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Les psychologues humanistes !

Section: Exploration de soi

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Vous trouverez ici des outils qui vous aideront à vous retrouver lorsque vous ne savez plus où vous en êtes, ils vous permettront aussi de mieux vous connaître et d'atteindre le mieux-être que vous recherchez.

Liste des outils d'exploration de soi
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Les autres sections du Coffre d'outils:

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Les outils d'Exploration de soi




"Ma mauvaise humeur ... me parle !"

Type d'outil: Exploration de soi
Forme: Truc pratique
Suggéré par: Karène Larocque, psychologue.
But: Comprendre le message que votre organisme vous envoie lorsque vous êtes de mauvaise humeur.


Il nous arrive tous, de temps en temps, d’être de mauvaise humeur. Cet état ne tombe pas du ciel ! Nous réagissons à quelque chose qui ne nous convient pas. Nous avons, sans aucun doute, un besoin qui n’est pas satisfait.

Parfois, plutôt que d’écouter le message que nous envoient nos émotions, nous expliquons notre humeur d’une façon qui n’a pas de lien véritable avec ses causes. Comme c’est "dérangeant" de prendre conscience d’une insatisfaction, nous préférons l’ignorer. Pas étonnant que nous demeurions insatisfaits!

La liste de ces fausses explications peut être longue:
  • Je suis fatigué
  • C’est mon syndrome pré-menstruel
  • Je me suis levé du mauvais pied
  • etc.
Ces excuses sont pernicieuses parce que:
  1. Elles empêchent de voir le vrai problème. Plutôt que de m’interroger sur ce qui ne va pas, je prends cette excuse au sérieux. Mais le problème demeure... et la mauvaise humeur aussi.
  2. La plupart du temps, elles nous enlèvent toute possibilité de changer notre état. Par exemple, lorsque je suis de mauvaise humeur parce que je me suis levée du mauvais pied, tout ce que je peux faire c’est de me recoucher et de me lever avec le bon !!! Il est certain que cela ne fonctionnera pas, car le problème n’est pas là!
Que faire ?

Une des meilleures choses que nous puissions faire, c’est utiliser cette "mauvaise humeur" comme signal d’alarme pour nous indiquer qu’un de nos besoins est insatisfait.

  1. Prendre conscience que je suis de mauvaise humeur (évidemment !)
  2. Me demander lequel de mes besoins est insatisfait à ce moment-ci ?
Ensuite, il ne reste qu’à décider de ce qu’on veut faire à partir de cette conscience accrue. On peut, entre autres, entreprendre de transformer l’insatisfaction en satisfaction !




"J'ai une chanson dans la tête !"

Type d'outil: Exploration de soi
Forme: Truc pratique
Suggéré par: Karène Larocque, psychologue.
But: Cerner le message que votre organisme tente de vous transmettre de cette façon.


Il vous est sûrement déjà arrivé d'avoir une chanson qui vous trotte dans la tête sans pouvoir vous en débarasser.

Souvent, cette chanson me parle... de moi... de mes besoins... de mes préoccupations...

Parfois, ce sont les paroles qui me cachent un message que mon organisme (certains diront mon inconscient) tente de me transmettre. Parfois, c'est l'atmosphère suggérée par la mélodie, un souvenir relié à cette chanson, etc.

Comment procéder pour cerner le message ?

  1. Laissez la chanson et/ou la mélodie se manifester librement sans tenter de la faire taire.
  2. Demeurez attentif à ce que cela évoque en vous: une émotion, un souvenir, etc.
  3. Laissez le sens du message se former sans le forcer ou essayer de le deviner.
J'ai de la difficulté à cerner le message, que puis-je faire ?

Vous pouvez tenter de l'amplifier en exagérant son expression. Vous pouvez chanter à haute voix, danser, dessiner en même temps que vous chantez, etc.




La réappropriation des perceptions

Type d'outil: Exploration de soi
Forme: Truc pratique
Suggéré par: Ressources en Développement
But: Identifier ma préoccupation la plus importante du moment


Rationnel:

Chaque fois que nous regardons ce qui nous entoure, nous l'interprétons. C'est ce qu'on appelle une perception. Sans cette interprétation, nous ne saurions même pas que l'ensemble de points de diverses couleurs sur lequel s'attarde notre oeil est une table, une personne, notre enfant...

Cette interprétation, nous la faisons à partir des sensations qui nous parviennent (les points lumineux sur notre rétine, les ondes sonores sur notre tympan, les sensations diverses sur notre peau et dans nos muscles, les goûts sur notre langue et les odeurs dans notre nez). Mais les sensations ne suffisent pas: nous créons notre interprétation en nous appuyant aussi sur notre expérience accumulée (nous reconnaissons un goût, un son, une forme). Nous complétons cette perception par une synthèse où nous relions des sensations, des souvenirs, des émotions attachées à ces souvenirs et nos réactions du moment.

Chaque perception est donc une création qui traduit à la fois ce qui se trouve devant nous et ce qui se passe en nous sur le moment. C'est cette création perceptuelle qui permet d'utiliser nos perceptions pour identifier ce qui se passe en nous.

Comment procéder:

  1. Parmi un groupe de personnes que je connais relativement peu, choisir celle qui me frappe le plus. (Il ne doit pas s'agir d'une personne qui me frappe toujours, mais de quelqu'un que je remarque plus que d'habitude.)
  2. Formuler (par écrit) ma perception de cette personne.
  3. Repasser chaque élément de ma perception en cherchant à identifier en quoi il correspond à ce que je suis ou à ce qu'est ma vie en ce moment.
  4. Noter ce qui ressort le plus clairement de l'étape 3. Il s'agit d'une dimension de moi ou de ma vie qui est au centre de mes préoccupations d'aujourd'hui. J'en prends note et je m'en sers comme un rappel de ce qui m'importe vraiment.
Exemple:

  1. Dans le métro, je remarque une vieille dame.
  2. J'écris comment je la vois: "Vieille, ridée, repliée sur elle-même dans son coin, craintive devant tout ce monde bruyant qui l'entoure".
  3. Je réapproprie chaque élément:
    "Je me sens vieux et ridé aujourd'hui." (Ouais, je dirais plutôt terne, fatigué)
    "Je suis replié sur moi-même... (Comme rétréci, inhibé, humm...)
    "... seul dans mon coin". (C'est vrai que je me sens isolé, beaucoup!"
    "Craintif devant ce monde bruyant", (Oui, j'ai reculé devant mon épouse qui m'engueulait au petit déjeuner, j'ai fait le mort parce que j'avais peur que ça tourne encore en chicane interminable.)
  4. Ce qui en ressort: Ce n'était pas une bonne idée de faire le mort. J'en sors diminué, isolé, terne et triste. Je crois que je vais lui téléphoner en arrivant au bureau pour lui proposer qu'on s'explique vraiment ce soir... Je note mon projet et je le garde dans mon agenda pour y penser plusieurs fois aujourd'hui.
C'est pas plus compliqué que ça. Et ça marche vraiment!




Le journal de bord

Type d'outil: truc pratique
Suggéré par: Ressources en Développement
Origine: Inspiré du programme SavoirRessentir


Le journal de bord est un outil qui permet de cerner ce qui se passe en vous. Pour l'utiliser, vous n'avez besoin que d'un papier et d'un crayon.

Utilité

  • Préciser tout simplement ce qui se passe en vous.
  • Aider à mieux se connaître.
  • Préciser ce qui ne va pas et trouver une voie à suivre lorsque vous vivez quelque chose de malheureux.
  • Préciser ce qui va bien et identifier la direction à poursuivre lorsque vous vivez quelque chose d'heureux.
  • Préparer une rencontre avec une personne importante pour vous.
  • Aide-mémoire où vous notez ce que vous découvrez sur vous.

Voici quelques suggestions concernant les façons d'utiliser le journalde bord.

Se préciser en formulant.
Le seul fait de s'arrêter et d'écrire ce que l'on ressent nous aide à le préciser. Ce que nous vivons devient plus clair et plus concret. Le journal est donc utile lorsque ce qui ce passe en vous est confus. Vous pouvez écrire comme si vous vous adressiez à une personne en qui vous avez confiance et à qui vous êtes à l'aise de vous confier. Cela permet aussi de préciser davantage ce qui se passe en vous et de mieux vous connaître.

Écrire à quelqu'un.
Si vous aviez quelque chose de très important pour vous à dire à quelqu'un, vous pouvez l'écrire dans votre journal avant de le faire 'en personne'. Vous pourrez alors demeurez attentif à vos réactions et vos émotions. Il sera plus facile de prendre le temps de vous arrêter pour bien sentir, vous pourrez alors mieux cerner ce que vous avez vraiment à lui dire.

Faire le point.
À tout moment, vous pouvez vous arrêter pour faire le point. Il suffit de vous demander: "qu'est-ce qui est important pour moi actuellement?". Il peut s'agir de ce qui vous ressentez, de ce qui vous préoccupe, de vos réactions à quelque chose qui vient de se passer, d'une chose que vous voudriez exprimer, etc. Cela vous permettra de voir plus clair en vous.

Consigner ses découvertes et ses observations.
Vous pouvez aussi inscrire dans votre journal les découvertes que vous faites sur vous-mêmes, des phrases qui vous ont fait réfléchir ou que vous aimez particulièrement, vos apprentissages de la vie, des faits lourds de sens qui vous sont arrivés et que vous ne voulez jamais oublier, etc.

Plusieurs de nos clients trouvent le journal de bord très utile. Il suffit de l'essayer pour voir de quelle façon il pourrait être utile pour vous. N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.




Respirer pour ressentir

Type d'outil: technique
Suggéré par: Ressources en Développement
Origine: Inspiré du Programme SavoirRessentir


Utilité

  • Augmenter votre disponibilité à ressentir.
  • Ressentir plus clairement vos sentiments.
  • Ressentir l'intensité réelle de vos émotions..

La manière de respirer a beaucoup d'influence sur notre capacité de ressentir nos émotions. Une respiration courte, par exemple, favorise l'anxiété. Ainsi, une personne pourrait n'avoir aucun sujet d'anxiété et devenir anxieuse seulement en conservant une respiration courte, c'est-à-dire au niveau du torax seulement, pendant moins d'une minute. Or il y a des gens dont la respiration demeure toujours à la hauteur du torax. Les personnes anxieuses ou angoissée d'ailleurs, gardent une respiration courte. Cela a pour effet de les empêcher de connaître l'objet de leur anxiété ou de leur angoisse.

Notre manière de respirer peut aussi avoir un effet sur la clarté de ce que nous ressentons. Enfin, c'est en respirant bien que l'on permettra à notre sentiment de prendre toute son intensité, c'est-à-dire, son intensité réelle. Ces deux dernières choses sont très importantes puisque nos émotions servent à nous informer sur l'état actuel de nos besoins.
(Voir à ce sujet l'article de Jean Garneau intitulé À quoi servent les émotions?)

Si on veut respirer pour bien ressentir, il y a quatre règles à respecter:
  1. respirer lentement (5 à 6 respirations à la minute)
  2. respirer par le nez, si possible
  3. respirer profondément, en gonflant le ventre
  4. faire gonfler le ventre avant la poitrine.
Vous pouvez utiliser cette technique dans les situations suivantes:
  • si vous n'arrivez pas à déceler de sentiment en vous et que vous voulez les découvrir. (Il y a toujours des sentiments qui sont présents en nous!)
  • si vous éprouvez des sentiments vagues et confus et que vous voulez les aider à se préciser.
  • si vous ressentez un sentiment clair et que vous voulez l'aider à prendre toute son intensité.
  • si vous vous sentez angoissé et que vous vous demandez ce que vous repoussez comme préoccupation ou comme sentiment.
Avertissement:

Si, en respirant de cette manière vous avez des étourdissements ou des engourdissements, sachez que ces réactions corporelles sont normales lorsqu'on n'a pas l'habitude d'une telle respiration. Un trop grand apport d'oxygène provoque l'étourdissement. Une respiration trop rapide et insuffisamment profonde amène un engourdissement progressif. C'est un début d'hyperventilation. Ces réactions sont sans danger si vous ne persistez pas à respirer rapidement et peu profondément au moment où elles se manifestent. Vous n'avez donc qu'à revenir à votre respiration habituelle pour que les étourdissements ou les engourdissements cessent.

Une fois ceux-ci disparus, vous pouvez reprendre l'exercice en n'oubliant pas de ne pas prendre plus de 5 à 6 respirations à la minute et de respirer par le ventre. (Il s'agit bien sûr d'une image.)

Nous vous recommandons de prendre l'habitude de respirer de cette façon car elle changera la couleur de votre vie. Pour vous habituer, nous vous encourageons à la pratiquer 4 à 5 fois par jour, durant 3 à 4 minutes. En dehors de ces pratiques, vous pouvez respirez de cette manière lorsque vous vous promenez dans la nature, écoutez de la musique, pratiquez un sport, regardez un film, etc. Demeurez alors sensible à l'effet que cela vous fait de respirer ainsi dans cette situation.

Nous vous souhaitons une expérimentation fructueuse!




La contemplation

Type d'outil: technique
Suggéré par: Ressources en Développement


Utilité

  • Développer votre habileté de centration
  • Devenir de plus en plus capable de s'intérioriser

La technique est simple:

Il vous suffit de prendre un objet qui vous est familier (par exemple: une tasse, une plante...), de vous assoir confortablement devant et de la regarder, de la contempler.

Vous n'avez rien d'autre à faire que de garder votre regard et votre attention sur l'objet, sans chercher à réussir quoi que ce soit. Dès que vous sentez votre esprit s'éloigner de votre objet, ramenez le à votre objet de contemplation.

Au début, il est difficile d'empêcher votre esprit de voyager, de réfléchir... Ce n'est pas grave: ramenez simplement votre attention à votre objet dès que vous constatez qu'elle n'y est plus, aussi souvent que nécessaire.

Plus vous pratiquerez cette technique et plus vous serez habile à le faire. Vous pouvez l'utiliser n'importe où, pouvu qu'il s'agisse d'un endroit raisonnablement tranquille où il n'y a aucun danger à rester ainsi concentré.

Trois minutes suffisent au début. Augmentez progressivement la durée lorsque vous serez plus habitué.

Vous pouvez vous servir de cette forme de contemplation à tout moment, mais elle vous sera particulièrement utile lorsque vous serez 'éparpillé', confus, nerveux, etc. Essayez-le et faites nous connaître les situations pour lesquelles cette technique vous a été utile.




Le grand ménage

Type d'outil: liste d'étapes à suivre
Suggéré par: Ressources en Développement
Origine: Inspiré de "Cleanups" par Ira M. Pasternack
Marketing Tip of the day - Janvier 12, 1998, Tip # 259 (Anglais) http://www.clearlyinternet.com/mtotd.html


Nous avons tous des aspects de notre vie qui sont dans un état de fouillis. Si vous avez des piles de papier sur votre bureau, vous êtes dans le fouillis. Lorsque vous remettez toujours à demain l'un de vos projets, vous ajoutez un dégât à votre fouillis. Lorsque vous tardez à prendre une décision importante, vous nagez encore dans le fouillis.

Un dégât est une situation laissée en suspens. Dans ce cas, consciemment ou non, votre esprit est tenté de compléter ce qui est inachevé. Vous devenez alors préoccupé et vous avez l'impression de manquer d'énergie. Effectivement,chaque dégât ronge une partie de votre énergie.

Comment sortir de ce fouillis ?

Pour sortir du fouillis, il faut terminer ce qui est laissé en suspens. Chaque fois que l'on fait un peu de ménage, on libère de l'énergie emprisonnée. On libère aussi son esprit. Donc, à chaque "dégât" nettoyé on retrouve un peu de concentration et d'énergie !

Si vous soupçonnez que certains aspects de votre vie sont dans un état de fouillis, voici une démarche qui vous permettra de le vérifier. Elle sous aidera également à organiser votre grand ménage pour retrouver votre énergie et votre concentration.

Étape 1: Préparation

Préparez votre feuille "Opération nettoyage" Cette feuille est divisée en 4 sections:

1. Projets non-complétés
2. Projets en attente
3. Tâches à exécuter
4. Habitudes à changer

Si vous préférez, vous pouvez utiliser le modèle que nous avons préparé. Vous le trouverez à http://www.redpsy.com/outils/fouillis1.html

Étape 2: Inventaire du fouillis

Il s'agit maintenant d' identifier un à un tous les dégâts entassés qui forment votre fouillis. Vous classez chaque dégât dans la section appropriée.

1. Projets non-complétés

Inscrivez tous les projets que vous avez démarrés mais que vous n'avez pas complétés. Cela inclut les mini-projets et les méga-projets, à la maison comme au travail.

2. Projets en attente

Inscrivez tous les projets que vous aimeriez voir se réaliser mais pour lesquels vous n'avez posé aucune action. Vous pouvez aussi y inscrire une date où vous êtes certain que vous pourrez débuter ce projet (il est possible que vous sentiez une libération immédiate en inscrivant cette date).

3.Tâches à exécuter

Inscrivez les petites tâches que vous devez faire mais que vous remettez continuellement au lendemain. Exemple: le changement d'huile de votre voiture, la mise à jour votre carnet de chèques, une lettre à un ami, etc.

4. Habitudes à changer

Inscrivez ici les façons d'agir que vous voulez changer dans votre vie (personnelle ou professionnelle), que vous voulez cesser de tolérer. Exemple: Vos heures de travail, l'organisation de vos journées, votre alimentation, un problème avec un ami, etc.

Étape 3: Arrêt "Ressentir"

Maintenant que l'inventaire de votre fouillis est complet, arrêtez-vous et prenez quelques minutes pour bien ressentir l'effet que cet exercice à sur vous jusqu'à maintenant. Vous pouvez inscrire vos réflexions dans votre journal de bord ou simplement à l'endos de votre feuille "Opération nettoyage". Si vous avez de la difficulté à ressentir, l'outil "Respirer pour ressentir" pourrait vous aider.

Étape 4: Classement des dégâts

Tous les dégâts que vous aurez inscrits à l'étape 2 sont ceux qui alimentent votre fouillis. Chacun est une opportunité de faire un peu de ménage. Certains peuvent être nettoyés rapidement et facilement; ce sont les petits dégâts. D'autres sont plus complexes et seront plus difficiles à nettoyer, ce sont les gros dégâts. Identifiez tous les petits dégâts faciles à nettoyer qui se retrouvent dans votre inventaire.
Étape 5: Nettoyage des petits dégâts

Commencez par régler vos petits dégâts immédiatement.

Étape 6: Planification du nettoyage des gros dégâts

Pour les éléments plus complexes, choisissez-en un ou deux et accordez-vous un mois pour les nettoyer. Lorsque ce sera fait, choisissez en deux autres et donnez vous un autre mois pour faire le ménage. Continuez de cette façon jusqu'à ce que votre grand ménage soit complet.

Vous sentirez probablement une différence dès vos premiers efforts pour démêler ce fouillis. Vous vous sentirez plus énergique et vous aurez plus de facilité à vous concentrer.

Faites nous part des effets de votre grand ménage chez vous.




Repérer les noeuds dans mes relations
(1ère partie)

Type d'outil: Exploration de soi
Suggéré par: Michelle Larivey, psychologue


Préambule

Pour réussir l'exercice, il est préférable d'avoir lu le texte intitulé "Le transfert dans les relations".

L'exercice sera mieux réussi également si on répond aux questions par écrit plutôt que mentalement. Le fait d'écrire libère l'esprit lui permettant ainsi d'avoir accès à d'autres données de l'expérience psychique.

Exercice

  1. Identifier toutes les personnes de ma vie (intimes, enfants, parents, amis, relations de travail...) avec lesquelles j'éprouve des difficultés de relation. Faire une colonne par personne, avec le nom de chacune au haut de sa colonne.

  2. Préciser, pour chacune, les principales insatisfactions que j'éprouve avec elle.

  3. Préciser, pour chacune, mes attitudes et mes comportements au sujet de chacune de ces insatisfactions.

  4. Faire ressortir les éléments communs aux différentes personnes, concernant:
    • les insatisfactions que j'éprouve
    • les attitudes que j'adopte généralement
    • les comportements que j'ai

  5. Noter, sur une page distincte, la synthèse qui en ressort.

Cette synthèse ne sera peut-être pas définitive. En tant qu'ébauche, elle permet de devenir plus conscient de ce qui se passe d'important dans ces relations. En s'observant ensuite, au moins dans quelques-unes de ces relations, il sera possible de réajuster le schéma.

Cet exercice pourra être complété après la lecture du deuxième article de cette série: "La source des noeuds"




Repérer les noeuds dans mes relations
(2ième partie)

Type d'outil: Exploration de soi
Suggéré par: Michelle Larivey, psychologue


Préambule

Il est important d'avoir fait la première partie et d'avoir lu "Aux sources du transfert". L'exercice donne de meilleurs résultats s'il est fait par écrit.

Exercice

6.Pour chacune des relations dans lesquelles j'ai des difficultés, identifier le sujet qui me préoccupe. (Tenter de cerner ce qui est en cause pour moi et non pas les agissements de l'autre.)
7. En m'appuyant sur la partie III du texte "Aux sources du transfert", noter ce que je fais dans ces relations qui contribue à la formation ou au durcissement du noeud.

Il est possible que toutes les réponses ne viennent pas du premier coup. Si la qualité de ces relations nous importe, il est utile de conserver cette activité "en chantier" et de faire les ajouts à mesure qu'on les découvre.




"Je suis plus forte que je ne le crois !"

Type d'outil: Technique
Suggéré par: Arlette Xhaard, abonnée à La lettre du Psy
Préparé par: Karène Larocque, psychologue.


Utilité:

  • Pour me donner la force de faire quelque chose lorsque je n'en ai pas le goût et que j'ai l'impression de n'avoir pas le choix.
  • Pour faire face aux moments de découragement.
Description de l'outil:

Parfois, j'ai l'impression d'être obligée d'aller à un endroit à contrecoeur. J'ai peur, je me sens angoissé, il y a des gens à cet endroit que je préfèrerais éviter mais je dois y aller. C'est alors que je me répète la phrase:

"Je suis beaucoup plus forte que je ne le crois!"

Cette petite phrase prend aussi toute sa valeur pour moi lorsque je suis devant un obstacle et que je me sens découragée. Cette phrase me donne momentanément le courage et la force qu'il me faut pour agir même si je m'en sens incapable.




"Ces peurs qui me paralysent"

Type d'outil: Technique
Suggéré par: Karène Larocque, psychologue.


Utilité:

  • Mieux connaître mes peurs
  • Ne plus être paralysé par mes peurs "plus grandes que nature"
Description de l'outil:

"Je ne serai jamais capable !"
"Je ne pourrai jamais réussir !"
... Pour traduire ce type de phrase, je pourrais dire tout simplement: "J'ai peur !"

Dans une telle situation, j'ai envie de faire quelque chose mais je suis paralysé. Un choix se présente alors à moi:

  1. Je le fais = j'ai la possibilité d'être satisfait et le risque d'avoir à affronter quelques inconvénients
  2. Je ne le fais pas = Je ne risque rien et je suis certain de ne pas satisfaire mon besoin
Souvent, j'opte pour cette dernière option sans même prendre le temps de vérifier si le risque qui me paralyse est vraiment dangereux pour moi. C'est la question à se poser ! Il ne s'agit pas de faire fî de mes peurs et de m'occuper d'être satisfait sans tenir compte des risques que je prends. Il s'agit de me poser la question et de faire un choix éclairé.

Comment faire ?

Lorsque je me rends compte que je suis dans cette situation:

  1. Je clarifie ma peur:
    "De quoi j'ai peur ?" "Qu'est-ce que je risque exactement ?"
  2. Je me pose la question: " Et si ces inconvénients se réalisaient comme je l'anticipe, quelles seraient les conséquences ? "
  3. Je fais le choix de:
    a) prendre le risque et agir malgré ma peur parce que les inconvénients et conséquences ne sont finalement pas si dangereux pour moi.
    ou
    b) ne rien faire pour le moment parce que les inconvénients et conséquences sont trop dangereux pour moi.
  4. Selon que j'ai choisi a) ou b)
    a) Je savoure le plaisir d'avoir dépassé mes peurs
    b) Je savoure le plaisir de m'être respecté





"Recevoir les compliments"

Type d'outil: Exercice pour s'assumer
Suggéré par: Michelle Larivey, psychologue


Les compliments peuvent nous servir à nous assumer comme personne. Or s'assumer dans tout ce qu'on est, est le genre de maturation à laquelle, comme humains, nous aspirons instinctivement. Tout le travail de développement psychique que nous faisons sur nous-même, qu'il soit fait volontairement ou involontairement, nous conduit systématiquement, à

  • porter davantage ce que nous vivons
  • porter davantage ce que nous sommes
  • actualiser notre potentiel
  • porter la responsabilité de notre vie et de notre satisfaction dans notre vie.
Dans la mesure où un compliment revêt une importance pour moi, le recevoir réellement me permettra de m'assumer. L'exercice qui suit propose une manière concrète de se servir du compliment à cette fin. L'exercice porte sur le compliment qui a de l'importance à mes yeux. L'importance peut être liée au 'sujet' du compliment ou à la 'personne' que me le fait.

Exercice

  1. Me laisser atteindre et constater l'effet que le compliment a sur moi. (Il s'agit de tourner mon attention vers mon intérieur, respirer normalement mais profondément et prendre conscience de ce qui se passe en moi.)

  2. Identifier le ou les sentiments qui émergent.

  3. Ressentir à fond la ou les émotions émergées.

  4. Laisser paraître l'émotion telle quelle (dans son intensité exacte) devant la personne qui m'a adressé ce compliment et devant les autres personnes présentes, s'il y a lieu.

    " M'assumer c'est, entre autres, porter mon émotion en interaction avec d'autres
    lorsque cette émotion surgit en contact avec l'autre.
    "

    Du point de vue du processus émotionnel, il y a eu 'émergence' et 'immersion' de sentiment(s).

    Il est possible que les autres phases du processus se fassent rapidement ('développement' et 'prise de signification'). Si oui, je comprendrai l'importance de ce compliment ou du fait qu'il provienne de cette personne.

    Je pourrai alors, si je le veux, communiquer cet 'insight' (prise de signification) à celui qui m'a fait le compliment. Cette expression sera fertile en émotions pour moi (et peut-être aussi pour mon interlocuteur). Elle sera valable (me permettant de m'assumer) dans la mesure où je laisserai place à ces émotions en m'exprimant.

    M'assumer, c'est aussi porter devant témoin, l'importance de ce que je vis.

  5. Une fois l'expression complétée, prendre soin d'identifier l'effet qu'elle a eu sur moi et ressentir la nouvelle émotion qui surgit.
Donnez-moi des nouvelles de cette activité. Écrivez-moi si elle vous pose problème.




Test: "Inventaire de ses symptômes de stress"

Type d'outil: Exploration de soi
Auteurs: Jacques Lafleur, psychologue et Robert Béliveau, médecin


Le questionnaire permet d'augmenter sa sensibilité à son niveau de stress. Il comprend des questions sur les dimensions physiques et psychologiques: tensions musculaires et autres symptômes physiques; symptômes émotionnels, intellectuel, comportementaux et relationnels; symptômes au plan de la perception et de la motivation.

Les auteurs fournissent les consignes pour interpréter ses résultats. Ils recommandent la passation régulière du test pour demeurer conscient de son niveau de stress.

Pour accéder au test, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur le sujet, voyez l'article "Le stress: causes et solutions" de Jean Garneau.




Test: " Comment je gère mon stress "

Type d'outil: Exploration de soi
Auteur: Jean Garneau


Cet outil fait suite à un article intitulé "Le stress: causes et solutions". Il s'inspire de la conception présentée par Jean Garneau dans cet article pour donner une façon d'évaluer rapidement l'adéquacité de nos méthodes de gestion de notre stress.

Cet outil n'est pas un test scientifique. Il s'agit simplement d'un instrument dont on peut se servir pour réfléchir sur ses moyens habituels de gestion du stress et sur les améliorations qu'on pourrait y apporter. Si votre situation est sérieuse, n'hésitez pas à consulter un professionnel de la santé mentale.

Pour évaluer dans quelle mesure votre situation comporte des risques de stress, vous pouvez aussi consulter un autre outil: "L'inventaire de ses symptômes de stress."

Pour accéder au test, cliquez ici.




Je décide

Type d'outil: Exploration de soi
Suggéré par: Ressources en Développement


Utilité

  • Devenir plus sensible au pouvoir que nous abandonnons en dissimulant notre responsabilité.
  • Récupérer une partie de ce pouvoir.
Description de l'outil

Souvent, nous dissimulons notre responsabilité par la façon dont nous parlons de ce que nous faisons. Nous laissons croire aux autres et à nous-mêmes que nos actes et nos opinions ne dépendent pas vraiment de nous. Nous dissimulons le fait que nous avons fait un choix dont nous sommes responsables en prétendant que nous n'avons pas réellement le choix. Nous disons, par exemple:

Camouflage Au lieu de Responsable
"J'ai besoin..." au lieu de "Je veux..."
"Il faut..." au lieu de "Je décide..."
"Je ne peux pas..." au lieu de "Je ne veux pas..."
"Il est évident que..." au lieu de "Je pense que..."
"J'ai pas le choix..." au lieu de "Je choisis..."

Etc. (Vous pouvez ajouter vos méthodes préférées.)

Lorsque nous utilisons ces formes d'expression, nous croyons généralement faire une bonne affaire. Ça nous permet d'agir comme nous le voulons tout en laissant croire que nous ne sommes pas vraiment responsables. Ce n'est pas notre choix, c'est une nécessité, un cas de force majeure.

Par exemple, "J'ai besoin que tu ..." commence généralement une phrase qui vise à créer pour l'autre une sorte d'obligation. Après tout, un besoin est une chose relativement vitale à laquelle il ne peut être approprié de s'objecter. Ce n'est pas comme une préférence ou un caprice! Ce n'est pas de ma faute si j'ai des besoins et il n'est pas légitime de refuser d'y répondre.

Mais en utilisant ce truc, nous perdons souvent quelque chose de bien plus important: c'est notre pouvoir personnel que nous abandonnons en nous cachant derrière de prétendues nécessités impérieuses. Nous faisons disparaître notre liberté, notre volonté et notre pouvoir derrière une soi- disant nécessité. Et au bout du compte, nous en venons à nous sentir à la merci des obligations et des événements, sans voir que nous avons d'autres options et sans réaliser que nous avons effectivement exercé notre liberté.

Cet exercice peut aider à devenir plus sensible au pouvoir que nous abandonnons ainsi. Il peut même servir à en récupérer une partie.

Comment faire ?

  1. Choisissez (dans la liste ci-dessus) le style de "camouflage" que vous utilisez le plus souvent. (Vous pouvez ajouter une autre expression à la liste si nécessaire.)

  2. Utilisez plusieurs exemples pour explorer (par écrit) les effets de la traduction. Vous écrivez d'abord une phrase- camouflage, puis vous écrivez la même chose sous la forme d'une phrase responsable.

    Exemple: "Je ne peux pas te rendre ce service." (Camouflage) "Je n'ai pas l'intention de (ou je ne veux pas) faire ça pour toi." (Responsable)

  3. Dites à haute voix chacune de ces phrases, en imaginant que la personne est présente. Prenez le temps, après avoir dit chacune, de constater comment vous vous sentez et de vérifier s'il y a une différence entre l'effet que vous font les deux versions.

  4. Pendant quelques jours, essayez de remarquer les moments où vous utilisez des phrases-camouflage. Remplacez-les par des phrases responsables si vous le désirez.

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