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Ne vous séparez jamais sans...
Par Michelle Larivey , psychologue

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Vos questions et nos réponses



Vous avez une question qui demeure sans réponse ?


Question: Ça n'a pas marché pour moi!

J'étais sur le point de me séparer lorsque j'ai lu La lettre du Psy. J'ai tout fait ce que vous suggérez de faire. J'arrive à la même conclusion. Je suis plus certain de mon choix mais, je ne me sens pas mieux!

Réponse

Le cheminement proposé n'a pas pour but de rendre plus facile la séparation. Si on est encore lié à cette personne c'est parce qu'il n'y a pas seulement des insatisfactions. Sous certains aspects, cette relation est bonne pour nous. On se sépare parce qu'elle n'est pas assez satisfaisante, parce que ce que nous y vivons ne correspond pas suffisamment à nos aspirations. Il y a donc nécessairement une douleur à vivre, un deuil à faire, pour quitter l'autre.

La démarche que je propose de faire avant de se séparer poursuit quatre buts.
  1. S'assurer d'avoir tout fait "pour que ça marche" et ainsi éviter d'être consumé par les regrets après la séparation.
  2. Demeurer intérieurement unifié grâce au fait que l'on reconnaît ce que l'on vit et que l'on prend le risque de l'assumer en l'exprimant.
  3. Se rendre disponible à vivre bientôt une autre relation, parce qu'on a bien complété notre expression.
  4. Quitter cette relation avec une conscience plus claire de ses besoins.


Question: Six ans plus tard, je ne m'en sors pas

Il y a près de six ans que la femme que j'ai aimée énormément, mais sans beaucoup le lui manifester, m'a quitté. J'ai maintenant le sentiment d'une perte énorme. Je n'arrive pas à m'en relever.

Réponse

Pour compléter une séparation il faut vivre à fond tous les sentiments qu'elle déclenche en nous. Il faut les ressentir tous et complètement. Cela se fait sur une période de temps plus ou moins longue. Mais cette démarche est nécessaire. Si, après plusieurs années, la douleur reste vive et omniprésente il est important de s'y arrêter et de chercher à vivre les émotions présentes.

En plus de ressentir ces émotions, il est indispensable de les exprimer à la personne elle-même en lui communiquant le pouvoir qu'on lui accorde par rapport à nos besoins. C'est cela qui permet d'aller aussi loin qu'il est possible d'aller dans cette relation. C'est difficile à faire parce que ce genre de contact engendre des émotions fortes. Par contre, cette expression permet de se réunifier parce qu'on assume à la fois son besoin et tout ce que la perte nous fait vivre.

On a souvent des objections énormes à faire cette démarche. Voici les deux principales.
  1. Il est trop tard! Cela s'est passé il y a si longtemps.

    Au plan psychologique, il n'est pas trop tard car nos sentiments sont encore vivants. Ce n'est pas vraiment du passé qu'il sagit, mais bien d'une réalité actuelle.

  2. L'autre ne sera pas d'accord.

    L'accord de l'autre n'est pas indispensable. Bien sûr on ne peut lui parler s'il refuse de nous rencontrer. Mais on peut quand même lui écrire ou encore lui remettre un enregistrement sur cassette. S'il est impossible de s'adresser réellement à lui, on peut tout de même le faire sans sa présencephysique, par écrit ou verbalement. L'important c'est qu'on s'exprime complètement. Si on y parvient, le résultat sera quand même bénéfique, peu importe la réponse ou même la présence de l'autre.
Vivre à fond ses émotions et les exprimer ne guérit pas instantanément les blessures. Cela permet de fermer la boucle pour leur les laisser se cicatriser. Une fois qu'on a réussi à tout dire tel qu'on le vit, on a moins tendance à entretenir la nostalgie en ressassant ses souvenirs. La cicatrisation psychologique se fait mieux.



Question: Suis-je en train de m'accrocher ?

Il y a six mois, après dix huit années de mariage, mon mari m'a quittée pour une autre femme avec laquelle il a vécu une passion. Récemment, en apprenant que j'avais un amant, mon mari m'a fait des avances. De mon côté, je ne l'ai pas oublié. Suis-je en train de m'accrocher? J'ai peur de m'engager dans une voie sans issue car il dit qu'il n'est pas certain de ses sentiments à mon égard.

Réponse

C'est difficile d'oublier quelqu'un dont on n'a pas voulu se séparer. Redevenir intéressé et faire en sorte que la relation 'marche' de nouveau ou redevienne satisfaisante n'est pas ce que j'appellerais 's'accrocher'. S'accrocher serait plutôt de chercher à faire durer la relation quand l'autre ne veut vraiment pas ou quand il n'y a rien à faire pour la rendre satisfaisante comme on le voudrait. Au contraire, lorsqu'on désire être en relation avec l'autre, c'est important de déployer nos énergies pour y arriver.

Par contre, être sûr des sentiments de quelqu'un est une certitude bien fragile. Parce qu'ils sont la manifestation de l'effet qu'une personne a sur nous, nos sentiments à l'égard d'elle sont nécessairement changeants. Pour décider, donc, de se lancer dans l'aventure d'une relation ce qu'il faut se demander ce n'est pas, à mon avis, si les sentiments de l'autre sont assurés et immuables mais plutôt,
  1. si ce qu'il éprouve à l'heure actuelle, compte tenu de la situation présente nous satisfait assez pour vouloir investir davantage, maintenant

  2. et si oui, demeurer continuellement vigilant à propos de notre satisfaction afin de régler les problèmes qui apparaissent inévitablement ou afin de changer de cap si l'insatisfaction est irrémédiable.


Question: Vaudrait-il mieux demeurer sans attache ?

Je suis séparée depuis plusieurs mois. Lorsque mon ami actuel m'a avertie qu'il ne pourrait pas participer au repas de famille que je voulais organiser pour lui et mes enfants, je n'ai plus eu envie de ce repas qui devait pourtant réunir plusieurs personnes que j'aime. Ma réaction m'inquiète. Suis-je en dépendance affective comme je pense que je l'étais avec mon mari? Peut-être devrais-je passer du temps sans attache pour vraiment trouver mon autonomie complète?

Réponse

Il n'est pas nécessaire de vivre seul et sans attache pour développer son autonomie. Autonomie ne veut pas dire tout se donner soi-même. Ily a des limites au plaisir de se cajoler soi-même; c'est plus plaisant de l'être par quelqu'un d'autre. On ne peut pas non plus être son propre complice ni se prendre pour confident, on a besoin d'interlocuteurs pour cela.

Être autonome signifie plutôt:
  1. Se considérer comme responsable de la satisfaction de ses besoins et avoir en tout temps cette attitude.

  2. Prendre les initiatives et les risques nécessaires pour répondre à ses besoins. Parfois l'initiative consiste à 'faire par soi-même', parfois à 'demander', parfois à 'faire en sorte' que la chose que l'on veut se passe.
Ces distinctions paraissent simples à première vue pour beaucoup de gens. Toutefois vivre cette réalité n'est pas facile. Dans le livre 'L'Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne', chapitre VII, par Jean Garneau et Michelle Larivey, on peut lire sur cette difficulté de porter la responsabilité de sa vie et de sa satisfaction dans l'existence. Ce problème prend parfois la forme d'un déni de la solitude existentielle.

Dans la perspective où chaque être vivant est responsable de sa propre vie, être en relation intime avec quelqu'un n'est pas inconciliable avec le développement de son autonomie. Au contraire, cela permet d'identifier ses responsabilités et celles de l'autre et de devenir, à la longue, capable d'en juger rapidement. Cela permet aussi de se pratiquer à porter la responsabilité de sa satisfaction, notamment en prenant le risque de prendre des initiatives alors que la situation à deux nous porterait à compter sur l'autre.



Question: Que faire avant qu'il ne soit trop tard ?

Je vois notre relation s'effriter. Mon mari est de plus en plus stimulé par son travail et de plus en plus absent. Je ne veux pas le perdre. C'est plus fort que moi je lui fais sans cesse des reproches sur son absence tout en sachant que je nous éloigne ce faisant. Cependant, lorsque je tente de lui dire gentiment que je voudrais que nous passions plus de temps ensemble ça ne donne rien.

Réponse

C'est tentant de remettre à l'autre la responsabilité de rendre la relation satisfaisante. En admettant que l'autre ait 100% de la responsabilité de rendre la relation satisfaisante pour lui et que nous ayons 100% de la responsabilité de la rendre satisfaisante pour nous-même, quoi faire?

D'abord nous demander quels besoins sont insatisfaits, chez nous (il se peut que l'autre n'ait pas les mêmes besoins en ce moment). Dans un deuxième temps, identifier des moyens par lesquels il est possible de combler ces besoins. Enfin, troisièmement, choisir des initiatives qu'on veut prendre, soi-même, pour obtenir satisfaction.

Voici une illustration de cette démarche.
  1. Les besoins insatisfaits pourraient être les suivants: contact réel avec lui, avoir une importance dans sa vie.

  2. Les moyens susceptibles de répondre à ces besoins: intimité, complicité, détente et amusement ensemble.

  3. Comment y arriver concrètement: se parler vraiment, s'intéresser l'un à l'autre, pratiquer des activités qui nous plaisent et nous détendent tous les deux.

  4. Quelles initiatives je puis prendre: lui parler des choses qui m'importent, m'intéresser à ce qui l'intéresse, créer une atmosphère propice à l'échange, organiser des activités plaisantes et détendantes et l'y inviter.
Surtout: ne pas se décourager si ça ne marche pas du premier coup. Ce n'est pas parce que nous changeons tout d'un coup de cap, passant du reproche à la proposition d'activités intéressantes, que l'autre sort automatiquement et avec enthousiasme de sa position emmurée ou encore du monde dans lequel il s'est réfugié si c'est le cas.

Il est important de se rappeler que nous sommes deux êtres distincts et que l'autre n'a pas nécessairement les mêmes besoins que nous, au même moment. Il est certain que la vie nous paraîtrait plus facile si l'autre prenait les initiatives qui puissent combler nos besoins, mais il y a beaucoup d'inconvénients à vivre avec quelqu'un qui prend nos besoins en charge.



Question: suis-je trop dépendante ?

Mon ex-conjoint m'a souvent reproché d'attendre trop d'amour et de donner beaucoup trop d'importance à la vie émotive. Comment savoir s'il a raison?

Réponse

L'humain a besoin de contacts avec les autres humains pour se nourrir au plan affectif. Tous les humains en ont besoin et c'est psychologiquement aussi vital que la respiration est vitale physiquement.

Quant on se fait reprocher d'attendre trop d'amour, plusieurs explications sont possibles et il est important d'identifier laquelle est la bonne si on veut trouver la bonne solution. Il se peut:
  1. Que l'autre n'en ait pas beaucoup à nous donner

  2. Qu'on attende trop passivement que l'autre nous nourrisse

  3. Qu'on cherche à compenser par la quantité alors que la relation n'est pas nourrissante.
Pour chacune de ces explications, la solution est évidemment différente. La première étape vers une solution, c'est de vérifier en nous-même ce qui se passe au juste. Il ne faut surtout pas se fier à l'affirmation de l'autre. Ce reproche est un signal d'alarme pour nous signaler que quelque chose ne va pas bien. Il ne s'agit pas forcément d'une conclusion valide sur la cause du problème.



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    Voyez les détails ici: http://redpsy.com/virtuel/question.html


  2. Une question de clarification ou d'approfondissement dont la réponse est publiée sur le site.

    Les auteurs des articles répondent gratuitement aux questions d'intérêt général. Les réponses sont des principes généraux dont chacun doit évaluer la pertinence pour sa propre situation. Il s'agit d'une intervention éducative et non d'une consultation personnelle. Les psychologues répondent à la fin du mois aux questions qui concernent l'article du mois courant. Ils répondent aux autres questions au moment qui leur convient.

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