de ce manque. C’est certainement un chemin qui ne conduit pas à une vie pleinement satisfaisante.

Pour bien exploiter l’émotion, il faut la ressentir complètement jusqu’à ce que le message se clarifie de lui-même. Par exemple, si on a de la peine, il est nécessaire de la ressentir jusqu’à ce que le manque devienne clair. Au début, on découvre de nouveaux indices à son sujet et ensuite le message se précise. À ce moment, on le sent clairement de l’intérieur. On ne dit plus “je pense que j’ai tel besoin”. Le manque paraît plutôt évident.


    2. Décoder le message
Le message que nous transmet l’émotion traduit deux dimensions importantes de notre besoin actuel. . Il indique un manque (le problème) et la direction à suivre pour rétablir l’équilibre (la solution).

Le message porte toujours sur un besoin. Nous pouvons le considérer simplement comme un manque ou le voir comme une demande de satisfaction. “Je manque de..” devient alors “J’ai besoin de..” et nous sommes d’autant plus responsables de notre besoin.

Si nous en restons à “Je manque de...” il est normal d’attendre que la satisfaction vienne à nous plutôt que de nous en occuper. Ce n’est pas seulement une question de mots car notre sentiment de responsabilité face à ce besoin est complètement différent. De plus, cette formulation donne immédiatement une idée de la direction à suivre pour rétablir l’équilibre : il faut nous occuper de ce besoin.

La vie d’une émotion, à partir du moment où elle nous apparaît jusqu’à ce qu’elle nous transmette un message clair, est au coeur de ce que les auteurs Jean Garneau et Michelle Larivey appellent le processus vital d’adaptation. Il n’y a ensuite qu’une seule étape : l’action unifiante qui sert à répondre au besoin. (Pour en savoir plus sur ce processus : illustration complète de ce processus ou le chapitre 2 de “Les émotions source de vie”.)

D- Comment répondre efficacement à nos besoins ?


C’est en ressentant complètement l’émotion et en décodant son message qu’on parvient à reconnaître le besoin. Une fois reconnu, il reste encore à y répondre. Pour y arriver, il est nécessaire d’assumer toute la responsabilité de notre satisfaction et parfois, d’affronter certains obstacles qui nous empêchent de le satisfaire.


    1. Prendre la responsabilité de notre satisfaction
Lorsque notre besoin est clair, deux possibilités s’offrent à nous : prendre la responsabilité d’y répondre ou attendre que d’autres l’assument. Pour s’occuper activement de satisfaire ses besoins, il faut prendre cette responsabilité. Autrement, la démarche n’a pas de sens. Pourquoi se mettre en quête de satisfaction si c’est la responsabilité de quelqu’un d’autre ?

L’avantage le plus important que nous en retirons est certainement le pouvoir que nous reprenons sur notre satisfaction. Mais en étant responsable de cette dernière, nous sommes forcément responsables aussi de nos insatisfactions. Par contre, le poids de cette responsabilité implique qu’il n’en tient qu’à nous de rétablir la situation.

En somme, si nous tenons l’autre responsable de nos manques, nous ne pouvons qu’attendre et espérer qu’il s’en occupe. Mais si nous prenons nos besoins en mains, nous redevenons actifs et nous reprenons par le fait même le pouvoir sur notre satisfaction.

Nos plantes d’intérieur ont bien peu de pouvoir sur la satisfaction de leurs besoins. Nous devenons responsables d’y répondre dès que nous les installons chez nous. Le seul pouvoir qu’elles ont est de nous faire savoir qu’elles ont un manque en changeant leur apparence extérieure. Si nous refusons de leur apporter ce dont elles ont besoin, elles ne peuvent plus rien. Elles sont complètement dépendantes de nous pour survivre. C’est le même résultat que nous obtenons en nous mettant à la merci des autres pour satisfaire nos besoins.

Attention... on peut se méprendre! Il est facile de se laisser croire qu’on s’occupe de ses besoins en faisant des demandes indirectes tout en espérant que l’autre devine le besoin. On peut aussi faire des reproches ou se plaindre qu’il n’y réponde pas. Mais toutes ces façons de faire sont des moyens de remettre à l’autre la responsabilité de satisfaire nos besoins.

Pour prendre la responsabilité de notre satisfaction, il faut faire des demandes claires et reconnaître à l’autre le droit de refuser d’y répondre. On peut tout de même réagir à ce refus. Dans ce cas, nos émotions envoient un nouveau message : le besoin est toujours insatisfait et il faut s’y prendre autrement pour le combler. On peut adopter une autre stratégie devant cette même source de satisfaction ou trouver une autre personne. Dans la suite de la démarche, les émotions serviront encore d’indications pour nous ajuster aux réponses de notre environnement.

Bien des personnes réagissent intensément à cette responsabilité car elle implique effectivement beaucoup de travail. Il faut non seulement identifier ses besoins, mais aussi les montrer, faire des demandes et même risquer des refus. Par contre, c’est la seule issue possible pour reprendre tout le pouvoir possible sur notre satisfaction.


    2. Affronter les obstacles
Il est parfois difficile de s’occuper activement de ses besoins. On rencontre alors divers obstacles. Pour se bâtir une vie satisfaisante, il est nécessaire de trouver un moyen de les surmonter.

Un des obstacles les plus fréquents est la difficulté de se montrer avec ses besoins. Si notre satisfaction s’appuie sur le contact avec une autre personne, il faut nécessairement lui montrer notre besoin. C’est également le cas lorsqu’il s’agit de se respecter; il faut le faire devant une autre personne. Et lorsqu’il s’agit du besoin de s’accomplir, nous voulons que notre succès soit vu et habituellement, nous cherchons à ce qu’il soit apprécié.

Donc, le fait de s’occuper de répondre à nos besoins implique de les dévoiler. Si nous renions certains de nos besoins, ce dévoilement constituera tout un défi!

Pour plusieurs, le fait de se montrer avec ses besoins signifie qu’on se présente comme une personne vulnérable. Pourtant, nous avons tous des besoins et nous sommes tous réellement vulnérables. Le fait de le cacher n’y change rien. C’est certainement plus facile à dire qu’à faire, mais on peut apprivoiser ce “dévoilement”. Il s’agit de montrer peu à peu ses besoins tout en trouvant un moyen de tenir compte de ses craintes en même temps.

Par contre, on ne peut escamoter le risque que cette démarche comporte: celui de déplaire, de ne pas être aimé, d’être rejeté. Il faut y faire face si on veut dépasser les obstacles qui empêchent de se montrer. La solution repose sur le fait de prendre des risques calculés. On peut trouver le moyen de dévoiler ses besoins tout en ne prenant que les risques qu’on est prêt à assumer.

Habituellement, si on se demande quelque chose qui dépasse ses capacités, on paralyse au moment de se montrer. Ce blocage ne signifie pas qu’on est incapable d’y arriver et qu’il faut abandonner. Il s’agit plutôt d’ajuster le niveau de difficulté. On peut risquer, par exemple, de se montrer devant une personne qui semble moins “menaçante”. Petit à petit, on devient plus à l’aise et on ose davantage.

Il arrive aussi que la difficulté de se montrer et de s’occuper de ses besoins est plus importante devant certains types de personnes.

    Julie n’a pas de problème à reconnaître ses besoins et à s’en occuper sauf... lorsqu’elle se retrouve devant une personne plutôt autoritaire. À ce moment, elle perd tous ces moyens!
Ce phénomène est particulièrement important parce qu’il touche nos relations les plus importantes et nos besoins les plus essentiels. On peut consulter à ce sujet la série d’articles concernant les noeuds dans les relations.

Tous ces obstacles nous empêchent d’être pleinement nous-mêmes. Lorsque nous franchissons un obstacle, nous gagnons de la liberté. Nous avons alors un nouvel espace de notre vie où nous osons enfin nous respecter. Chaque fois, notre vie nous convient un peu plus parce qu’elle nous ressemble et nous respecte davantage. C’est de cette façon qu’il est possible de se bâtir une vie sur mesure... une vie qui nous colle à la peau!

E- Conclusion



En tant que psychologue, j’accompagne mes clients dans leur apprentissage de ces diverses habiletés. Les résultats qu’ils obtiennent en développant ainsi leurs capacités de reconnaître leur besoin et d’y répondre sont nombreux.

Le plus important est sûrement d’avoir plus de pouvoir sur leur satisfaction. Ces personnes se sentent de plus en plus les maîtres d’oeuvre de leur bonheur. Ils savent utiliser leurs émotions et ces dernières deviennent des alliées précieuses dans leur quête de satisfaction. Ils connaissent leurs obstacles habituels et savent comment s’y prendre pour les surmonter.

Aussi, lorsqu’on arrive à faire ainsi une place importante à ses besoins, on se retrouve avec une existence qui nous convient vraiment. On se respecte de plus en plus et on est davantage fidèle à soi. Les fruits de cette façon d’être sont considérables : une solidité intérieure, une estime de soi et une confiance en soi accrues. (Voir “Fidèle à moi-même” dans Les émotions source de vie.)

On peut développer chacune des habiletés dont il est question dans cet article et s’en servir pour rendre sa vie pleinement satisfaisante. Mais il faut être prêt à mettre les efforts nécessaires. C’est un travail considérable, mais une vie qui nous convient et nous satisfait vraiment n’en vaut-elle pas le coup?

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