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Vieillir
Par Jean Garneau , psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"
Volume 4, No 4: Avril 2000


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Résumé de l'article

La vieillesse est une réalité qui nous touche tous, que nous le sachions ou non. Plus on avance en âge, plus elle s'impose à notre conscience malgré le fait qu'on cherche généralement à l'éviter. Notre corps est souvent le premier à nous lancer des avertissements qui deviennent de plus en plus insistants. C'est ensuite notre vie sociale et familiale qui nous force à en prendre conscience. Plus on va, plus la vieillesse devient incontournable.

Quelles sont les raisons fondamentales pour lesquelles nous sommes si souvent portés à nier cette réalité? Quels sont les défis que l'âge nous apporte à tous, tôt ou tard? Comment est-il possible de vivre cette tranche de vie d'une façon satisfaisante, enrichissante ou même épanouissante? Jean Garneau présente dans cet article ses réflexions de psychologue humaniste sur ces troublantes questions.


Table des matières
    A. Introduction
    B. La vieillesse incontournable
    C. Le refus de vieillir
    1. Les confrontations
    2. Les privations
    3. Les menaces
    D. Les défis de l'existence
    1. La finitude
    2. La liberté
    3. La solitude
    4. La mort
    E. La confrontation sereine

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A. Introduction


Les enfants ont hâte de grandir et ils s'emploient de leur mieux à développer les nouvelles habiletés qui correspondent à devenir "des grands". Ils trouvent interminables les journées où ils n'apprennent rien. Les adolescents ont beau afficher souvent un souverain mépris des adultes, ils aspirent à en faire partie de leur monde. Leur contestation du monde des adultes est, au fond, une façon d'en prendre possession. Le temps ne passe pas assez vite à leur goût.

Même les jeunes adultes ont généralement tendance à vouloir vieillir; ils ont hâte d'avoir les connaissances et les habiletés que procure l'expérience. Ils continuent d'apprendre, de se perfectionner et de travailler à s'améliorer. Ils trouvent aussi que le changement n'arrive pas assez vite.

Mais à partir d'un moment, notre regard sur l'âge change radicalement. Le passage du temps cesse d'être synonyme de croissance. Il acquiert la signification de détérioration, d'arrêt, de retraite et de mort. Le temps ne sert plus à grandir mais à rétrécir. Et tout à coup, les années semblent trop courtes. On a l'impression de se faire voler les jours qui disparaissent trop vite dans le passé.

La théorie de la relativité s'appliquerait-elle aussi à notre perception de la durée des jours? Qu'est ce qui explique un tel changement de perspective?

B. La vieillesse incontournable


Pour l'enfant, l'adolescent ou le jeune adulte, la vieillesse est une réalité étrangère qui appartient à un autre univers. Ils ont beau apprécier souvent le contact avec les vieux, ils les considèrent comme appartenant à une espèce différente. C'est comme s'il y avait un changement de nature, une cassure, entre leur vie et la vieillesse qu'ils voient chez les autres. La vieillesse, c'est bon pour les grands-parents.

Puis ils deviennent des adultes "mûrs" et sont "dans la force de l'âge". La vieillesse n'est pas encore un concept qui s'applique à leur vie; elle est devenue l'affaire de leurs parents. Ils sont amenés par ceux-ci à en prendre conscience de façon plus aiguë, mais ça reste l'affaire des autres. Ils voient cette vulnérabilité du haut de leur "force de l'âge".

Et plus les années s'additionnent, plus il devient difficile de ne pas être concerné. On a beau s'occuper à autre chose et s'efforcer de continuer sa vie de la même façon, l'âge nous rattrape inexorablement.

C'est d'abord la force de nos muscles et notre endurance qui nous désertent dans des situations de plus en plus nombreuses et nous forcent à nous rendre à l'évidence. Les rides et les cheveux blancs se multiplient et nous renvoient une image moins familière. La jeunesse nous quitte.

Puis, c'est notre environnement humain qui nous rappelle l'écoulement du temps. Nos parents meurent, les enfants nous quittent, certains collègues prennent leur retraite. Et de plus en plus souvent, les plus jeunes nous traitent avec un respect qui nous garde à distance. Il n'est plus possible de fermer les yeux: la vieillesse nous guette au prochain tournant.

Ce virage est difficile. La plupart des gens voudraient nier cette réalité devenue évidente et continuer leur vie comme avant. On se surprend à imaginer revenir en arrière, à songer à ce qu'on ferait d'une nouvelle vie. C'est presque comme si la suite de la vie n'avait aucune importance, aucune valeur.

C. Le refus de vieillir


En fait, la vieillesse est souvent vécue comme un ghetto. À partir du moment où on en est "atteint", c'est comme si on n'avait plus de place dans l'univers des autres. On est neutralisé par une politesse et un respect où il est facile de déceler le refus d'entendre les ainés et de les considérer comme des adultes véritables. Il n'est pas nécessaire de réfléchir longuement pour constater que la société s'occupe des "aînés" de la même façon que des enfants: elle les garde occupés et décide tout pour eux.

Ces raisons sociales sont déjà de bonnes raisons pour refuser la vieillesse de toutes nos forces. Mais elles ne sont pas les plus importantes. En réalité, le fait de vieillir nous confronte, nous prive et nous menace dans ce que nous avons de plus cher. C'est surtout cette bataille intérieure qui nous pousse à refuser cette étape de notre vie.


1. Les confrontations

Pendant une grande partie de notre vie, l'âge correspond à un accroissement de nos capacités. Nos limites physiques, intellectuelles, professionnelles et sociales sont continuellement repoussées pendant une quarantaine d'années.

Mais peu de temps après, c'est le phénomène inverse qui se manifeste. Nos forces commencent lentement à diminuer, nous n'avons plus autant d'endurance et d'énergie qu'auparavant. Insidieusement, nos limites commencent à se faire sentir plus souvent et à rétrécir nos possibilités. C'est physique, mais c'est aussi mental: notre mémoire n'est plus aussi fiable, notre concentration n'est plus aussi facile à soutenir. Notre endurance diminue dans l'effort intellectuel comme dans l'effort physique. Ces diminutions de performance peuvent facilement avoir un effet considérable sur notre confiance et notre estime de nous- mêmes. C'est alors notre personne qu'ont considère comme diminuée.

Et les mêmes réalités nous atteignent au plan professionnel et social. Notre environnement professionnel est de plus en plus occupé par des plus jeunes qui y prennent de plus en plus d'importance et de pouvoir. Déjà inquiétés par nos limites plus contraignantes, nous pouvons facilement nous exclure discrètement des groupes les plus intéressants et les plus dynamiques. L'expérience accumulée ne suffit plus tout à fait à compenser pour les nouveautés que les jeunes apportent avec eux. Et si on doit alors se chercher un nouvel emploi ou un nouveau partenaire de vie, il est très difficile de croire que quelqu'un voudra de nous.

Le fait de vieillir nous confronte directement à nos limites. Il n'est plus possible de les ignorer car nous les touchons presque quotidiennement. Il est de plus en plus futile de les nier, car elles se manifestent dans des secteurs de plus en plus nombreux de notre existence. Si nous étions jusque là portés à refuser nos limites, le réveil est particulièrement brutal. Il faut maintenant les voir, de gré ou de force.


2. Les privations

En plus de nous forcer à admettre nos limites, le fait de vieillir nous prive de plusieurs plaisirs qu'on prenait jusque là pour acquis. Considérée sous cet angle, la vieillesse nous lèse directement dans la qualité de notre vie.

Dans la plupart des cas, ces privations se manifestent d'abord physiquement. Pour certains, c'est la fréquence plus grande des malaises et maladies physiques qui constitue la première forme de cette privation. Pour d'autres, l'approche de la ménopause a le même effet. Alors qu'on considérait notre santé et notre bien-être physique comme un état normal auquel les exceptions étaient rares, on découvre peu à peu que les moments où nous en sommes privés sont de plus en plus nombreux. On ne peut se lancer dans des activités nouvelles sans en payer le prix en courbatures pendant plusieurs jours. On ne peut commettre d'imprudences sans se faire mal. Et même lorsqu'on ne fait rien d'inhabituel, on se retrouve souvent avec des douleurs ou des maladies. Le malaise devient presque l'état le plus normal.

Et plus on avance en âge, plus on perd des proches auxquels on tenait. Nos parents, nos amis et nos collègues sont de plus en plus nombreux à tomber malades ou à mourir. C'est comme si nos liens avec les personnes qui nous entourent devenaient plus fragiles, chaque personne pouvant toujours nous être enlevée par la maladie. Le fait de renoncer à des personnes auxquelles nous étions attachés devient un défi de plus en plus fréquent.


3. Les menaces

Et avec l'affaiblissement qui fait partie du vieillissement, on est menacé par des dangers de plus en plus nombreux. Nos forces diminuées nous permettent moins bien de nous défendre devant les multiples agressions qui font partie de la vie. Nous sommes moins forts devant la maladie, mais également devant les personnes qui veulent nous contraindre à suivre leur volonté. Que ce soit devant les abus des organismes publics, ceux des voleurs et des escrocs ou devant les défis d'une chaussée glissante, on est plus vulnérable. C'est de plus en plus régulièrement qu'on a le sentiment d'être sans défense.

Et au fond de toutes ces vulnérabilités qui prennent une place croissante dans notre quotidien, on entrevoit à l'horizon la perte d'autonomie et la mort qui approchent irrémédiablement. On repousse autant qu'on le peut ces questions désespérantes, mais les événements qui les rappellent à notre attention se font de plus en plus nombreux, de plus en plus fréquents.

D. Les défis de l'existence


Toutes ces confrontations, ces privations et ces menaces qui font partie de l'expérience de vieillir nous atteignent au coeur de notre identité. Si elles nous touchent autant, c'est parce qu'elles nous rappellent les défis fondamentaux auxquels doivent se mesurer tous les humains.

Ces quatre défis fondamentaux de notre existence sont décrits de façon détaillée dans "L'Auto- développement: psychothérapie dans la vie quotidienne". Il serait trop long de reprendre ici ces explications. Je vais donc me contenter de signaler de quelle façon chacune de ces réalités se manifeste en rapport avec la vieillesse.

Mais il faut d'abord rappeler que toute personne assume plus ou moins complètement certaines de ces quatre questions existentielles fondamentales alors qu'elle en refuse d'autres avec vigueur. Lorsque la vie nous force à regarder en face une de celles que nous avions l'habitude de nier, nous vivons une crise existentielle.

Les personnes qui persistent alors à nier la réalité sortent de cette crise encore plus angoissés qu'auparavant, encore plus menacés par cette dimension de leur vie à laquelle elles refusent de faire face. Par contre, celles qui acceptent l'invitation que leur lance la vie sortent de cette difficile confrontation plus fortes et plus sereines.


1. La finitude

C'est le premier défi. Il nous force à admettre que nous sommes limités. Nos capacités sont limitées de même que les choix que nous pouvons faire et le succès que nous obtenons.

Pour les personnes qui acceptent déjà cette finitude, la diminution de leurs forces et le manque de temps pour réaliser leurs rêves est décevant, certes, mais il est vécu comme naturel, "dans l'ordre des choses". Mais pour celles qui avaient tendance à refuser ou nier leurs limites, il est beaucoup plus difficile de tolérer cette diminution qui les force à reconnaître leur finitude.

L'âge fait diminuer plusieurs de nos capacités. Par là, il nous force à considérer nos limites qui deviennent de plus en plus évidentes; il nous invite à les intégrer dans notre identité. Si nous relevons le défi, nous deviendrons capables d'adapter notre façon d'agir et nos activités à nos ressources réelles pour bien profiter de cette étape de vie où la finesse et la subtilité ont plus d'importance que la force. Si nous refusons, la perte de force et la vulnérabilité aux malaises seront des sources de soucis, de révolte et d'angoisse de plus en plus constants.


2. La liberté

Le défi de la liberté, c'est aussi celui de la responsabilité qui en découle. Nous avons la capacité de choisir nos actions et de créer les conséquences qui en découlent. Si nous refusons cette liberté, nous vivons dans un monde illusoire où notre sort, favorable ou défavorable, dépend essentiellement du hasard.

Par la vulnérabilité qui la caractérise, la vieillesse invite bien des gens à se donner des droits sur notre existence et à se considérer comme plus adéquats pour faire nos choix. Les enfants adoptent souvent ces attitudes devant leurs parents. Mais on peut observer le même phénomène dans le système social et les divers organismes qui s'occupent des aînés. Animés de bonnes intentions, ils empiètent largement sur la liberté des personnes qu'ils veulent aider.

Celui qui accepte ou apprécie sa liberté voit facilement les nombreuses occasions où on peut l'en priver. Il est capable d'y réagir en affirmant sa capacité de faire ses choix et de vivre avec leurs conséquences réelles. C'est ce qui lui permet de conserver sa liberté malgré les nombreuses occasions qu'on lui présente de l'abandonner. C'est aussi ce qui l'aide à garder sa dignité et son estime de lui-même, malgré des moyens plus limités.

Pour la personne qui avait l'habitude de nier cette liberté-responsabilité, les initiatives de son entourage devant son vieillissement peuvent lui faire découvrir ce qu'elle perd en voulant attribuer au hasard, à la société et aux autres personnes la responsabilité de son destin. C'est une nouvelle occasion de devenir maître de son existence.

Si elle refuse le défi de cette liberté, elle devient plus ou moins un objet ballotté par les décisions des autres. Mais si elle ose y faire face, elle sort de l'expérience avec une vitalité et un dynamisme accrus. Elle devient capable de choisir la forme qu'elle veut donner à cette dernière étape majeure de sa vie, de décider quelle personne elle veut être maintenant. Pour bien des personnes, c'est l'occasion de se donner entièrement à la tâche la plus importante qui soit: réussir sa vie.


3. La solitude

Le défi existentiel de la solitude consiste principalement à reconnaître que chacun d'entre nous est seul responsable de son existence. Contrairement à ce qui se passe dans l'utérus et, à un degré moindre, dans l'enfance, chacun est la seule personne vraiment capable de voir adéquatement à sa satisfaction. La fusion est une illusion qui n'apporte que frustrations, reproches et plaintes.

L'âge nous invite de diverses façons à faire face à cette réalité. Mais la plus importante est sans doute le fait que nous perdons beaucoup de personnes sur lesquelles nous avions appris à faire reposer la satisfaction de certains besoins. Que ces personnes nous quittent par choix, à cause de circonstances ou par la mort, le résultat demeure le même: nous redevenons responsables de certains de nos besoins.

La personne qui se considérait déjà comme principale responsable de son bonheur est moins troublée par ces pertes. Elle est encore capable de trouver d'autres sources de satisfaction. Mais ce n'est pas le cas de celle qui s'appuyait essentiellement sur une ou plusieurs autres pour répondre à ses besoins. Elle se retrouve facilement démunie et désespérée devant la disparition de sa source de satisfaction.

Cette perte est l'occasion de reprendre possession de soi et de sa vie. Si on consent à prendre activement la responsabilité de sa satisfaction, on découvre des ressources considérables auxquelles on n'avait pas l'habitude de faire appel. Les plus importantes de ces ressources son en nous: notre capacité d'identifier nos besoins avec précision et d'y trouver dans notre environnement les réponses les plus adéquates.

Pour la personne qui refuse le défi, l'avenir est nettement plus sombre: elle est à la merci des décisions des autres. Ce sont les personnes qui sont chargées d'elle qui décident ce dont elle a besoin et quelles sont les façons de répondre à ces besoins. Leurs choix sont évidemment guidés par un grand nombre de facteurs où le bien-être réel, la satisfaction et la dignité de la personne ne figurent pas toujours au premier rang. C'est vrai lorsque ce sont des institutions qui prennent la personne en charge, mais c'est vrai aussi lorsque ce sont les enfants on même un conjoint de longue date.


4. La mort

Le défi de la mort est aussi celui de la vie. C'est parce que notre vie se termine un jour que les moments qui en font partie sont vraiment importants. Dans une vie éternelle, le présent n'aurait aucune signification spéciale, mais si sa durée est limitée, les instants de notre vie deviennent précieux. Il suffit de se demander ce qu'on ferait si on n'avait qu'une semaine à vivre pour constater la valeur de chaque moment. Fréquemment le décès d'un être cher nous pousse à faire un bilan de notre vie et de la façon dont nous en utilisons les moments. Il arrive souvent que ce soit l'occasion de redéfinir nos priorités d'une façon où le présent prend une meilleure place.

Plus la vieillesse nous atteint, plus notre mort devient une réalité tangible. On ne peut pas aussi facilement l'ignorer ou continuer d'en nier l'importance. La personne qui refusait jusque là de considérer sa vie comme limitée peut être très intensément menacée par cette réalité qui s'impose de plus en plus clairement. La fuite et le déni deviennent alors de plus en plus difficiles.

Le fait de vieillir est donc une dernière occasion de découvrir combien la vie est précieuse. Et la personne qui accepte ce défi est capable de traiter tous les moments de vie qui lui restent comme des ressources précieuses qu'elle peut exploiter de son mieux. C'est ce qui lui permet de compléter harmonieusement sa vie en mettant l'accent sur les aspects et les expériences qui ont le plus de valeur à ses yeux. C'est le chemin qui conduit à une mort sereine où on peut partir en ayant la satisfaction d'avoir vraiment vécu.

Pour la personne qui repousse ce défi, l'idée de mourir devient alors très angoissante. La fuite qui en résulte a des conséquences importantes sur la qualité de l'existence de la personne. Elle multiplie les précautions et cherche à neutraliser tous les dangers. Il en résulte que son espace vital rétrécit considérablement, un peu comme celui de la personne qui souffre d'une phobie envahissante. Au bout du comte, c'est à une existence de moins en moins vivante et de plus en plus éteinte que la personne s'accroche. Il n'est pas étonnant qu'elle ait alors l'impression de ne pas avoir assez vécu.

E. La confrontation sereine



La vieillesse est donc une dernière occasion de faire face aux réalités les plus fondamentales de notre existence. Elle nous présente les défis de la vie auxquels nous n'avons pas encore consenti et nous invite à les confronter.

Les défis ne sont pas les mêmes pour tous; chacun d'entre nous y rencontre ses zones aveugles les plus importantes. Il s'agit, en quelque sorte, d'une occasion pour compléter le travail de notre existence.

Si nous relevons ces défis, la vieillesse cesse d'être une détérioration qui nous déprime. Elle devient une nouvelle occasion de croissance, une démarche pour nous épanouir davantage. Tout comme pour les jeunes, le fait de vieillir devient alors une façon d'élargir le champ de nos possibilités et de nos capacités. Ce que nous gagnons alors, c'est la possibilité de vivre une vieillesse pleine.

Et c'est à une nouvelle tâche de vie que nous pouvons alors consacrer toutes nos énergies: compléter une vie dont nous pourrons sortir vraiment satisfaits, une vie qui aura valu la peine d'être vécue. Et l'avantage de la vieillesse, c'est que le peu de temps dont on dispose nous donne la liberté de ne s'occuper que des choses qui ont le plus d'importance à nos yeux.


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