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Question: Se défendre est parfois dangereux!
Réponse Se défendre ne veut pas toujours dire contre-attaquer. L'auto-défense peut prendre diverses formes. Chaque situation doit être jugée pour ce qu'elle est et les moyens choisis appropriés à la fois à la situation et à la personne qui les met en pratique. Voyons quelques formes que peut prendre la contre-offensive.
Mais ce sont là des exemples de grands écarts de force facilement mesurables à l'oeil nu. Ce n'est pas toujours le cas. Mais comme la victime potentielle a naturellement tendance à percevoir son agresseur comme beaucoup plus fort qu'elle, il est nécessaire de faire très tôt l'évaluation des forces en présence: dès la première agression. L'enfant qui reçoit un coup de poing d'un plus grand que lui et qui se défend en lui assénant un coup de pied ne prend pas vraiment un gros risque. Un nez qui saigne et quelques bleus sont bien peu de choses en comparaison avec les souffrances qui attendent celui qu'un gang adopte comme souffre-douleur! En ripostant, il indique à l'agresseur qu'il ne se laissera pas faire. Or, ce n'est pas la raclé que craint ce dernier, mais le risque de perdre la face (et c'est justement ce qui se passe avec quelqu'un qui se défend.) Pour garder le haut du pavé il lui faut absolument une victime «sûre», celle qui confirmera son pouvoir. Aussi celui qui se rebiffe représente-t-il un danger... ne serait-ce que celui de dénoncer ses gestes et sa perfidie.
Le tort d'Élizabeth est donc d'être trop compétente aux yeux de sa patronne. Elle ne doit pas l'oublier car c'est sa force à elle. Elle ne doit pas perdre de vue non plus que c'est aussi sa force aux yeux de l'entreprise qui, à moins d'être un milieu tout à fait dégénéré, la rémunère justement pour exercer cette force. La résistance La résistance est une autre manière de se défendre efficacement. Il s'agit, au fond, d'éviter les pièges de l'agresseur en se rappelant que les volontés de ce dernier visent ses propres objectifs et non pas les nôtres. Si, par exemple, mon patron propose de prolonger mon congé de maladie alors que je me sens capable de travailler: je résiste à sa tactique en refusant sa proposition. Profiter de son offre serait une façon de lui donner raison sur l'impertinence de ma présence au travail. Examinons ce mode de défense d'un peu plus près avec l'exemple de Blaise.
Une fois ces précaution prises, il pourra toujours obéir s'il a de bonnes raisons de croire que son refus d'obtempérer le fera congédier pour insubordination. L'important c'est qu'il aura conservé les preuves nécessaires pour se justifier si on vient à lui reprocher son mauvais travail ou son manque de soumission.
De la même façon, celui qui a de bonnes raisons de croire que son emploi est menacé doit s'efforcer de ne faire aucun faux pas, sachant que chaque erreur serait utilisée contre lui. À cause de la pression malsaine qui s'exerce dans une telle situation, ce niveau de perfection est pratiquement impossible à maintenir, même s'il le faudrait. Pour réussir, on peut s'appuyer sur deux ingrédients: (1) le respect des règles ordinairement applicables (par opposition à la recherche d'excellence) et (2) la recherche d'un support à l'intérieur ou à l'extérieur de son milieu de travail (aide psychologique, soutien familial, syndical, etc.). Dans un contexte où l'arbitraire règne sur les relations entre patrons et sublaternes, les gens ont peur. L'aide est alors souvent impossible à obtenir à l'intérieur de l'entreprise. Dans certains cas, l'auto-protection exige qu'on "monte un dossier" sur les événements. Il s'agit de consigner soigneusement la mémoire des faits afin d'être en mesure de se défendre devant les attaques futures. Cette méthode est particulièrement pertinente dans les cas de harcèlement au travail parce que l'agresseur doit lui aussi accumuler un dossier pour motiver le renvoi. Si le congédiement est injustifié, le dossier comprendra nécessairement des faussetés que l'accusé pourra réfuter s'il a accumulé ses propres preuves. Il s'agit d'une tâche fastidieuse, mais elle est parfois indispensable pour sauver son emploi ou sa réputation.
Voyons de plus près la pertinence de la fuite dans un début de relation. Pour varier un peu, imaginons qu'il s'agisse d'une relation amoureuse. Voici deux exemples diamétralement opposés.
Le problème ne réside pas dans le désir de Véronique de vaincre sa peur de l'agressivité. C'est la manière qu'elle choisit qui est douteuse: endurer l'inacceptable en tolérant de ne pas être respectée. Ce choix ne peut la conduire à autre chose que la destruction progressive de son estime d'elle-même. Si elle est incapable de réagir à cet homme en tentant de se respecter, il vaut mieux qu'elle prenne immédiatement la fuite.
Dans son livre «Le coeur conscient», le psychologue Bruno Bettleheim illustre bien cette réalité. Au cours de son expérience dans les camps nazis, il a identifié trois réactions typiques chez les concentrationnaires. Le premier affrontait l'ennemi en se révoltant ou en lui résistant. Il le payait rapidement de sa vie. Le deuxième se soumettait complètement. Celui-là finissait par perdre la raison. Enfin le troisième faisait le choix délibéré de se plier aux volontés de l'agresseur dans le but de sauver sa peau. Il agissait de façon soumise sans être d'accord avec ce qu'on lui imposait. C'est ce groupe qui s'en sortait le mieux. Selon Bettleheim, c'est le fait de faire délibérément ce choix qui lui permettait d'éviter la destruction physique autant que psychique. C'est la décision de conserver le maximum de contrôle sur sa vie qui est responsable de ce résultat. En d'autres termes le choix de ne pas se «laisser-faire». Même s'il s'agissait d'un choix intérieur auquel l'agresseur n'avait aucunement accès, l'effet conservait toute sa puissance. |
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Les échanges physiques agressifs dans le couple
Une gifle est une atteinte à notre intégrité physique et psychique. C'est désagréable et humiliant. Si un geste de ce genre survient occasionnellement dans un couple, il faut chercher à comprendre pourquoi. (1) Est-ce que celui qui assène la gifle n'a pas de mots pour traduire sa réaction? (2) Est-ce le signe d'un manque de contrôle? (3) S'agit-il d'une réponse à mon hostilité (à une agressivité camouflée)? (4) La gifle est-elle la seule manière de m'atteindre à certains moments? Si cette relation en vaut la peine, ce sont là des questions qu'il faut explorer. C'est ce qui permettra de trouver un ajustement convenable qui n'exige pas de museler l'un ou l'autre. Il ne faut pas oublier, en effet, qu'il est impossible de vivre une relation intime et saine si l'agressivité y est censurée. La relation ne peut être un lieu d'épanouissement si la colère en est bannie. Pour la santé des individus et de la relation, l'agressivité doit être ressentie lorsqu'elle est présente et exprimée ouvertement. Sinon, elle fait place à la rancune qui, si elle dure, détériore nécessairement les rapports humains. Reprenons maintenant chacune des hypothèses déjà évoquées. Essayons de trouver, pour chacune de ces raisons, une solution favorable à l'épanouissement du couple et des individus.
Nous savons que l'expression est nécessaire à la santé psychique; mais ce n'est pas n'importe quel genre d'expression qui s'avère sain et utile. Dans un rapport interpersonnel l'efficacité de l'expression ne peut être évaluée qu'en tenant compte de l'effet à la fois sur celui qui réagit et sur celui qui reçoit sa réaction. Dans notre exemple, l'effet sur la cible de l'expression est dévastateur: il a provoqué la terreur. Si la relation de couple repose sur l'égalité et la confiance mutuelle, la gifle vient d'en ébranler les assises. Il pourrait même arriver que ce geste suffise à faire éclater la relation. Par ailleurs, si nous examinons ce geste d'un point de vue psychique, nous devons en arriver à la conclusion qu'il s'agit d'une expression partielle. Par conséquent, cette expression ne peut être entièrement satisfaisante. Celui qui administre la gifle ne livre certainement pas la totalité de son expérience émotionnelle, mais en plus, il empêche son interlocuteur d'y avoir accès. La communication est donc déficiente, ce qui n'est pas sain pour la relation. Celui qui reçoit a gifle retient une seule chose: il ne devrait pas réitérer l'expression qui l'a provoquée. Il se peut même qu'il ne sache pas clairement ce qui l'a provoquée et pourquoi son action a déclenché une telle fureur.
La gifle cherche ici à remplacer les mots, des mots dont son auteur ne dispose peut-être pas. Aussi, s'il s'agit d'une tendance chez lui (et non un accident de parcours), il aurait avantage, pour lui-même, sa partenaire et leur relation, à développer sa capacité de s'exprimer verbalement. Il est assez facile de remédier au manque de vocabulaire lorsqu'il s'agit de la cause principale de l'expression "à travers les gestes". Mais la parole déficiente reflète souvent plutôt une coupure de l'expérience émotionnelle. Dans ce cas, le travail nécessaire est de plus grande envergure. Il faut perfectionner l'habileté à identifier et à nommer ce qu'on éprouve. L'investissement en vaut la peine car la capacité de ressentir à fond et de nommer ce ressenti procure une fluidité dans le contact avec soi-même. Cette fluidité assure des échanges interpersonnels plus complets, plus satisfaisants et plus nourrissants. C'est le cas même lorsque l'émotion vécue est considérée comme négative (par exemple la colère).
La faiblesse du vocabulaire émotif va souvent de pair avec le manque de contrôle car ils ont souvent la même source: l'incapacité de tolérer ses émotions. Le remède est le même pour les deux volets: il faut apprivoiser sa vie émotionnelle. Plus particulièrement, il faut augmenter sa capacité de ressentir à fond ses émotions, même celles qu'on trouve désagréables.
Les problèmes qui découlent de l'hostilité viennent du fait que celui qui la reçoit est bel et bien atteint mais qu'il est incapable d'en démontrer ou d'en vérifier l'existence. Lorsqu'il tente de signaler de sa présence, l'interlocuteur hostile nie. Il se défend d'avoir agi agressivement, soit par mauvaise foi, soit parce qu'il n'est pas vraiment conscient de sa colère. Dans les deux cas il omet de porter attention à ce qu'il ressent pour tenter de l'identifier précisément. Il faut donc avoir une solide confiance dans notre expérience émotionnelle (ce que nous ressentons) pour oser confronter une personne hostile. Autrement, nous serons facilement déstabilisés par ses dénégations. Voici quelques exemples où on peut déceler une attitude hostile.
À l'inverse: la gentillesse du geste lequel débouche sur ce qui semble une maladresse, un accident.
Une attaque indirecte qui vise l'autre mais en faisant mine de rien ou prétendant n'être adressée à personne en particulier.
Une attitude hostile est dont susceptible de déclencher souvent des gestes agressifs chez l'individu qui ne maîtrise pas bien ses réactions. Un couple formé d'un individu porté sur l'hostilité et d'un autre qui a tendance à l'impulsivité promet, à coup sûr, des scènes violentes. Nous avons déjà vu quelle direction de développement permet d'acquérir une meilleure maîtrise de son expression. Voyons maintenant quel chemin peut aider à se départir de l'hostilité. L'hostilité étant une manifestation indirecte de colère il faut développer la capacité d'être plus directement agressif. Cela implique qu'on assume cette émotion d'abord face à soi-même, puis devant les autres. Cette démarche exige également qu'on accepte de faire face aux conséquences qu'entraîne l'expression directe du mécontentement ou de la colère.
Certaines personnes ont tendance à se fermer, à se rendre imperméables à l'autre. Lorsque cette fermeture est réussie, il faut souvent une intervention choc pour permettre l'ouverture. La gifle peut servir à créer ce choc. Il est vrai qu'elle secoue l'ego et blesse l'orgueil, mais elle a en plus l'avantage de provoquer parfois l'ouverture d'un canal de communication. C'est d'abord la colère d'avoir été frappé qui émerge (et peut même donner le goût de frapper à son tour). Ces gestes ne sont pas réellement graves dans la mesure où les coups de sont pas donnés dans le but de blesser mais pour refaire le lien.
Une telle tactique de communication peut paraître surprenant à première vue, surtout à l'ère où le moindre geste intense est facilement qualifié de violent et de ce fait considéré comme devant être banni. Je pense qu'au contraire l'intensité émotionnelle au coeur d'une relation intime passe par l'expression physique. Nous acceptons plus facilement l'expression physique de l'amour. Le corps à corps est souvent l'expression la plus satisfaisante de nos sentiments. La colère entre intimes, lorsqu'elle est très forte, a aussi tendance à s'exprimer physiquement. Dans la mesure où il ne s'agit pas d'une démonstration de force, dans la mesure où l'échange n'a pas pour but de blesser et que les partenaires sont en contrôle, rien ne justifie d'éliminer cette forme d'expression. En résumé, avant de tirer une conclusion sur les échange physiques agressifs dans un couple, il est sage de chercher à en comprendre la fonction. Il est nécessaire d'avoir des explications franches sur ce sujet et sur les effets de ces comportements sur chacun. Il est important aussi de noter qu'on ne peut pas faire l'économie de l'expression verbale. Elle est nécessaire pour transmettre notre vécu dans sa subtilité, pour l'exprimer complètement ainsi que pour nourrir la relation. |
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Ambivalence de la victime Concernant ce qui conduit à demeurer une victime : j'aurais aimé un développement sur l'ambivalence que provoque l'agression dont on a été victime. Je pense que cette ambivalence peut nous interdire pour longtemps de sortir de ce rôle de victime: je voudrais vraiment insister sur cet aspect et souhaiterais que vous le développiez: le rôle de l'ambivalence, et la façon de se définir en tant qu'objet de désir. J'ai personnellement ressenti très cruellement pendant mon enfance, avec beaucoup de désarroi et de détresse, des cruautés enfantines ou adolescentes, une certaine forme de harcèlement moral . Bien sûr mon histoire familiale et mes propres réactions ne sont pas étrangères à ma situation de "victime". J'ai eu tout au long de mon existence du mal à aller vers les autres et du mal à ressentir de la confiance envers les autres, comme envers moi-même . Je me suis isolée de moi-même, prêtant ainsi le flanc aux comportements agressifs ou méfiants. Soumise à un certain harcèlement, tant dans mon milieu extérieur que familial, j'ai développé une dépression cachée à partir de l'âge de 12 ans, un pessimisme foncier et autodestructeur. J'aurais aimé aussi que votre texte reconnaisse la souffrance qui est à la source du processus de victimisation, sans nécessairement la renvoyer à l'estime et au respect de soi mais également et préalablement à ce qui interroge le sens des relations humaines: le besoin d'amour, de relation constructive à l'autre sans tentative binaire d'affirmation de soi au détriment de l'autre, le besoin de partager autre chose que des intérêts, le besoin de croire à la générosité dans les rapports humains. Vous parlez de «règles du jeu», mais on est amené parfois à se demander si précisément le jeu en vaut la chandelle; savoir quel est l'objet du désir...
Il me semble que tout ramener à l'estime de soi c'est aussi prétendre qu'on n'a pas le droit à être faible ou démuni à un moment, simplement inconscient des moyens à notre disposition. C'est nier toute objectivité à l'agression, c'est nier la dimension de souffrance et de peine, l'importance du poids du vécu dans la répétition des situations qui peut être également un appel au secours. C'est confondre aussi un attachement éventuel à des valeurs avec un mépris de soi; c'est nous "enlaidir" d'avantage (et dieu sait qu'on en n'a pas besoin). C'est sur dimensionner l'aspect subjectif et dénier l'aspect objectif de l'agression. Or être dans le contrôle émotionnel constant n'est pas nécessairement le remède. Il me semble que plus on a été "bien éduqué" (enfin une bien mauvaise bonne éducation !), plus on se trompe sur "les règles du jeu", et moins on les accepte. Merci à votre site d'exister. J'ai apprécié particulièrement l'aspect poétique qui transcende l'analyse psychologique: ça fait du bien! Comme votre boîte à outils. Et, bien sûr, le forum. Réponse
Les besoins d’amour et d’inclusion sont probablement plus forts chez l’enfant que chez l’adulte. Ils le sont certainement par rapport au parent «bourreau». D’une part parce que ce dernier est son unique référence quant à sa valeur et d’autre part parce qu’il est totalement dépendant de lui. Aussi, l’enfant qui est déjà fragilisé parce qu’il subit des traitements dégradant de la part d’un parent ou des deux aura-t-il tendance à reporter ses besoins affectifs sur ses pairs ou sur d’autres adultes significatifs. Il n’a pas la «force morale» pour se défendre ou se soustraire à ces traitements. Par contre, l’enfant sécurisé quant à sa valeur dans son contexte familial ne vivra pas, du moins pas aussi vivement, cette ambivalence. Il aura suffisamment de considération pour lui-même pour devenir intolérant aux mauvais traitements quels qu’ils soient. Il ne saura peut-être pas se défendre devant l’adulte qui l’attaque mais il cherchera de l’aide, notamment auprès de ses parents. Il ne saura peut-être pas se défendre du harcèlement perpétré par ses pairs mais il n’aura pas de doute au fond de lui sur l’illégitimité de ce jeu de force. Cela s’explique par le fait que sa «force morale» est supérieure à celui qui, à l’instar de son milieu familial, se dévalorise.
Contrairement à l’enfant qui ne discrimine pas aussi facilement, l’adulte qui tolère d’être bafoué ne tient pas toujours à être aimé et apprécié par celui qui le maltraite. Souvent même, il n’a que du mépris pour cet être. Mais il est vrai que l’on trouve chez certains adultes une ambivalence semblable à celle de l’enfant. Notamment chez ceux qui sont victimes de leur conjoint. Dans ce cas, il s’agit d’un «transfert» affectif où le conjoint est le représentant du parent qui jadis s’imposait d’une manière semblable. Cette situation est passablement compliquée, trop pour l’expliciter dans le cadre de cette réponse. Mais on trouvera un aperçu de ce qui est vécu dans un tel cas dans les articles suivants: «Dépendance affective et besoins humains», et «Se renier par la dépendance affective» .
Il est évident que la fragilité de la victime ne justifie pas qu’on l’opprime. Je n’ai pas beaucoup insisté dans le texte «Être victime ou non» sur les caractéristiques et le vécu du «bourreau» mais il est clair à mes yeux qu’il faut avoir de sérieux problèmes personnels pour se comporter ainsi.
L’impuissance aussi est difficile à vivre. Avoir l’impression de ne rien pouvoir faire pour que cela s’arrête. Être à la merci des caprices d’un plus fort... Tout cela suscite de l’amertume chez un être parfois trop jeune pour être accablé par une telle calamité (comme ceux qui subissent des abus sexuels ou des sévices corporels). Mais quel que soit l’âge, les mauvais traitement marquent: il minent la confiance, font perdre des illusions montrant une face du monde qui existe bel et bien. Tout ce vécu peut mener à la dépression s’il n’est pas traité adéquatement. Mais il peut aussi secouer les valeurs de la victime et la déterminer à prendre davantage de contrôle sur sa vie. |
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