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Question: Ça n'a pas marché pour moi! J'étais sur le point de me séparer lorsque j'ai lu La lettre du Psy. J'ai tout fait ce que vous suggérez de faire. J'arrive à la même conclusion. Je suis plus certain de mon choix mais, je ne me sens pas mieux! Réponse Le cheminement proposé n'a pas pour but de rendre plus facile la séparation. Si on est encore lié à cette personne c'est parce qu'il n'y a pas seulement des insatisfactions. Sous certains aspects, cette relation est bonne pour nous. On se sépare parce qu'elle n'est pas assez satisfaisante, parce que ce que nous y vivons ne correspond pas suffisamment à nos aspirations. Il y a donc nécessairement une douleur à vivre, un deuil à faire, pour quitter l'autre. La démarche que je propose de faire avant de se séparer poursuit quatre buts.
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Question: Six ans plus tard, je ne m'en sors pas Il y a près de six ans que la femme que j'ai aimée énormément, mais sans beaucoup le lui manifester, m'a quitté. J'ai maintenant le sentiment d'une perte énorme. Je n'arrive pas à m'en relever. Réponse Pour compléter une séparation il faut vivre à fond tous les sentiments qu'elle déclenche en nous. Il faut les ressentir tous et complètement. Cela se fait sur une période de temps plus ou moins longue. Mais cette démarche est nécessaire. Si, après plusieurs années, la douleur reste vive et omniprésente il est important de s'y arrêter et de chercher à vivre les émotions présentes. En plus de ressentir ces émotions, il est indispensable de les exprimer à la personne elle-même en lui communiquant le pouvoir qu'on lui accorde par rapport à nos besoins. C'est cela qui permet d'aller aussi loin qu'il est possible d'aller dans cette relation. C'est difficile à faire parce que ce genre de contact engendre des émotions fortes. Par contre, cette expression permet de se réunifier parce qu'on assume à la fois son besoin et tout ce que la perte nous fait vivre. On a souvent des objections énormes à faire cette démarche. Voici les deux principales.
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Question: Suis-je en train de m'accrocher ? Il y a six mois, après dix huit années de mariage, mon mari m'a quittée pour une autre femme avec laquelle il a vécu une passion. Récemment, en apprenant que j'avais un amant, mon mari m'a fait des avances. De mon côté, je ne l'ai pas oublié. Suis-je en train de m'accrocher? J'ai peur de m'engager dans une voie sans issue car il dit qu'il n'est pas certain de ses sentiments à mon égard. Réponse C'est difficile d'oublier quelqu'un dont on n'a pas voulu se séparer. Redevenir intéressé et faire en sorte que la relation 'marche' de nouveau ou redevienne satisfaisante n'est pas ce que j'appellerais 's'accrocher'. S'accrocher serait plutôt de chercher à faire durer la relation quand l'autre ne veut vraiment pas ou quand il n'y a rien à faire pour la rendre satisfaisante comme on le voudrait. Au contraire, lorsqu'on désire être en relation avec l'autre, c'est important de déployer nos énergies pour y arriver. Par contre, être sûr des sentiments de quelqu'un est une certitude bien fragile. Parce qu'ils sont la manifestation de l'effet qu'une personne a sur nous, nos sentiments à l'égard d'elle sont nécessairement changeants. Pour décider, donc, de se lancer dans l'aventure d'une relation ce qu'il faut se demander ce n'est pas, à mon avis, si les sentiments de l'autre sont assurés et immuables mais plutôt,
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Question: Vaudrait-il mieux demeurer sans attache ? Je suis séparée depuis plusieurs mois. Lorsque mon ami actuel m'a avertie qu'il ne pourrait pas participer au repas de famille que je voulais organiser pour lui et mes enfants, je n'ai plus eu envie de ce repas qui devait pourtant réunir plusieurs personnes que j'aime. Ma réaction m'inquiète. Suis-je en dépendance affective comme je pense que je l'étais avec mon mari? Peut-être devrais-je passer du temps sans attache pour vraiment trouver mon autonomie complète? Réponse Il n'est pas nécessaire de vivre seul et sans attache pour développer son autonomie. Autonomie ne veut pas dire tout se donner soi-même. Ily a des limites au plaisir de se cajoler soi-même; c'est plus plaisant de l'être par quelqu'un d'autre. On ne peut pas non plus être son propre complice ni se prendre pour confident, on a besoin d'interlocuteurs pour cela. Être autonome signifie plutôt:
Dans la perspective où chaque être vivant est responsable de sa propre vie, être en relation intime avec quelqu'un n'est pas inconciliable avec le développement de son autonomie. Au contraire, cela permet d'identifier ses responsabilités et celles de l'autre et de devenir, à la longue, capable d'en juger rapidement. Cela permet aussi de se pratiquer à porter la responsabilité de sa satisfaction, notamment en prenant le risque de prendre des initiatives alors que la situation à deux nous porterait à compter sur l'autre. | |
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Question: Que faire avant qu'il ne soit trop tard ? Je vois notre relation s'effriter. Mon mari est de plus en plus stimulé par son travail et de plus en plus absent. Je ne veux pas le perdre. C'est plus fort que moi je lui fais sans cesse des reproches sur son absence tout en sachant que je nous éloigne ce faisant. Cependant, lorsque je tente de lui dire gentiment que je voudrais que nous passions plus de temps ensemble ça ne donne rien. Réponse C'est tentant de remettre à l'autre la responsabilité de rendre la relation satisfaisante. En admettant que l'autre ait 100% de la responsabilité de rendre la relation satisfaisante pour lui et que nous ayons 100% de la responsabilité de la rendre satisfaisante pour nous-même, quoi faire? D'abord nous demander quels besoins sont insatisfaits, chez nous (il se peut que l'autre n'ait pas les mêmes besoins en ce moment). Dans un deuxième temps, identifier des moyens par lesquels il est possible de combler ces besoins. Enfin, troisièmement, choisir des initiatives qu'on veut prendre, soi-même, pour obtenir satisfaction. Voici une illustration de cette démarche.
Il est important de se rappeler que nous sommes deux êtres distincts et que l'autre n'a pas nécessairement les mêmes besoins que nous, au même moment. Il est certain que la vie nous paraîtrait plus facile si l'autre prenait les initiatives qui puissent combler nos besoins, mais il y a beaucoup d'inconvénients à vivre avec quelqu'un qui prend nos besoins en charge. | |
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Question: suis-je trop dépendante ? Mon ex-conjoint m'a souvent reproché d'attendre trop d'amour et de donner beaucoup trop d'importance à la vie émotive. Comment savoir s'il a raison? Réponse L'humain a besoin de contacts avec les autres humains pour se nourrir au plan affectif. Tous les humains en ont besoin et c'est psychologiquement aussi vital que la respiration est vitale physiquement. Quant on se fait reprocher d'attendre trop d'amour, plusieurs explications sont possibles et il est important d'identifier laquelle est la bonne si on veut trouver la bonne solution. Il se peut:
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